blog dominique autie

 

Mercredi 13 décembre 2006

05: 32

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Courts manuels portatifs de survie
en milieux hostiles – 22

 

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……………………………………Huit livres

………………………pour tenter d'échapper au
……
……………………………Christmass market
………………
……………………………Manuel de survie en période
………………………plus que toute hostile

 

 

 

Comme l'an passé, voici quelques indications à l'usage de celles et ceux que Noël sous blister en tête de gondole rend malades.

Je rappelle, tout d'abord, que j'ai pris la peine, en 2005, de mettre en ligne deux pages contenant des idées de cadeaux. Vous devez les considérer comme d'une actualité d'autant plus grande que les ouvrages que j'y présentais ne sont plus des nouveautés, pour ceux qui l'étaient à l'époque, et que l'année écoulée a rendu plus mémorables encore ceux qui avaient déjà survécu à l'imbécile tyrannie du vient de paraître :

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Ces petites choses qui bougent, clignotent, turlupinent et tapinent partout vous agacent ?
C'est voulu : je vous overdose pour que vous n'ayez plus la patience de les supporter quand vous sortirez faire vos achats de Noël. Et encore n'ai-je pas eu la guirlande trop lourde, il me semble.

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………………Ouvrir le livre

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Jean-Luc Aribaud est photographe, poète et éditeur à l'enseigne des éditions N&B (Noir et Blanc). Il s'expliquera ici, dans quelques jours, de ce triple art de vivre.
J'avais indiqué son livre, Une brûlure sur la joue. Il a fait paraître cette année un bien beau recueil, Les Langues noires, dans lequel alternent ses photographies et ses textes.

……………vous étiez de mon commencement
…………je suis de votre sommeil
…………j'apprends à replier mes rêves
…………sous la nappe des bruits

Au cours de l'entretien que je mettrai en ligne dans quelques jours, Jean-Luc Aribaud évoque la tyrannie de l’écriture et s'étonne que tous les artistes ne soient pas éditeurs – entendez : ne déploie pas la même générosité que lui devant l'injonction de vivre.

Collection « Tram », 64 pages, A Éditions, 2006 – ISBN 2-909656-91-8 – 4,90 €.

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………………Ouvrir le livre

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« Ce livre a une histoire
extraordinaire,
c'est un livre qui voulait vivre.
La Garon a été écrit depuis
quelques années déjà,
il vivait au fond d'un placard.
Je l'avais enfermé
tout au fond de moi
sans penser qu'il m'avait
construite
et que nous grandissions
ensemble. »


……………………………………C. C.-C.

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Elle tient un blog sous le beau titre Les Eaux vives et laisse souvent ici un signe, toujours sensible, de sa lecture. Claude Chatron-Colliet m'a fait l'hommage de son roman, La Garon, il y a quelques jours.
Je lui ai dit combien m'ont touché les instants – presque volés au travail professionnel qui me dévore ces temps-ci – passés à entrer dans son récit. Tout m'indique qu'il s'agit là d'un de ces livres que rien ne saurait empêcher de cheminer – cette mystérieuse patience de l'exemplaire qui rejoint son lecteur, des années parfois après qu'on l'a vendu ou donné à on ne sait plus qui. Ce cheminement secret, et non les caprices prévisibles du box-office, sont notre raison d'écrire, Claude Chatron-Colliet l'a souverainement compris.
La publication de La Garon marque aussi la rencontre de l'auteur avec un autre ami de la Toile, Louis-Paul Fallot, qui rend à la Haute Provence – à Méailles et ses environs plus précisément – un hommage photographique permanent.
Que ce beau livre rencontre les âmes pour qui Claude Chatron-Colliet l'a écrit, ainsi qu'elle l'évoque avec des mots graves et justes.

Avec des photographies de Louis-Paul Fallot. Éditions Thélès, 2006 – ISBN 2-84776-749-5 – 18,90 €.

