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Vendredi 26 janvier 2007

23: 59

Statuaire

 

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Les Christ du Dr Barbet

 

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[De face]

 

 

 

On sait que les tissus ne meurent que peu à peu après le dernier soupir ; pendant plus ou moins longtemps, les muscles et les nerfs réagissent encore aux excitations électriques et même mécaniques ; nous verrons que cela n'a pas été inutile. Somme toute, mes expériences ont porté, étant faites aussitôt après l'amputation du bras, sur des mains réellement vivantes, mis à part la circulation du sang [1].

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Durant l'entre-deux-guerres, Pierre Barbet (1884-1961) fut chirurgien à l'hôpital Saint-Joseph de Paris. Il est au nombre des médecins que les clichés photographiques pris du Suaire de Turin – par Secondo Pia en 1898, par le commandeur Enrie durant l'ostension de 1931 [figure 1] – ont, intimement, mis à la question. La plupart avaient (ont) la foi, ce que je tiens pour un point sans incidence sur leur légitimité, dans l'inachevable débat sur le Linge : qu'un scientifique (ce fut, en 1902, le cas de Delage) mette en avant son athéisme comme caution de sa bonne foi à défendre l'authenticité du Saint Suaire sonne comme une argutie un peu pitoyable. Toujours, les médecins m'ont paru les plus crédibles devant le cas clinique de l'homme du Suaire. C'est leur métier de l'être. En raison de la foi ardente dont il témoigne, Pierre Barbet n'est pas le moins attachant.

Les deux clichés, de face et de profil, qu'il reproduit dans le cahier iconographique de sa Passion de Jésus-Christ selon le chirurgien ont été réalisés dans les années 1930, dans les sous-sols de Saint-Joseph. En son temps, l'ouvrage obtint l'imprimatur et le nihil obstat. Sa treizième édition date de 2005. Elle est disponible au catalogue de l'éditeur religieux Médiaspaul.

Au bras qu'il venait d'amputer, Pierre Barbet suspendait un poids d'une quarantaine de kilos, non sans avoir rappelé, dans le récit qu'il rédige de l'expérience [2], la formule mathématique qui permet de calculer la décompositions d'un poids en deux forces symétriques obliques. L'enjeu était d'étayer la thèse selon laquelle les clous des mains n'avaient pas été plantés dans la paume, mais dans le poignet. L'angulation des bras comptait pour l'autre thèse que défendait Pierre Barbet, la mort par asphyxie. Dans les décennies qui suivirent, un médecin américain, Frederick T. Zugibe, a reprendra cette question, vérifiera la pertinence des calculs établis par Pierre Barbet. Au regard de la clinique, l'affaire paraît entendue de longue date. Pourtant, on y revient. On rejoue cette scène, sans relâche [figure 2].

La crucifiction du cadavre marque, dans le livre de Pierre Barbet, l'entrée en scène d'un autre protagoniste, lui aussi médecin, lui aussi croyant, mais également sculpteur : Charles Villandre. Barbet précise que son collègue et ami avait déjà modelé son crucifix, conforme aux données anatomiques fournies par le Suaire et vérifiées par les expériences de Pierre Barbet, quand tous deux se retrouvèrent dans les sous-sols de Saint-Joseph. Barbet cloue. Villandre cliche [figure 3].

On doit à Charles Villandre une médaille à l'effigie d'Anatole France, frappée dans ces mêmes années [figure 4]. Autant que son collègue, la physionomie de l'homme du Suaire le hante.

Il n'y avait ce jour-là que des cadavres de femmes et j'ai choisi la moins vilaine. Son poids léger ne me gênait pas : il ne s'agissait pas d'une épreuve de résistance, déjà faite sur des bras vivants, mais d'une simple vérification d'angulation [3]. Si la photographie de la crucifiée de Saint-Joseph est une chimère – le produit improbable du croisement de la foi et de la science –, rien ne singularise, au premier regard, le crucifix de Charles Villandre parmi l'imposante production sulpicienne de l'époque dont, aujourd'hui encore, le commerce reste prospère [figure 5]. Pas plus qu'il ne rivalise avec les grandes œuvres statuaires ou picturales de l'art occidental. Ni le sculpteur, ni l'anatomiste n'auront acquis de postérité dans leur discipline qui ne soit liée, directement ou indirectement, à l'homme du Suaire.

Sans doute existe-t-il une forme de folie de Dieu qui apparente ceux qu'elle frappe, plus qu'à des intégristes, aux fous littéraires. La photographie de son Golgotha underground me glace, Pierre Barbet me touche (pour ne pas dire qu'il me bouleverse) par la voie saisissante qu'emprunte sa foi, une modalité de l'âme qui appartient désormais au monde ancien. Le fou est en littérature – qui oserait l'exclure ? nier son droit à la différence ? –, et le Palais idéal du facteur Cheval, certains le défendent, est encore de l'art.

