Résumé : l'auteur de ce blog se justifie auprès de ses lecteurs réguliers du fait qu'à partir de cette date, et jusqu'en octobre, il ne mettra plus en ligne que trois chroniques par le semaine, le lundi, le mercredi et le vendredi.
Mots clefs : blog, heure d'été, caciques, chronobiologie, rythmes circadiens, langue.
Chaque matin, depuis l'ouverture de ce blog fin octobre – soit cinq mois pleins –, je mets en ligne une chronique, aussitôt levé. Je crois n'avoir failli que très peu à cette discipline, dans des circonstances qui le justifiaient (mais j'ai retourné comme un gant ces circonstances mêmes).
Cette assiduité est rendue possible que par une ruse avec le temps de l'horloge : il se trouve – et ce n'est pas un hasard – que j'ai engagé le projet de ce blog à quelques jours du passage à l'heure d'hiver. Or, depuis de très nombreuses années, je me tiens à une règle de vie immuable, qui consiste à ne pas modifier, en octobre et en mars, l'affichage de l'heure dans la pièce où je dors. Au soleil, je me lève donc toujours à la même heure. Toutefois, comme chaque année, je perds à partir d'aujourd'hui, et jusqu'à l'automne, une heure précieuse, à l'aube, que je consacrais principalement ces derniers mois à écrire les chroniques publiées ici même.
Disposer de quatre heures de silence et de concentration, tôt le matin, parce qu'on habite sur son lieu de travail, est une chance. Déjouer les absurdités administratives (a-t-on bien mesuré le ridicule du cacique qui s'en prend au mouvement apparent du soleil et règle l'heure de nos montres !) constitue, à une modeste mais efficace mesure, un acte de rébellion. Enfin, éprouver de façon si nette, dans l'organisation même de son temps, les lois indubitables de la chronobiologie est une méthode comme une autre pour ne pas perdre de vue que nos existences restent réglées par le cours des planètes : une partie de l'année, j'écris tôt le matin, l'autre je lis tard le soir. Je m'efforce de rapporter ainsi, de façon sensible, le cours annuel des saisons aux rythmes circadiens de la langue.
Voilà, en termes aussi précis que possible, les raisons pour lesquelles, à partir d'aujourd'hui, le blog cessera d'être nourri chaque matin d'un post nouveau. Je m'en tiendrai à trois chroniques hebdomadaires, mises en ligne le lundi, le mercredi et le vendredi entre 6 h et 6 h 30 – heure impassible de mon lever les jours ouvrés (mais on le sait, jusqu'à cette notion, qui est de pure convention, peut faire l'objet d'aménagements de gré à gré conclus avec soi-même).
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Dominique Autié
Dominique Autié
Quand le labeur
de vos journées
et les lectures
de vos nuits
vous tendent un seul
et même miroir
qui est l’écran
de votre ordinateur,
il y a urgence
à créer votre blog :
grâce au premier internaute
qui vous rend visite,
le cercle
cesse d’être vicieux.
Dominique Autié
Dominique Autié
Dominique Autié
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