blog dominique autie

 

Lundi 12 février 2007

19: 08

 

Médecins en littérature

 

Yves Glock

Professeur de chirurgie cardiovasculaire et romancier

 

yves_glock_brulure
Yves Glock, La Brûlure,
éditions Espienens, décembre 2006,
ISBN 978-2-95266-570-4 – 10 €.

 

« Au-delà de la rigueur d’un examen clinique
ou des données biologiques quantifiées,
le médecin feuillette obligatoirement les biographies
de ses patients.
Il s’en imbibe, il se souvient, il les porte,
ainsi que les maux qu’il soigne. »

 

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Depuis que je suis entré dans la vie active, il y a trente-cinq ans,
j'ai toujours été en relations étroites avec le corps médical. Toujours, mon rôle consiste à aider les professionnels de santé à communiquer. Grâce à mes interlocuteurs médecins, j'ai vu les conditions d'exercice de leur profession évoluer considérablement. Pourtant, sur ce tiers de siècle, je reste frappé par un fonds si largement partagé d'un humanisme qui leur est propre – même s'ils n'ont pas le monopole de l'humain ! –, dont une caractéristique est de traverser réformes, rigueurs et pressions du temps sans devoir changer de visage.
Il y a quelques jours, j'ai appris qu'un chirurgien toulousain, le Pr Yves Glock*, venait de publier un roman. Mon premier réflexe a été de chercher à le rencontrer. Je le remercie d'avoir bien voulu confier ici quelques-unes de ses réflexions sur les affinités électives qu'entretiennent son métier de médecin et l'écriture.

 

Dominique Autié : Il y eut, jusqu’à une période assez récente, une communauté des médecins écrivains : le Dr André Soubiran avait fondé une association, très active, qui les regroupait. La grande figure du médecin humaniste a véritablement irrigué l’histoire de nos civilisations. Il semble qu’aujourd’hui le médecin offre plutôt l’image d’un professionnel sur qui pèsent toutes les contraintes : réglementaires, sécuritaires, gestionnaires – sans oublier l’évolution constante de la pratique médicale elle-même sous les effets de la recherche et de l’innovation technologique. Décririez-vous la place de la chirurgie et celle de l’écriture dans votre vie comme une carrière, d’une part, et un mode d’évasion, de l’autre ? ou plutôt comme les deux plateaux d’une même balance, en quête incessante de cette juste mesure que vise tout humanisme authentique ?

Yves Glock : Médecine et littérature sont indubitablement liées à des niveaux différents : le « poids » d’un praticien en terme de travaux se juge sur ses publications, désormais référencées sur Internet, qui traduisent son impact dans la littérature dite scientifique. Ce poids a vu ses mesures étalons changer et c’est à l’aune des écrits en langue anglaise, plus largement diffusée, que s’évalue le rayonnement de l’écrivain-scientifique.

La littérature médicale, dans les siècles passés, a eu ses heures de gloire ; parfois, à la valeur scientifique se mêlait la valeur littéraire : ainsi, Henri Mondor a-t-il su briller par son analyse des symptômes autant que par son style dans ses ouvrages sur Les Diagnostics urgents ou Les Avortements mortels. Ce grand médecin-écrivain était aussi un écrivain-médecin, signant un certains nombre de biographies – Mallarmé, Duhamel, Barrès… – n’ayant rien à voir avec la médecine. Sa place à l’Académie française en 1946, damant le pion à André Gide, était justifiée par ce double caractère de ses ouvrages, les uns purement littéraires, les autres mettant la littérature au service de la diffusion du savoir médical.

