
Le propos d'aujourd'hui est inaugural, quelque peu solennel. Et je préviens le visiteur : comme l'indique son titre, cette chronique aura une suite. Il se peut même – son objet le justifie – que l'entreprise prenne assez vite l'allure d'un feuilleton, tant la matière abonde, tant elle est, à ce jour et sur le médium Internet, à proprement parler inédite. De sorte que, dérogeant à la règle implicite de la blogosphère, je serai bien en peine de placer dans cette chronique un lien efficace (si ce n'est celui qui, à la ligne précédente, me dédouane du soupçon d'avoir créé, par e-dandisme, ce néologisme) qui renvoie l'internaute vers quelque site, instructif ou édifiant, et lui permettre ainsi de prendre une petite avance sur la livraison suivante.
D'ailleurs, après avoir scanné ce portrait de l'homme, j'ai ressenti une brève bouffée de découragement (le grand in-quarto dans lequel il figure en frontispice est lourd, il m'a fallu prendre mille précautions pour asseoir le premier plat de couverture et les trois premiers feuillets intérieurs sur la vitre sans que la masse des 696 autres pages et du reste de la reliure n'entraîne l'ensemble – il m'a fallu déplacer plusieurs dossiers qui encombraient mon bureau pour y parvenir) : je ne saurais m'en tenir aux arrière-pensées de ce visage, je me trouve comme au pied du mur.
Après avoir replacé, provisoirement, le volume auprès des trois suivants (l'œuvre elle-même présente la singularité d'avoir été livrée en cahiers périodiques, puis reliée en quatre forts volumes), j'ai résolu de m'acquitter, pour aujourd'hui, d'une dette initiale à l'égard d'Armel Louis, libraire en région parisienne et lexicographe, à qui je dois de connaître l'homme que voici.
Un bref repentir toutefois (j'ai parfois tendance à forcer un peu le trait pour m'assurer d'être entendu dans le bruit ambiant, de même que je surdose toujours légèrement la prise de médicaments) : je viens d'apprendre grâce à Google que l'enfant terrible d'Issoudin [un site consacré à la généalogie en Bas-Berry] n'est pas si oublié que ça puisqu'une rue porte son nom à La Courneuve.


Dominique Autié
Dominique Autié
Quand le labeur
de vos journées
et les lectures
de vos nuits
vous tendent un seul
et même miroir
qui est l’écran
de votre ordinateur,
il y a urgence
à créer votre blog :
grâce au premier internaute
qui vous rend visite,
le cercle
cesse d’être vicieux.
Dominique Autié
Dominique Autié
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