blog dominique autie

 

Mercredi 12 juillet 2006

07: 32

L'ordinaire et le propre des livresPetite philocalie
blanc_mince

 

22 – Tu puer æternus [1]

par Olivier Bruley

 

the_pillow_book

 

 

Comme, sans doute, pour beaucoup de gens de mon âge et, plus sûrement encore, pour beaucoup de jeunes gens des générations à venir [2], mes premiers livres (j’entends ceux que je lus à “l’âge libre”, c’est-à-dire à l’époque où mon esprit s’écartait de la direction que lui avaient donnée mes parents [3]) furent des livres de poche. Pourtant, malgré leur nom, je n’en mis jamais, je crois bien, dans aucune des poches de mes vêtements. Mais il y avait dans ma classe, quand j’étais en hypokhâgne, un garçon qui, tous les jours, ne manquait jamais d’arborer à la poche arrière droite de son pantalon, l’un de ces fameux petits livres. C’étaient cependant toujours les plus gros de ces volumes que le garçon accolait à son fondement. Ils étaient d’ailleurs plusieurs élèves à se moquer gentiment de son impressionnante capacité de lecture (réelle ou feinte) : car le lundi, c’était Critique de la raison pure, le mardi quelque roman de Dostoïevski, le mercredi Les Illusions perdues, et ainsi de suite jusqu’au lundi suivant. Mais moi, pendant que mes camarades se moquaient, je rêvais. J’observais le garçon appuyé contre un mur de la cour et, quand il sortait enfin le livre de sa poche, je me disais que, si je le lui prenais des mains, je pourrais sentir sous mes doigts la chaleur de son corps. Pour moi, la chaleur des livres, ce fut d’abord celle qu’un garçon avait lentement diffusée de son corps à celui d’un livre.

*

La manie de porter des livres dans ses vêtements et contre son corps même, n’est, semble-t-il, pas nouvelle. Mon professeur de philosophie, toujours lorsque j’étais en hypokhâgne, avait attiré l’attention de la classe sur le fait que, sans doute, au début du Phèdre, ce n’était pas seulement le discours de Lysias que Socrate s’était attendu à voir sortir de la tunique du jeune homme éponyme. En demandant à celui-ci ce qu’il tenait dans sa main gauche, il aurait espéré que ce fût aussi bien un phallus qu’un rouleau. Et de fait, tout le passage semble être à double entente : l’abattage de Socrate (qui « sort le grand jeu », tout de même !) et les manières que fait Phèdre (il aime être apparemment beaucoup désiré) ne sont pas sans évoquer un beau moment de drague ! Aurait-on le Phèdre s’il n’y avait eu d’abord, pour inspirer aux philosophes les débuts de leurs dialogues, cette forme un peu triviale de beauté : une équivoque protubérance sous la tunique d’un garçon ?

*

Décidément oui : « devant chaque livre : Ceci est mon corps » [4].

*

Mais aussi : les garçons sont des livres [5].

*

Peter Greenaway, dans The Pillow Book, filme une jeune femme calligraphe écrivant sur le corps de son petit ami [6]. Le jeune homme étant également l’amant d’un éditeur, la femme calligraphe imagine d’écrire sur lui les chapitres d’un livre qu’elle voudrait voir publié. C’est donc recouvert de l’écriture de sa maîtresse que le garçon-livre s’en va rendre visite à son amant, lequel est ainsi doublement séduit : et par le texte de l’une et par le corps de l’autre. À la fin du film, l’étrange messager se suicide. Avant de le mettre en terre, la jeune calligraphe écrit sur le cadavre le dernier chapitre de son livre. Plus tard, l’éditeur fait déterrer le corps, le dépèce et traite la peau de façon à obtenir le parchemin d’un livre qu’il fabrique de ses mains. Le garçon est physiquement devenu livre. Alors, l’éditeur peut lire, mais aussi lécher et frotter contre sa propre peau ce livre si tragiquement fait pour l’oreiller.

*

Dans Mémoires d’Hadrien, à côté du prince, c’est un des plus beaux garçons de tous les temps que Marguerite Yourcenar ramène à la vie. (La statuaire témoigne de cette beauté. Il y eut des statues d’Antinoüs dans tout le monde antique et on les retrouve aujourd’hui dans les musées du monde entier.) Que le jeune Bithynien, après tant de siècles, semble vivant ! « Sa présence était extraordinairement silencieuse », écrit Hadrien [7]. On croirait que c’est d’un livre qu’il parle, dont la présence est toujours extraordinairement silencieuse, ou dont le silence est toujours extraordinairement présent, si l’on préfère, parce que c’est un silence qui parle, et qui ne cesse jamais de parler. Il y a autant de vie dans un livre qu’on ouvre et dont on tourne les pages que dans les yeux clignant du garçon le plus aimé : ils brillent incessamment devant le monde. J’entends souvent dire que les yeux sont les fenêtres de l’âme, mais on pourrait aussi bien dire qu’ils sont les fenêtres du monde. Car il semble que ce ne soit pas toujours, comme on croit, la lumière qui entre dans les yeux d’un garçon, grâce à quoi leur couleur est si belle : mais parfois, tel garçon devient si nécessaire qu’il paraît alors évident que c’est bien plutôt son regard qui illumine le monde. De même, tel livre indispensable fait la lumière sur les choses et les êtres qui nous entourent.

