blog dominique autie

 

Mardi 28 novembre 2006

05: 05

 

François de Roubaix
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Rencontre de Gilles Loison

 

 

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Zoom sur la photographie – Cliquez ici.
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Pour découvrir le volume François de Roubaix, charmeur d'émotions, cliquez ici.

 

À propos de François de Roubaix, charmeur d'émotions,
par Gilles Loison et Laurent Dubois aux éditions Chapitre douze.

 

 

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En juin 2005, j'ai publié ici une page consacrée au musicien et compositeur François de Roubaix. Elle reste l'une des plus consultées de ce blog et je m'en réjouis : surtout lorsqu'elle attire les amis du compositeur, tel Gilles Loison, coauteur d'une impressionnante publication multimédia (au sens strict du terme, associant un livre, un CD, un DVD, le texte et l'image) consacrée au musicien. Je remercie Gilles Loison d'avoir songé à signaler aux lecteurs de ce blog la parution de son travail et d'avoir bien voulu se prêter au jeu du bref entretien que voici.

 

Dominique Autié : Comment avez-vous été conduit à vous intéresser à l’œuvre de François de Roubaix ?

Gilles Loison : Au moment de l’adolescence, je me suis pris de passion pour le cinéma et la télévision et, notamment, pour tout ce qui se passe derrière l’écran. J’ai développé un intérêt particulier pour le doublage et la musique de film. Avec l’aide d’un magnétophone, j’ai commencé à constituer une anthologie en enregistrant la bande sonore des films qui étaient diffusés à la télévision. Je complétais cette sonothèque par l’acquisition de disques et d’ouvrages consacrés au sujet et écoutais les programmes produits pour France Musique par Alain Lacombe, le spécialiste français du domaine, à l’époque. Très vite, dans cette production internationale s’est distingué le talent de François de Roubaix, chez qui je trouvais des mélodies et des orchestrations non conventionnelles. Ce coup de foudre a été renforcé par la subite disparition du compositeur. J’ai vécu la Nuit des César 1976 avec émotion puis, à l’occasion d’un passage à Paris, j’ai découvert les deux premiers disques hommages conçus par Jean-Pierre Pellissier et produits par Barclay. Ces albums ont représenté, et représentent toujours, une part de merveilleux solidement ancrée en moi. La musique de films provoque des émotions différentes. Celle de François est pleine d’énergie positive, elle suscite l’envie d’attraper un instrument et d’essayer de la reproduire. Au fil des ans, j’ai engrangé musiques et maigres informations sur le compositeur puis j’ai eu l’idée d’écrire un livre pour en savoir plus sur l’homme et sa musique.

D.A. : Dans le cas de François de Roubaix, devient-on compositeur de musiques de film par choix délibéré ? On imagine une compétence très particulière du musicien, faite d’attention aux images, d’une sorte de porosité très subtile aux ambiances que le réalisateur entend créer, auxquelles la musique prend part. Car le film, à ce stade, n’est pas encore monté. Il faut donc faire preuve d’une intuition très grande, métamorphoser par l’oreille des images qui sont encore fragmentaires… Était-ce là le génie propre de François de Roubaix ou bien proposez-vous, dans votre livre, d’autres approches ?

G.L. : Je n’ai pas cherché à analyser mais simplement à retracer un parcours avec le plus de fidélité possible, en laissant surtout s’exprimer le compositeur au travers de ses notes et de diverses interviews. François de Roubaix souhaitait faire du cinéma avant de s’apercevoir qu’il avait un réel don pour la composition musicale. Paul de Roubaix, son père, lui a offert une structure de production dans laquelle il a pu faire ses premiers pas, se chercher, en mettant en musique les premiers courts-métrages de Robert Enrico. François avait un deuxième don, un instinct qui lui permettait de saisir instantanément le sens d’une image et de déclencher aussitôt le processus de création musicale pour accompagner celle-ci. Avec les deux cinéastes compagnons de son parcours, Robert Enrico et José Giovanni, François commençait à travailler dès la rédaction du scénario. Il assistait au tournage de certaines séquences pour capter les ambiances et sa musique évoluait en même temps que la réalisation du film. Il pouvait également produire une musique sans avoir visionné une seule image de l’œuvre, simplement en discutant avec le metteur en scène qui lui indiquait les minutages, les points de synchronisme et l’atmosphère voulue. Quand arrivait le moment du calage de la musique, une magie s’opérait et il n’était besoin de rien changer. Une fois encore, l’instinct faisait mouche.

D.A. : Plus de trente ans après sa mort accidentelle en plongée sous-marine, François de Roubaix semble occuper une place tout à fait exceptionnelle auprès d’un public qui n’est pas seulement constitué de passionnés de musiques de film. Comment expliquez-vous cet attachement à sa musique ?

G.L. : Les techniques utilisées par François il y a trente ans, comme le re-recording ou l’utilisation d’un home studio, restent résolument modernes. Ses mélodies captivantes, ainsi que leur sonorité, attirent facilement l’oreille. Elles provoquent chez l’auditeur une soudaine curiosité, une attention, comme une bulle de jubilation qui vient charmer le tympan et qui provoque une émotion qui balance entre la secousse et le frisson, l’excitation et la mélancolie. L’accès à ces musiques, longtemps limité du fait de la disparition du compositeur, est devenu plus facile depuis l’avènement du CD audio grâce aux volontés conjuguées de la fille de François, Patricia de Roubaix, et de Stéphane Lerouge, historien garant du patrimoine de la musique de film en France et concepteur inspiré de la collection « Écoutez le cinéma » chez Universal. La musique de François est une source d’inspiration pour bon nombre d’artistes de la scène électro française actuelle.

 

Découvrir la table des matières
du livre, du CD et du DVD
[Cliquer ici]

 

Deux sites Internet : « Ils sont tout aussi intéressants l'un que l'autre, précise Gilles Loison. Le premier, francoisderoubaix.com, est le site officiel. J'ai aidé à sa création.
Le second, http://emma.esse.free.fr/francoisderoubaix, est celui d'un fan que je connais bien. Nous avons créé ensemble le visuel du week-end organisé en hommage à François de Roubaix qui s'est déroulé au Divan du Monde, à Paris, les 9 et 10 septembre derniers. »

 

François de Roubaix en 1973, dans son salon de musique, rue de Courcelles.
© Association Les amis de François de Roubaix.

 

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