Au-delà de la science médicale exprimée par larédaction de publications scientifiques, le contact permanent avec la souffrance humaine et la mort fait du quotidien du médecin une expérience nettement différente de celle des autres hommes. Dès lors, au-delà de la connaissance théorique, technique, apparaît au fil de l’expérience et de la maturation professionnelle, une incontournable réflexion sur la vie : d’où vient-on ? où va-t-on ? pourquoi ? Au-delà de la rigueur d’un examen clinique ou des données biologiques quantifiées en termes de millilitres ou micromoles, le médecin feuillette obligatoirement les biographies diverses et variées de ses patients. Il s’en imbibe, il se souvient, il les porte ainsi, que les maux qu’il soigne. Son travail ne se limite pas aux heures de présence. Le temps de l’expérience est alors suivi par celui de la pensée réflexive – philosophique, religieuse ou métaphysique. La condition d’humain ne peut qu’interpeller le médecin qui soigne. L’Homme cet inconnu, qui a marqué les esprits en son temps, n'est pas, loin de là, le seul exemple d'un livre signé par un médecin dont l'analyse déborde largement le champ de la médecine !

Certains gardent au fond d’eux même le fruit de ces méditations, d’autres éprouvent le besoin de les exprimer : les médecins peignent, écrivent… Je suis étonné du nombre de mes confrères auxquels j’annonçais la sortie de mon livre qui m’ont confié avoir écrit sans jamais avoir eu le courage de tenter de faire lire leurs écrits, quel qu’en soit le genre. L’écriture est parfois thérapie. Elle peut être exutoire. Elle est aussi diversion dans un monde de liberté où se fait le miracle de la création : du papier blanc et un stylo, de l’encre duquel va couler une création de l’esprit.

En résumé, si la littérature froide médicale est l’outil de communication du praticien, la littérature extra-médicale du médecin reste enrichie de son expérience de l’homme et associe plaisir et liberté créatrice.

On entre alors dans le vaste domaine des médecins dans la Littérature, avec un « L » majuscule : cette art d’écrire qui conjugue contenu et contenant, style et trame. Les « docteurs » ne sont pas les derniers dans ce domaine, chacun avec sa sensibilité et son style : Rabelais, Anton Tchekhov, Conan Doyle, Boulgakov, Céline, etc. Certains ont même « viré leur cuti », abandonnant le stéthoscope pour se vouer définitivement au maniement de la plume ! De façon plus récente, Michael Crighton avec Jurassic Parkou Jean-Christophe Rufin !

Est-ce que la médecine actuelle, très technique, éloigne le praticien de l’humanisme et de l’écriture ? Je ne le pense pas. L’enseignement de première année des études médicales a une composante non négligeable de culture générale, jugée au concours sur des questions rédactionnelles : ce gros morceau de programme reste dans la tradition « humaniste » de la culture médicale et ouvre ainsi ces études à l’élève « ittéraire ».

Vous évoquez les contraintes du quotidien en terme de gestion et de règlement. Celles-ci viennent incontestablement « pourrir » la vie du médecin. Faut-il pour autant se laisser dévorer par l’avidité de ces suggestions ? Pour ma part, j’ai fait le choix délibéré, dans mon quotidien professionnel, de soigner et d’enseigner. Pour le reste, j’élague, dans la mesure du possible, de façon à garder une disponibilité d’esprit maximale pour ce qui me paraît important. Les notions de valeur varient selon les individus et certains se complaisent en réunions, commissions dans une structure soviétisée (soviet signifie conseil) en vogue dans la nouvelle gouvernance des hôpitaux… Il en faut et je leur rends grâce de l’intérêt qu’ils portent aux « affaires médicales », qu’ils gèrent parfois en vrais affairistes, bénéfice inclus.

Pour répondre sur un plan personnel au-delà de ces généralités que je voulais préciser, je dois dire que la chirurgie est une divine maîtresse, comme la qualifiait Slaugther : exigeante et jalouse, ne pardonnant pas le manque de passion pour elle, ni la tiédeur ! Plus qu’une carrière, la chirurgie du cœur est, d’une certaine façon, un sacerdoce : de jour comme de nuit, sans accepter la fatigue, jongler au quotidien avec la pompe vitale que l’on arrête, répare et qu’il faut bien remettre en route. Elle ne pardonne pas l’erreur d’indication ou technique, car le verdict est immédiat et irrémédiable. C’est ce qui caractérise cette chirurgie dite vitale, et pas seulement fonctionnelle.

