blog dominique autie

 

Samedi 1 avril 2006

12: 37

 

Laisser cette page ouverte pour une lecture continue des sept chapitres de ce texte,
qui s'ouvriront dans de nouvelles fenêtres à partir des liens
posés dans le titre des chapitres et à la fin de chaque extrait (premières lignes du chapitre).

 

Mais qu'est-ce qu'on va devenir ?
L'explosion de l'usine AZF à Toulouse
Journal de l'automne 2001
le 21 septembre 2001
par Dominique Autié
La mort de ma mère le lendemain de l'explosion de l'usine AZF à Toulouse
La mort de ma mère le lendemain de l'explosion de l'usine AZF à Toulouse
Sommaire électronique

 

 

Quand quelques larmes tombent
dans le sang, tout devient rose.

blanc
Stanislaw Jerzy Lec.

 

 

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*

 

1 – Liminaire

Nul, de nos jours, n'oserait plus formuler même en son for intérieur certaines de ces petites phrases qui ont scandé la nuit des temps. Le lexique et la syntaxe de l’époque ont muselé la dimension hautement morale, et au delà civique, c’est-à-dire contraignante, du lieu commun pour y substituer ses circonlocutions conviviales, sapé l’introspection silencieuse au bénéfice des cellules d’urgence médicopsychologique et des groupes de parole. (Lire la suite…)

 

2 – Abstract

Sa mort m’a toujours paru improbable. J’avais, en conséquence, admis d’envisager la mienne. J’y répugne toutefois, depuis qu’en 1985 j’ai cessé de boire pour me détruire. Elle le comprit. Il lui fallut dix ans pour s’y résigner. Dès lors, elle mit en cause son propre pronostic vital : la cirrhose médicamenteuse qu’elle déduisit d’une hépatite C muta en cancer primitif du foie ; ce triple syndrome hépatique défia pendant sept ans les thérapeutiques expérimentales au-devant desquelles elle se porta volontaire. Expiation massive de la dipsomanie de son fils, le seul qui lui restât : le second, dont elle apprit de moi, post mortem, qu’il était homosexuel, a été rappelé à Dieu sous mes fenêtres par une locomotive haut le pied, un soir de l’hiver 1978, en traversant l’un des derniers passages à niveau de la banlieue parisienne. (Lire la suite…)

 

3 – Le journal parlé

Jusqu’à ce que mon frère et moi ayons quitté l’appartement familial (ce qui, malgré les cinq années qui nous séparaient, intervint, je crois, presque en même temps), mes parents refusèrent d’acheter un récepteur de télévision. En revanche, leur assiduité aux programmes du Poste parisien et de Radio Luxembourg me valut d’être enveloppé, durant toute l’enfance, par un imaginaire sonore composite mais puissant : la Petite Musique de nuit de Mozart servait, chaque après-midi, d’indicatif à une émission au titre extravagant de Passe-temps des dames et des demoiselles. (Lire la suite…)

 

4 – Piercing

J’éprouvais depuis bientôt deux ans des troubles de la marche. Quelques centaines de mètres suffisaient, certains jours, à ce que la jambe gauche fût prise de fourmillements, la hanche d’une crampe diffuse, et à ce qu’un peu plus loin le membre me refusât son appui si je devais compter sur lui pour aborder un trottoir ou une marche d’escalier. (Lire la suite…)

 

5 – Réveiller les morts

Dès le jeudi, dans la journée, je me mets en rapport avec le service de réanimation de l’hôpital Ambroise-Paré de Boulogne, Hauts-de-Seine. « Je vous téléphone de l’hôpital de Rangueil, où je séjourne moi-même pour une intervention bénigne. Comment va ma mère ? » Les voix sont paisibles. On me dresse un bref bilan : état comateux. Je peux téléphoner quand je veux. Même la nuit. Oui, si je peux venir en fin de semaine, ce sera bien. (Lire la suite…)

 

6 – L'odeur de la sainteté

J’ai quitté l’hôpital dans la voiture d’une jeune femme médecin qui redescend en ville pour tenter d’aller prendre sa gamine à l’école : une heure et demie de bouchon, dans une voiture aux vitres fermées par crainte du fameux nuage. Dans les faubourgs, je vois un type d’environ trente ans qui marche à grands pas, le groin muselé dans un masque à gaz de la Grande Guerre, sérieux comme un poilu. (Lire la suite…)

 

7 – L'ordre du monde

Déblayer les décombres de ce mois de septembre et engager le travail de deuil. Je voudrais savoir à quoi m’en tenir quant à l’analgésie étrange qui concerne plus encore que la mort de ma mère : le temps lui-même. (Lire la suite…)

 

 

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Dominique Autié
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Quand le labeur
de vos journées
et les lectures
de vos nuits
vous tendent un seul
et même miroir
qui est l’écran
de votre ordinateur,
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à créer votre blog :
grâce au premier internaute
qui vous rend visite,
le cercle
cesse d’être vicieux.

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