*

(Quand Hadrien jette la pourpre impériale sur les épaules d’Antinoüs, parce qu’il lui plaît, dit-il, « d’obliger [s]on bonheur, [s]a fortune, ces entités incertaines et vagues, à s’incarner dans cette forme si terrestre, à acquérir la chaleur et le poids rassurant de la chair » [8], son mouvement n’est pas différent de celui de l’écrivain qui doit prendre la plume pour donner corps dans un livre à ce qui, sans doute, lui échapperait autrement. Oui, les garçons sont des livres. On peut lire dans leurs yeux (sans hélas jamais percer tout à fait leurs secrets), on peut aussi le faire dans leurs mains : et lorsque Polémon veut lire dans sa paume l’avenir d’Antinoüs, qui a décidé secrètement de mettre fin à ses jours : « L’enfant la retira, la referma, d’un geste doux, et presque pudique. Il tenait à garder le secret de son jeu, et celui de sa fin. » [9])

*

Mais je m’avise que je parlais peut-être un peu vite en disant que Marguerite Yourcenar avait ramené à la vie Antinoüs. « Comme si la trace d’un être était la même chose que sa présence », dit Hadrien [10], et dans tout « Sæculum Aureum », de fait, l’empereur ne cesse d’écrire sur la vie d’un mort. « Tout livre est une inscription sur une tombe. Il dit ci gît, ici demeure, ici n’est pas – et je le comprends. [11] » Mais les morts sont peut-être encore de la vie, en cela qu’ils sont le terreau des vivants, sur lequel poussent les humains. Tant d’hommes ont vécu et sont retournés à l’humus, depuis l’origine, que nous marchons partout sur eux : ils nous portent littéralement. Les livres ne vivent qu’à condition que nos yeux les parcourent fiévreusement. Il faut que nous les regardions avec désir (et c’est parce qu’Antinoüs éveille le désir du lecteur qu’il est encore de la vie), il faut que nous les touchions, que nous gardions à l’esprit qu’ils sont là. Nous devons leur consacrer régulièrement de notre temps, ainsi qu’à nos tombes, qu’on doit entretenir comme le souvenir. Nos yeux, comme le souffle divin, animent les livres. En échange, les livres peuvent nous augmenter, de même que le sacrifice d’Antinoüs doit allonger la vie d’Hadrien [12]. Les livres sont de la vie qui s’ajoute à la nôtre.

*

Le professeur de philosophie dont je parlais fut renvoyé du lycée à la fin de l’année où j’eus à suivre ses cours. Plusieurs malheurs s’étant abattus sur lui, il était devenu alcoolique et faisait sa leçon en fumant cigarettes après cigarettes, la canette de bière à la main. Lorsqu’il organisait des devoirs sur table, il allait attendre dans le bar le plus proche que la classe ait fini de composer. Quoique encore excellent professeur selon moi, il était sans aucun doute un fort mauvais exemple pour la jeunesse. Il avait semé la discorde au sein de la classe : beaucoup d’élèves étaient si scandalisés par son invraisemblable laisser-aller qu’ils choisirent de le boycotter ; quelques-uns au contraire s’étaient pris d’excessive passion pour ce semblant de Socrate, lequel, pourtant, contrairement aux silènes qu’évoque Alcibiade [13], ne recelait sans doute plus rien au fond de lui. On le chassa. Par la suite, je l’ai croisé quelquefois dans les rues de Bordeaux. Il avait l’air d’un clochard. La rumeur disait qu’il en était réduit à vendre sa bibliothèque, peu à peu, pour survivre. Quant à moi, je me disais que, si mon ancien professeur de philosophie vendait ses livres, c’était au contraire parce qu’il avait renoncé à vivre et qu’il était déjà entré dans la mort. Souvent, quand j’étais son élève, je l’avais entendu dire qu’il n’avait plus besoin de s’alimenter : le houblon de la bière était sa seule nourriture. En se séparant de sa bibliothèque, il cessait de se nourrir l’esprit. Son effondrement physique et moral correspondit à celui de sa bibliothèque. Il n’y a là rien d’étonnant, puisqu’une bibliothèque est un autre corps [14], dans lequel on met beaucoup de son esprit, à la fois parce qu’on en est le concepteur et parce qu’on y vient exercer sa pensée. Démanteler sa bibliothèque, cela revient à se démembrer soi-même. Vendre ses livres, c’est vendre son âme. C’est aussi rendre l’âme.