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………………………Zoom

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J'ai rencontré Patrice Beray à l'époque où il animait la revue Delta Station blanche de la nuit (quatorze numéros parus de 1984 à 1992), qu'il avait dédiée à une haute idée de la poésie.
Quelle ne fut pas ma joie de voir son exigeant regard associé de nouveau à l'œuvre souterraine de Benjamin Fondane !
Je prépare ces jours-ci quelques questions auxquelles Patrice Beray accepte de répondre : à lire ici en janvier. Nous devons nous rencontrer à Toulouse à la fin de ce mois, pour reprendre le fil de notre dialogue, parler de Fondane, préparer cette ou ces page(s) sur l'une des figures les plus intraitables du vingtième siècle.
J'aimerais également présenter l'œuvre poétique de Patrice Beray. Le monde alentour sera en pleine suralimentation festive. Sans doute pourrons-nous retrouver ensemble un peu de l'ascèse du poème.

Patrice Beray, Benjamin Fondane, au temps du poème, collection « Les Amis de L'Éther vague », 256 pages, Éditions Verdier, 2006 – ISBN 2-86432-486-5 – 25 €.
Benjamin Fondane, Le Mal des fantômes, nouvelle édition établie par Patrice Beray et Michel Carassou, avec la collaboration de Monique Jutrin ; liminaire d'Henri Meschonnic, 288 pages, Éditions Verdier, 2006 – ISBN 978-2-86432-485-0 – 9,50 €.

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………………Ouvrir le livre

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Dans ces « histoires vraies »,
Francis Duranthon évoque deux
des grandes figures scientifiques
qui ont marqué le destin du
Muséum d'histoire naturelle
de Toulouse
 :
Édouard Lartet (1801-1871),
inventeur du premier singe
fossile ;
et Henri Filhol (1843-1902)
fils du premier directeur
du muséum toulousain, qui publia
un très grand nombre
de fossiles
provenant entre autres de fouilles
menées dans le Quercy.
Toulouse redécouvrira en 2007
les trésors que recèle
son muséum,
l'un des plus riches d'Europe
notamment pour ses collections
de paléontologie
et de préhistoire.

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Après avoir présenté Histoires de dinosaures, paru dans la même collection, j'eus la surprise de recevoir trois commentaires de visiteurs me remerciant pour cette bonne idée de cadeau à faire à un enfant ou à un jeune. Francis Duranthon eut, quand je le lui rapportai, un sourire de jubilation : il confirme, c'est dès deux ans qu'on forme un paléontologue…
Et l'on imagine mal, en effet, un très jeune enfant que n'emporterait pas dans les rêveries les plus extravagantes l'accent chantant de l'auteur quand il décompte les vertèbres d'un improbable fossile – tant les adultes eux-mêmes sont sous le charme.
Francis Duranthon nous rend familières des notions que nous pensions ne jamais pouvoir mémoriser, telle cette « échelle des temps géologiques » que l'éditeur a eu la bonne idée de placer sur le rabat avant du livre (vous avez pensé à zoomer sur la couverture qui est à gauche, j'espère, que je ne décarcasse pas pour des queues d'archéoptéryx). De sorte qu'on peut, en permanence, garder ce document sous les yeux, voire s'en servir comme d'un marque-page.
Quelques « fiches » particulièrement claires, à la fin du volume, sont consacrées à des concepts clés de la paléontologie : la théorie de l'évoution, les systèmes de classification (binominale et philogénétique), l'anatomie comparée…
De la vulgarisation de très haute tenue, comme trop peu de scientifiques français en cultivent le talent.

Collection « Paléo », 176 pages, Éditions Bréal, 2005 - ISBN 2-74950-552-6 – 19,50 €.

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Jean-Luc Aribaud, l'éditeur cette fois, m'adresse quelques-uns des livres qu'il publie. Ainsi, en 2005, ai-je découvert Papier du sang, un texte de Frédérique Martin qui emprunte la délicate alternance de la prose et du poème.

« C'est l'heure. On délivre la pauvreté des ultimes questions. »

Les deux formes se mêlent, provoquent de telles fulgurances.

………….......D'un sommeil de verre
………………….......L'homme nu
.…………………….......Se délie

La brève prose de Deuil, d'Hélène Morsly, ne se glose pas. Si ce n'est pour indiquer combien ce texte pourrait être écrit, des millions de fois, par chacun de nous, qui avons perdu une mère, un père, l'être aimé. L'humain, sur son registre le plus universel, est à l'œuvre dans ce récit impeccable.
Pour en scanner les couverture, à l'instant, je n'ai pas enlevé le papier cristal qui recouvre ces deux livres, restés dix-huit mois sur cette table où je n'écris plus (à la main) : ils attendaient que je parle d'eux, ici. J'ai tardé à le faire mais, au fil du temps, il m'est souvent arrivé de les ouvrir, d'en relire quelques pages. Ils m'étaient devenus l'un et l'autre étrangement familiers. Je m'en dépossède presque aujourd'hui en proposant de les partager.