L’écriture reste, à l’ombre de cette envahissante présence dont elle s’enrichit, une façon d’aider à la réflexion et de bâtir un autre monde, virtuel, dans lequel faire évoluer les protagonistes d’une histoire. Le conteur reste le deus ex machina du monde qu’il crée… Mais, à propos, savez vous quelle est la différence entre Dieu et un chirurgien cardiaque ? C’est que Dieu, Lui, ne se prend pas pour un chirurgien cardiaque ! Écrire est peut-être la tentative de concrétiser le rêve mégalomaniaque d’être un peu Créateur.

Trêve de plaisanterie ! La construction d’une fiction agréable à lire et fortement impressionnée par l’expérience humaine que confère le privilège médical d’être à l’écoute de ceux que l’on soigne et qui se dévoilent à nous reste le but modeste que je me suis fixé dans mes écrits. C’est à ceux qui les liront de juger de l’humanisme qui s’en dégage. Et s’ils trouvent une trace de celui-ci entre les lignes que j’aurai écrites, j’y verrai un compliment. Ceux qui lisent peuvent en effet se chercher ou bien s’oublier, c’est du moins ce que pensait Jean de La Fontaine. J’espère, avec mon livre, avoir réuni ce double but.

D. A. : Par le choix des protagonistes et de son décor – la Tunisie urbanisée du nord et le Grand Sud berbère –, La Brûlure évoque le laminage des langues, des cultures et des communautés humaines qui se pratiquent partout sur la planète. La chirurgie, comme la médecine occidentale dans son ensemble, accroît son efficacité en multipliant les protocoles thérapeutiques, avec le risque d’instrumentaliser le patient. Ressentez-vous ces deux réalités comme liées, porteuses pour vous d’une même nécessité ? Vous semblez en effet, par votre pratique du voyage et de l’écriture, rechercher la singularité, la diversité de l’homme jusque dans les lieux les plus reculés où elle tente de survivre et de s’affirmer.

Y. G. : Le choix de la Tunisie comme support de ce roman s’explique par le fait que j’ai passé dans ce pays dix-huit mois de coopération dans le cadre du service national qui, hélas pour mes jeunes confrères, n’existe plus. C’est donc non en tant que touriste mais en tant qu’habitant que j’ai pu appréhender le quotidien des populations. Le village de Sidi Bou Saïd est un havre de paix dans lequel évoluent les citadins aisés et les expatriés. S’oppose à cette vision idyllique, en bleu et blanc, d’un monde urbanisé une population rencontrée journellement dans l’activité chirurgicale, venant principalement de la province et plus particulièrement d’un Grand Sud fascinant et dépaysant. Le contraste était important entre ces deux mondes qui se côtoyaient sur un même territoire mais à des époques différentes : presque le moyen âge pour l’un, et le vingtième siècle pour l’autre. Il apparaît que la gageure de ces pays à l’évolution récente reste l’homogénéisation du développement dans les différentes couches de la population, en tentant de conserver l’authenticité des ethnies minoritaires : celles-ci représentent une richesse incontestable. Les Berbères, dans tous les pays du Maghreb, ont pris conscience de cette nécessité de résister au laminage culturel afin de conserver tradition, langue et rôle politique.

La Brûlure souligne la précarité de la vie domestique de ces gens : ceci explique en grande partie la migration urbaine induite par le rêve d’une vie meilleure et la nécessité de survivre. L’amoncellement des bidonvilles autour des grandes villes en témoigne. La modernité reste un bulldozer qui avance à l'aveugle, sans discernement. Les indigènes de la Terre de Feu ont succombé jusqu’aux derniers à l’envahissement civilisateur et syphilisateur (néologisme osé !) : Qui se souvient des Hommes ? C’est le cri de Jean Raspail. Il en est des minorités comme des espèces animales en voie de disparition : la civilisation est parfois pollution ! La mondialisation, homogénéisation !