 

 

[1] Pierre Barbet, La Passion de Jésus-Christ selon le chirurgien, Apostolat des éditions/Éditions Paulines, 1965, p. 147. Première édition : Éditions Dillen & Cie, 1950. La pagination mentionnée ici dans les références (notes et légendes des illustrations) est celle de la huitième édition (décembre 1971).
[2] Pierre Barbet, ibid.
[3] Pierre Barbet, op. cit., p. 227.

 

 

Sur le Suaire de Turin,
découvrir les textes de la controverse de 1902 :
Cliquer ici.

 

Les autres pages de Statuaire :

I – Femme khmère
II – Vierges romanes
III – La Vénus de Sireuil
IV – La petite danseuse de l'Indus
V – Le masque d'Ali
VI – Vierge navrée
[Nostre Dame de Grasse]
VII – Jane of Arc
VIII – L'Inconsolable
IX – Un ange

 

À suivre.

 

 

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Commentaires:

Commentaire de: Underground. [Visiteur]

Qu'est ce que Dieu ? Il est longueur, largeur, hauteur, profondeur. – Saint Bernard.
Ce que je ne construis pas géométriquement n'existe pas pour moi. – Henri Poincaré.
Un art devient décadent quand il a cessé d'imiter la nature pour imiter l'art lui-même. – Léonard de Vinci.

« S'il est une légende ancrée dans les esprits, c'est celle de la dureté de coeur des chirurgiens : l'entrainement, n'est-ce pas, émousse les sensations et cette accoutumance, étayée par la nécessité d'un mal pour un bien, nous constitue dans un état de sereine insensibilité. Ceci est faux. Si nous nous raidissons contre l'émotion, qui ne doit paraître, ni, même intérieure, entraver l'acte chirurgical, comme le boxeur, d'instinct, contracte l'épigastre où il attend un coup de poing, la pitié en nous reste toujours vivante et s'affine même avec l'âge. Quand on s'est penché pendant des années sur la souffrance d'autrui, quand on y a goûté soi-même, on est certes plus près de la compassion que de l'indifférence, parce que l'on connait mieux les causes et les effets.

« Aussi, lorsqu'un chirurgien a médité sur les souffrances de la Passion, quand il en a décomposé les temps et les circonstances physiologiques, quand il s'est appliqué à reconstituer méthodiquement toutes les étapes de ce martyre d'une nuit et d'un jour, il peut, mieux que le prédicateur le plus éloquent, mieux que le plus saint des ascètes (à part ceux qui en eut la directe vision, et ils en sont anéantis), compatir aux souffrances du Christ. Je vous assure que c'est abominable ; j'en suis venu pour la part à ne plus y penser. C'est lâcheté sans aucun doute, mais j'estime qu'il faut avoir une vertu héroïque ou ne pas comprendre, qu'on doit être un saint ou un inconscient, pour faire un Chemin de Croix. Moi, je n'en peux plus.

« Et c'est pourtant ce Chemin de Croix qu'on m'a demandé d'écrire ; c'est ce que je ne veux pas refuser, parce ce que je suis sûr qu'il doit faire du bien. O bone et dulcissime Jesu, venez à mon aide. Vous qui les avez supportées, faites que je sache bien expliquer vos souffrances. Peut-être, en m'efforçant de rester objectif, en opposant à l'émotion mon "insensibilité" chirurgicale, peut être pourrai-je arriver jusqu'au bout. Lector amice, sub aliena potestate constitutus sum ; si non possis portare modo, habe me excusatum. Si je sanglote avant la fin, hé bien mon pauvre ami, fais comme moi sans honte ; c'est simplement que tu auras compris. Suis-moi donc: nous avons pour guides les Livres sacrés et le Saint Linceul, dont l'étude scientifique m'a démontré l'authenticité. » – Pierre Barbet.

 

Permalien Samedi 27 janvier 2007 @ 08:15
Commentaire de: admin [Membre]

Je vous remercie d'avoir cité ici les premiers paragraphes du texte qui occupe les dernières pages du livre de Pierre Barbet. J'avais hésité à y faire référence, non par frilosité mais pour ne pas allonger cette page au-delà de son volume habituel. Or, c'est presque trahir ce livre que de ne pas en faire mention. Sans doute l'avez-vous ressenti ainsi.