Frédérique Martin, Papier du sang, 64 p., Éditions N&B, 2005 - ISBN 2-911241-47-9 – 11 €.
Hélène Morsly, Deuil, 32 p., Éditions N&B, 2005 - ISBN 2-911241-39-8 – 10 €.

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………………Ouvrir le livre
………………….(galerie)

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Sans oublier l'exception ! la seule nouveauté dont il est opportun de parler comme d'un must, du livre cadeau tendance en plein Kali-yuga – cet âge de Fer qui nous rouille, nous glace, nous blinde la pensée.
La collection « D'Orient et d'Occident » constitue un vrai risque éditorial : s'il y a place pour une forme d'édition qui résiste aux formatages du mass market, le professionnalisme sera la première clé de sa réussite. La deuxième, tout aussi incontournable, tient dans le minimum d'attention que les lecteurs concernés par la circulation de tels livres voudront bien accorder, avec un peu de conséquence, à ceux qui choisissent de les diffuser.

La Danse de l'âme – Odes mystiques et quatrains retrouvés des soufis (Ibn al-Fârid, Hâtif Isfahâni, Hâfiz, Djâmi, Saadi, Bâbâ Tâhir) ; traductions et présentations par MM. Grangeret de la Grange, Jouannin, Defrémery, de Chézy, Garcin de Tassy et Huart ; textes rassemblés et introduits par Jean Moncelon – 1 volume 22,5 x 28 cm de 96 pages et quatre pages de hors texte, cahiers cousus non massicotés, Éditions InTexte, 2006 – ISBN 2-9514986-7-5 – 24,50 €.

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Il n'y a pas de livre introuvable. Muni du code ISBN, que je donne ici pour chaque titre présenté, n'importe quel libraire peut vous procurer un livre dans un délai d'une semaine. Si l'on vous fait des raisonnements, si vous sentez que vous bassinez votre interlocuteur, tournez les talons et laissez-le s'étouffer sous ses piles d'Amélie Nothomb. Les éditeurs des livres cités dans cette page ont tous un site Internet, dont je donne le lien – à l'exception des éditions N&B, qui seront présentes sur la Toile en 2007. Et les librairies en ligne ne sont pas les suppôts du diable, contrairement à ce que chantent d'éternels esprits chagrins qui n'y entendent rien au commerce du livre – ou que cela arrange de l'affirmer.

Le temps des sourires a fait son temps. Tout œcuménisme, tout masochisme complaisant sont vains devant les forces de vente qui prétendent nous gouverner l'âme. Faire choix d'un livre, c'est prendre un parti, de bien plus claire façon que de proférer quelque opinion politique nécessairement impalpable.

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Commentaires:

Commentaire de: Jacques Layani [Visiteur]
La remarque préférée des libraires qui ne veulent pas commander un livre à l'unité, ce à quoi la loi les contraint pourtant, est : "On ne travaille pas avec eux". "Eux", c'est l'éditeur en question. Ne vous laissez pas faire. C'est non seulement parfaitement illégal et discriminatoire, mais surtout complètement idiot. "Ils" n'ont qu'à commencer à travailler avec "eux", justement. Ne vous laissez pas impressionner.

Par ailleurs, ainsi que le dit justement Dominique Autié, internet a fait disparaître la notion même de livre introuvable. Pour le neuf, bien entendu, mais pour l'occasion aussi. Un ouvrage épuisé, s'il n'en reste qu'un exemplaire abîmé de l'autre côté de la terre, peut facilement être acheté (le prix est une autre affaire, qui n'est pas différente aujourd'hui de ce qu'elle était avant internet).