Et la médecine dans tout cela ? Son évolution technologique fulgurante peut effectivement conduire à une instrumentalisation du malade : des comptes rendus radiologiques ne peuvent-ils pas être effectués en temps réel par télétransmission par des radiologues indiens, à des milliers de kilomètres de là, sans avoir vu le patient qui est passé à la moulinette de machine en machine afin d’être exploré au plus profond de son intimité organique. En un siècle, le tube de bois de Laënnec permettant de sonder un thorax a fait place à une dissection non invasive anatomique, excessivement précise ! Mais je pense qu’il en est de la médecine, vis-à-vis du malade, comme du progrès vis-à-vis des minorités ethniques : progrès comme médecine sont une affaire d’homme : tant que celui-ci n’oubliera pas la notion d’humanité et ne la sacrifiera pas aveuglement au profit ou à la technique, il y aura le maintient d’une compatibilité entre évolution et authenticité. Je dois dire qu’en consultation, le stéthoscope promené sur la poitrine du malade reste le plus souvent le moyen d’entrer en contact physique avec lui et de » l’apprivoiser » en le sondant grossièrement En tant que praticien, je sais bien qu’un coup d’échographie tridimensionnelle me montrera le cœur en fonctionnement avec une précision sidérante. Ce préambule physique permet toutefois la mise en confiance, l’échange, la connaissance mutuelle : en un mot, l’humanité dans le soin. J’ai la conviction et l’espoir que le progrès et la médecine ne sont et ne seront que ce que les hommes en feront.

D. A. : Un grand médecin humaniste fut, ici à Toulouse, le Pr Marcel Sendrail. Dans son Histoire culturelle de la maladie, enrichie par des contributions d’historiens et d’anthropologues pour chaque grande civilisation, il suggère que les maladies concourent à la définition d’une culture : chaque siècle se réclame d’un style pathologique, comme il se réclame d’un style littéraire ou décoratif ou monumental. Est-ce toujours vrai, en ce début de vingt et unième siècle, de nos sociétés occidentales, frappées d’alignement par la mondialisation ?

Y. G. : Le professeur Sendrail, éminent médecin et érudit toulousain, est né avec son siècle. Il a commencé ses études de médecine aux alentours de 1920. Il a donc vécu l’essor de celle-ci : acquisition des connaissances de biologie, explorations plus sophistiquées, avènement des antibiotiques. Il est passé d’une médecine d’observation clinique à une médecine aux armes réellement thérapeutiques. Aussi a-t-il vu changer le style pathologique de son siècle, influencé par le style médical du moment !

Que les maladies concourent à la définition d’une culture, cela reste une certitude. Elles ont toujours impressionné et, conséquemment, marqué à chaque époque l’art ou la littérature : de certains masques africains attestant de paralysie faciale, aux sculptures de Méduses grecques évoquant certains angiomes géants…, des relations de grandes épidémies de variole, de peste ou de choléra attribuées à des malédictions divines aux plus contemporaines descriptions du Pavillon des cancéreux.

Pour ma part, je n’irais pas cependant jusqu’à parler d’un style pathologique propre à chaque siècle. Ce terme me paraît trop fort. Il est sûr qu’au fur et à mesure que l’on arrive à éradiquer certaines pathologies, dans certaines parties du monde, celles-ci arrivent à migrer pour avoir un impact sur des populations plus fragiles du fait d’un niveau de vie plus bas et d’une plus grande vulnérabilité due à une situation de crise – guerre ou famine. La peste et le choléra ont traversé les siècles. Il en est de même de la tuberculose à laquelle on ne peut attribuer un style propre à une période donnée : ne revient-elle pas, même dans nos pays industrialisés, et avec des bacilles multi-résistants ? D’autres maladies sont considérées comme franchement éradiquées : telle la variole ! Mais l’on sait que des souches sont conservées en laboratoire et que le niveau d’immunité de la population va diminuer à son égard du fait de l’absence de vaccination… Alors ? Son « style pathologique » reviendra-t-il un jour ? Le cancer a toujours existé ainsi que l’infarctus de myocarde ! S’ils ont une prévalence plus grande dans nos pays industrialisés c’est qu’ils représentent un « luxe » auquel ne peut accéder l’habitant de pays pauvres qui meurt prématurément de dénutrition, de parasitose ou d'infection.