*

J’imagine que mon professeur de philosophie est mort, aujourd’hui, et sa bibliothèque dispersée. (Autant dire que sa demeure est rasée et son corps jeté aux quatre vents !) L’Hadrien de Marguerite Yourcenar fait enterrer le cadavre embaumé d’Antinoüs dans la Vallée des Rois, comme un Pharaon. Qui sait s’il ne s’agit pas là d’une géniale intuition ? Peut-être finira-t-on par retrouver un jour, par hasard, la dépouille du garçon, comme on retrouva en 1947 les manuscrits de la mer Morte. Alors on aura sous les yeux le texte original d’une des plus belles pages de l’histoire de l’art et l’on pourra toucher de nouveau le corps sur lequel se posèrent si souvent les lèvres d’Hadrien. L’empereur, par son absence même, sera de nouveau présent, comme Antinoüs était présent dans la voix d’Hadrien par son silence (cf. note 7). Le vide qu’il y aura autour de la momie sera une trace d’Hadrien, puisque, vivant, celui-ci l’avait occupé, se coulant dans le jeune corps comme en un moule.

*

Imaginons. Plutôt que d’être enterré ou livré aux flammes, à ma mort, j’aimerais mieux être transformé en livre, comme dans The Pillow Book. Ma bibliothèque deviendrait ma sépulture [15]. Tous les amateurs de livres prendraient les mêmes dispositions, faisant copier ou imprimer sur leurs peaux devenues parchemin, qui son livre préféré, qui son anthologie personnelle. Moi, ce serait le catalogue de ma bibliothèque. La condition de cette nouvelle manière de traiter les morts serait bien sûr que les familles conservent les livres de leurs disparus (mais il faudrait alors que les familles se conservent elles-mêmes, ce qui devient rare, il me semble…). Des lieux pourraient être créés pour recevoir les bibliothèques privées devenues sépultures. Ils seraient ouverts à un public choisi, qui viendrait se recueillir par la lecture. Je crois que je ne me donnerais à lire qu’à des garçons, sortes de prêtres attachés à mon culte. Ils seraient chargés de m’habiter par leur lecture, de me donner leur propre chaleur, leur vie, pour que je demeure, entre leurs mains et sous leurs yeux, un éternel garçon.

 

© Olivier Bruley.

 

Le blogue d'Olivier Bruley : Un Jardin d'Adonis

 