Ce douzième et dernier chapitre est constitué par une méditation du chirurgien sur le supplice du Christ, tel que lui même, par ses recherches et ses expériences cliniques en a mis en lumière la réalité anatomopathologique.

Texte on ne peut plus singulier dans le cadre de l'essai, cet exercice spirituel – par sa tonalité et sa puissance – rejoint la grande tradition des écrits mystiques ; il opère au-delà même des confessions, même si la figure du Crucifié est spécifique du christianisme (seule la mise à mort d'Hallâj, à Bagdad, en 922 en donne, pour le domaine islamique, un troublant écho).

– Dominique Autié.
Permalien Samedi 27 janvier 2007 @ 09:34
Commentaire de: Olivier Bruley [Visiteur] · http://oliviermb.hautetfort.com/
En regardant la photo du cadavre mis en croix, je me suis demandé quel mérite il y avait à avoir foi en Dieu, tant qu’on n’avait pas vu le corps d’un homme mort de ses yeux. Mais le mot de mérite ne convient pas vraiment. Quelle foi, plutôt, peut-on prêter à quelqu’un qui prétend avoir la foi sans avoir vu de cadavre de sa vie, comme il est désormais fréquent sous nos latitudes. Bien sûr, il y a ces cadavres accrochés dans toutes les églises, mais on les regarde plus souvent comme les tableaux accrochés aux murs des musées. Les croyants d’aujourd’hui voient-ils le cadavre qu’est ou qu’est en train de devenir le crucifié ? Ou leur foi les fait-elle ne voir déjà que le ressuscité ? Je me dis que, sans doute, il y a deux ou trois générations de cela, les hommes, les familles, qui lavaient elles-mêmes les cadavres des leurs, regardaient différemment le crucifié de leur église. Et je me demande si la prise en charge de la maladie, de l’agonie et de la mort par des hommes et femmes en blouses blanches et dont c’est le métier n’est pas une cause importante du déclin du christianisme en France.
Permalien Samedi 27 janvier 2007 @ 16:35
Commentaire de: Marc Briand [Visiteur] · http://catherine.briand.club.fr/index.html
On parle beaucoup du déclin du christianisme en France. Le clergé a raté le coche: c'est une chose.
Quant au message du Christ, très simple, de répondre à la souffrance par l'amour, à la pauvreté par l'amour, à la violence par l'amour, on voit bien que ça fonctionne. Appelez cela comme vous voudrez.
Je verrais plutôt dans le cadavre du Crucifié, l'amour absolu.
Permalien Lundi 29 janvier 2007 @ 10:27
Commentaire de: Pidiblue [Visiteur]
Sortie de son contexte la phrase de Poincaré ne veut rien dire !