Enfin, une question, Dominique : une dame peut-elle vous faire l'hommage (stricto sensu) de son livre ?
Permalien Mercredi 13 décembre 2006 @ 09:51
Commentaire de: Louis-Paul [Visiteur]
Quelques notes sur mon Blog écrit le 12 décembre:
" Le terme plus exact de mon propos serait donc L’AVANT.
Cet avant qui bouscule le calendrier pour essayer de nous transformer en consommateur « gogo » et qui frise le ridicule.
Ne trouve-t-on pas des galettes des rois depuis fin novembre !
Les rois mages à peine partis, on nous invitera à admirer les œufs de Pâques et les cartables de la rentrée seront dans les rayons d’hyper avant même que nos bambins aient terminé l’année scolaire en cours.
Le pire étant que si l’on n’anticipe pas l’achat selon leur bon vouloir, on ne trouve plus l’article ou bien au prix fort.
Acheter, puis jeter pour consommer autre chose comme ces pauvres sapins dénudés sur les trottoirs à peine fini le repas de Noël.(…)
(...)mon « agacement » qui ne m’empêchera pas de profiter des bonnes choses de ces fêtes qu’il faut juste remettre à leur place…et à leur date."

MERCI DOMINIQUE POUR CETTE NOTE ET LES LIENS
Permalien Mercredi 13 décembre 2006 @ 10:47
Commentaire de: P.D [Visiteur]
C'est bon la viande de renne ! On pourrait en nourrir des pauvres avec toutes ces bestioles qui traînent sur cette page ...
Permalien Jeudi 14 décembre 2006 @ 10:45
Commentaire de: Tétraktys [Visiteur]
"Happé dans la grammaire cyclonale du désir, je me prends souvent à regretter amèrement de ne pas disposer d'une formation scientifique qui me permettrait de tirer en touche, de hausser le ton, de prendre l'abstraction au mot et de l' entraîner sur le terrain de la mathématique. Car, au vif d'une pensée que le lexique autant que la syntaxe élèvent peu à peu la contemplation à l'orgie, les phrases se font plus longues, s'emboîtent, deviennent gigognent, mettent le texte sens dessous, perdent par le souffle celui qui tentent de les proférer. Jusqu'au moment où le sujet principal se voit adjoindre tant de prédicats,d'incises, de parastases, de paronomases et d'enjambements, que son identité se dilue dans la plus morne tautologie. Seule une axiomatique formalisée statuant sur l'espace, les corps, les groupes, les anneaux du désir permettrait d'assigner quelque stabilité algébrique à cette première équation exponentielle que pose le corps absent convoité. Je tiens d'une lointaine relation de travail, un curieux univesitaire qui se prévalait d'une doctorat en philosophie et d'un autre en mathématiques, que ces dernières tiennent plus que les mots le pouvoir d'agencer les mondes ex nihilo, des espaces virtuels, véritables compositions scéniques à l'intérieur desquels évolue une véritable chorégraphie impeccablement réglée d'êtres improbables mais rigoureux. Cette gnose des chiffres serait la seule, en définitive, à rendre parfaites - dans l'ordre esthétique comme celui d'une métaphysique qui se serait réconciliée avec son objet -les figures de l'échangisme, du triolisme et du cunnilinctus alternatif.
Parmi les improvisations des corps dans le jeu amoureux, beaucoup sont de simples clauses de style. La seule chance d'en tirer durablement plaisir réside dans la capacité d'un des partenaires au moins en conceptualiser l'ordonnancement. "A coucher le corps dans le lit des mots", comme l'enseigne le Président, qui m' ouvert les yeux en son temps sur cette disposition immémoriale qui régit les choses du sexe."

Dominique Autié, "Le Bec dans l'eau", p166-167
Permalien Samedi 16 décembre 2006 @ 08:24
Commentaire de: Sheedir [Visiteur] · http://sheedir.over-blog.com
Je croise le lien de ce blog depuis quelques semaines, depuis que je visite Claude Chatron Colliet, Louis Paul, depuis que mon blog a pris forme en fait, j'en n'était pas encore venue...
Quelle vrais joie de cheminer ici, au travers de page où l'authenticité éclate à plein poumons!
Merci pour les valeurs d'ici, pour les beles idées promues. Je sais où chercher -je sais quels beaux livres j'offirai!
Belle continuation, encore!
Sandrine
Permalien Samedi 16 décembre 2006 @ 23:35

Les commentaires sont fermés pour cet article.

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