[1] Ovide, Métamorphoses, IV, 18. C’est du dieu Liber (autre nom de Bacchus) qu’il est alors question. Mais liber, c’est aussi le nom du livre en latin.
[2] À moins que, dans le futur, tous les livres soient numérisés. Alors, la chaleur des livres, ce sera l’électricité des écrans sur lesquels nous lirons. Déjà, l’ordinateur portable grâce auquel j’écris ces lignes me brûle souvent les cuisses et, qui sait, me rend stérile, s’il est vrai, comme on entend parfois dire aux journalistes médicaux, que les testicules cessent de produire les spermatozoïdes s’ils sont exposés à des températures trop élevées. Un jour, peut-être, on se brûlera les yeux à force de lire.
[3] La liberté dont je parle vient assez tôt, quand on est encore un puer. C’est la liberté des pensées, de l’esprit, acquise avec les mots, bien avant toutes les libertés qu’on obtient à la majorité. Déjà, le garçon est libre, liber, et c’est dans un livre, liber, qu’il peut trouver le plus d’occasions d’exercer sa liberté. Sur l’heureuse homophonie de liber « livre » et liber « libre », cf. note 5.
[4] « Le linge c’est de la chair, or le papier c’est du linge, donc le papier c’est de la chair. Devant chaque livre : Ceci est mon corps. » Dominique Autié, L’ordinaire et le propre des livres, « 1 – Du papier ».
[5] L’homophonie de livre et de libre en latin, du moins au nominatif (mais c’est précisément le cas du sujet et de ses attributs), le suggère. Puisque le garçon (puer) est libre, alors le garçon est un livre (il s’écrit d’ailleurs tout seul, affranchi qu’il est du seul style de ses parents). Déjà, Horace faisait ce rapprochement, mais dans l’autre sens : c’était son livre qu’il comparait à un garçon impatient de quitter la maison (Épîtres, 1, 20). Notons qu’avant d’exposer les livres à la vente, les anciens les “ébarbaient” : à l’aide d’une pierre ponce, ils polissaient les extrémités du nouveau rouleau. C’était, en quelque sorte, le massicotage de l’époque. De même, les adolescents coupaient leur première barbe quelques jours après leur prise de toge virile. La toge virile (qu’Ovide appelle toga libera (Fastes, 3, 771) ou uestis libera (Fastes, 3, 777)), était généralement revêtue lors des Liberalia, les fêtes en l’honneur du dieu Liber.
[6] On entend dire à Sei Shônagon, que la jeune calligraphe s’est donné pour modèle (je cite de mémoire) : « L’odeur du papier blanc est comme la senteur de la peau d’un nouvel amant. ». Je n’ai pas souvenir que cette remarque figure réellement dans les notes de Sei Shônagon. Certains indices suggèrent qu’elle a été inventée par Greenaway pour les besoins de son film. Il faudrait néanmoins vérifier.
[7] Marguerite Yourcenar, Mémoires d’Hadrien, in Œuvres romanesques, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, p. 405. Le silence d’Antinoüs est d’autant plus frappant qu’il est à l’intérieur même de la voix d’Hadrien (qu’on entend seule, dans ces mémoires). Chaque pause entre les phrases du prince, chaque ponctuation, chaque blanc entre les mots, c’est Antinoüs qui se tait. Et c’est par son silence, par ce qu’il ne dit pas, son secret (la grande réalisation de sa courte vie, le projet du suicide que, jusqu’au bout, Hadrien ne devine pas, ni même ne soupçonne), qu’Antinoüs est si présent, qu’il existe. « Aucune caresse ne va jusqu’à l’âme » (p. 438). Ce silence, ce secret, c’est ce qui anime le garçon, c’est son insaisissable pouls : aucune main ne peut le prendre, que la sienne. Le mystère de l’être aimé, son incompréhensible présence, échappe entièrement à l’amoureux : c’est de l’absence.
[8] Ibid., p. 418.
[9] Ibid., p. 429.
[10] Ibid., p. 449.
[11] Renaud Camus, Du sens, P.O.L., 2002, p. 147.
[12] « […] la mort pouvait devenir une dernière forme de service, un dernier don, et le seul qui restât. » Op. cit., p. 429.
[13] Platon, Banquet, 215a.
[14] On pourrait dire aussi que la bibliothèque est la véritable demeure de celui qui l’élève. Il y a, dans un lotissement que je connais bien, un de ces pavillons sans âme, identique à tous les pavillons voisins, uniquement fait de camelote. Mais à l’étage, derrière la fenêtre, on voit que les murs sont recouverts de livres, dont on reconnaît la chaleur particulière que donne le papier cristal. Je me dis que les rayonnages sont les véritables murs de cette maison sans âge (j’entends par là : qui n’existe que maintenant et ne se transmettra sans doute jamais). Les familles ne sont plus attachées à la maison ni à la terre de leurs ancêtres. On peut même changer de demeure plusieurs fois dans une vie. Les livres sont nos seules vieilles pierres. On transporte avec soi sa bibliothèque comme Énée ses pénates, ou comme ces Japonais tellement pauvres qu’ils ne possédaient, pour toute terre, qu’un bonsaï.
[15] Dans The Pillow Book, une fois que la jeune calligraphe a repris possession du livre-corps de son amant, elle ne le range pas dans les rayonnages de sa bibliothèque, mais l’enterre sous un bonsaï, qu’elle arrose ensuite. Ce geste m’évoque le symbolisme complexe des jardins d’Adonis, qui me tient particulièrement à cœur. Rappelons qu’il y a une certaine parenté entre Adonis et le dieu Osiris, qui avait été dépecé et démembré par son frère Seth.

The Pillow Book, de Peter Greenaway, 1996 ; photo extraite du film.

 

 

1 – Du papier 2 – De la typographie 3 – Du fil 4 – Du cristal
5 – De quelques exemplaires non tant rares que précieux
6 – Coups et blessures 7 – Les livres scolaires de Jean Henri Fabre
8 – Notes à l'encre 9 – De quelques feuillets glissés dans les livres
10 – Ceci n'est pas un coupe-papier 11 – Grands fonds (Payot)
12 – Un prêté n'est jamais un rendu 13 – Lignes courbes, faux carrés
14 – Chaleur des livres 15 – Les bibliophiles ont une âme
16 – Plis, remplis, replis 17 – De la serpente 18 – Nus de l'Inde
19 – Visite aux livres (Georges de Lucenay, libraire d'ancien)
20 – Livres d'angles 21 – Livres reliés
22 – Tu puer æternus par Olivier Bruley

 

 

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