C'est là où les athéniens s'atteignirent ...
Permalien Lundi 29 janvier 2007 @ 14:25
Commentaire de: Underground. [Visiteur]
C' est bien ainsi que je l' entendais, Pidiblue... Allez encore un petit effort jusqu' au sommet... Pour la suite,je serai charitable avec vous: celle de Léonard aussi ne veut rien dire si cela peut vous aider. D'ailleurs tout l'athéisme ne VEUT RIEN DIRE par mauvaise foi, surtout dans le contexte scientifique qui nous concerne. Et pourtant, il tourne, le soleil...
Permalien Lundi 29 janvier 2007 @ 16:23
Commentaire de: Claude [Visiteur] · http://leseauxvives.blogspirit.com
Médecine, Foi et Art tels sont les questionnements attrayant à la démarche de Barbet et Villandre.
Point sans faut de constater dans la nature de la crucifixion l’art du sublime passage de la vie à la mort et de la mort à la renaissance, c’est ainsi que prend alors toute la forme de la démarche en recherche de foi. La représentation symbolique de cette crucifixion s’exprime dans le don de la vie qui ouvre la porte au « monde sauvé » du pêché, le crucifié matérialisé sous forme d’objet ou de représentation tactile ou visuelle me parait un acte de fétichisme à partir du moment où il est « exprimé », « mis en œuvre temporelle ou intemporelle », « disséqué de façon scientifique », « commercialisé et usité ».
Dans les religions de l’humanité, le sacrifice est le seul ingrédient qui ne soit pas universel. Ainsi représenté et reproduit, le « sacrifice » après un long cheminement donne une consistance à la religion chrétienne par le don de vie, spirituellement maîtrisé. C’est la symbolique d’une vie entière de souffrance pour accéder à la droite de Dieu le père. Le passage dans le monde de l’invisible, la protection demandée à Dieu, la maîtrise du destin humain qui protège de la colère et de l’abandon. Il se crée alors une interaction du monde visible et invisible par la symbolique et le message qu’elle exprime. Une sorte d’initiation à l’entrée en communauté des chrétiens autour du symbole du Don de vie et du don d’amour.
En ce qui concerne Barbet et Villandre, il y a là pour moi, une démarche scientifique certes qui tend à prouver la cause de la mort humaine du fils de Dieu. Ce qui historiquement est une démarche dans la recherche de la Vérité, tout à fait compréhensible au niveau de la pensée, de la rationalité. On ne dira jamais assez que tout ce qui est du domaine du spirituel reste inexplicable par la science et garde précieusement sa qualité de mystère et par delà le sacré Son rôle primaire est d’unifier la communauté autour de la pensée capable de sécuriser et de perpétuer le groupe. L’homme a soif de vérité qu’il ne peut trouver en lieu et place de la métaphysique dégagée par une symbolique. A partir de cet instant, cette quête de croisement de foi et sciences ne peut être valable à mes yeux sinon que par le fétichisme dénaturé du sensible et du vrai Amour, celui qui uni les êtres par le souffle immatériel.
En ce qui concerne l’art de poser le cadavre pour connaître l’angulation et d’en matérialiser la chimère, certaines oeuvres d'art me choquent, le travail sur cadavre par exemple, je ne parle pas de l'anatomopathologiste, mais d'oeuvres qui ont été exposées à Berlin de cadavres travaillés. Le Dr Von Hagens est le concepteur d'une technique de conservation des corps appelée plastination. Lancée en 1978, cette technique remplace les fluides et les graisses du cadavre par des polymères (résine époxy, silicone), lui donnant ainsi un aspect lisse, rigide et inodore.
Pour son exposition, le directeur de l'Institut de plastination à Heidelberg a mis en scène ses écorchés dans des poses parfois saisissantes: l'un d'eux est présenté sur un cheval également traité par plastination, tandis qu'un autre brandit une épée. On voit également une femme enceinte d'un foetus de huit mois.
N’y a-t-il donc pas de limites ? Doit ton traiter le corps humain comme de la matière ? Quels sont ces gens qui se déplacent pour regarder les écorchures ?
Cela me blesse intimement.
Cette révolte qui puise dans la chair humaine l’essence de la vitalité entre art et folie.
Je suis apte à comprendre le rituel du cannibalisme, je suis apte à comprendre la prédation qu’entraîne la souffrance, le désir ou le manque, mais le corps de l’homme qui fut habité par une âme, aimé et chéri par une mère, désiré par un amant, peut il être de la matière au travail d’un artiste ? Quels sont ces gens qui se délectent de cette vision ?
Si Nietzsche définit l’art comme un mouvement plus que la recherche d’un idéal, il n’en reste pas moins qu’il ne fut pas confronté à une telle provocation. Dans ce cadre, comment peut on dire que l’art dans cette exposition, relevant de l’unique pulsion de l’artiste dans la création, peut elle représenter l’universalité à laquelle elle s’associe ?
Quelle est sa légitimité ?
Dois je la contenir dans le questionnement du philosophe ? L’ouverture béante du devenir de l’homme devenant son propre créateur voulant égaler Dieu, le surpasser, défier sa propre humanité la transcender en redonnant une nouvelle vie à ces corps ? Il est bien entendu que l’esthétique serait ici plus que réducteur.
Loin de moi l’idée de condamner j’exprime uniquement une souffrance car il serait trop exigu de traiter en quelques lignes le rapport de l’art avec les individus, le transmis de l’artiste, les déterminisme psychiques et sociaux qui entrent en jeu.
Cette matière, le corps humain, me ramène considérablement vers le nazisme et l’utilisation de la peau humaine comme abat jour, les cheveux comme garnissage d’oreiller.
Alors je rejoins Hegel lorsqu’il dit que l’art est un moment de la conscience universelle, et qu’il rejoint une par d’historicité. Et cette historicité me dit danger. Et j’y vois la lucidité de notre monde dans laquelle Nietzche nous montre L’art comme irrationnel : une espèce de catharsis qui se traduirait par le désir de réaffirmer la vie par l’absurdité et la douleur.
Permalien Jeudi 1 février 2007 @ 19:05
Commentaire de: CALDERON [Visiteur]
Je recherche la biographie du Dr. Pierre Barbet, pourriez vous m'indiquer ou puis-je la trouver
Merci
Permalien Samedi 17 février 2007 @ 16:41
Commentaire de: Bénédictus [Visiteur] · http://bndictus.blogspot.com/
Merci pour cet article et pour les commentaires.
Permalien Jeudi 22 février 2007 @ 22:21

Les commentaires sont fermés pour cet article.

Dominique Autié
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