Plutôt que de parler de style pathologique propre à un siècle donné, il me paraît plus juste d’y adjoindre la notion de régions géographiques et économiques données. Comme le notait le professeur Sendrail, les germes pathogènes eux-même évoluent, mutent, acquièrent une agressivité nouvelle. De temps à autre, de ce fait, émergent des maladies jusque-là inconnues, telles l’immunodéficience humaine ou la grippe aviaire ! La connaissance médicale ayant évolué, il me semble qu’elle laisse moins de place dans nos pays occidentalisés aux interprétations métaphysiques de la maladie et, par cela, limite beaucoup son empreinte culturelle. La mondialisation, en terme de transports de masse, a pour conséquence une diffusion rapide de ces pathologies infectieuses. Ces maladies marqueront incontestablement le vingt et unième siècle, notamment sur un plan géographique : dans certaines régions du continent africain, qui paie le plus lourd tribut à cette affection du fait de son retard socioéconomique, elles sont responsables d’une implosion démographique catastrophique. Les expositions d’art africain contemporain (celle organisée au Guggenheim de Bilbao en novembre 2006, par exemple) révèlent l’empreinte du sida comme préoccupation constante des peintres et sculpteurs et laissent transparaître le malaise qu’ils perçoivent lié au sentiment que le reste de la planète reste sourd à leur drame. Le style pathologique de notre siècle me paraît donc géographique, avec une bipolarité Nord-Sud regrettable.

 

* Le Pr Yves Glock exerce au CHU de Toulouse depuis 1981, au retour d'un séjour au Canada comme professeur adjoint à l'université de Sherbrooke. Il a mené des actions humanitaires avec les équipes soignantes de Rangueil (à Hanoi et Hué, notamment). Il est professeur consultant à l'université de Tongji à Shangai. Il est l'auteur d'un CD-Rom de formation médicale, Artériopathie oblitérante des membres inférieurs – Du diagnostic aux choix thérapeutiques, produit par Lipha Santé. Il prépare actuellement deux autres romans, dont Vents contraires, qui aura pour décor sera l'Asie du Sud-Est. La brûlure est son premier roman. On peut en lire des extraits sur le site de l'éditeur.

 

 

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Commentaires:

Commentaire de: Pidiblue [Visiteur]
"Henri Mondor damant le pion à André Gide" ce n'est pas très approprié, le prix Nobel 1947 n'ayant jamais eu l'intention de se présenter à l'Académie française !
Permalien Vendredi 16 février 2007 @ 00:13
Commentaire de: Claude [Visiteur] · http://leseauxvives.blogspirit.com
Je pense aussi que les maladies concourent à la définition de Culture surtout si on tient compte des paramètres qui inspirent la théorie synthétique de l'évolution et qui se déclinent au coeur de l'origine, la transformation, la diversification de la culture et de la coévolution génétique et culture.
Il existe maintenant un ensemble de concepts communs à la médecine, l'anthropologie, la neurobiologie, l'économie, la sociologie....qui mettent en exergue la coévolution entre gènes, culture, patrimoine et maladies.
C'est Wilson qui couple biologie et culture tout en étant modelés par la sélection naturelle.
Dans ce cadre, s'inscrit la globalité des sciences humaines qui défini plus précisément non seulement cette partie infime dans le cadre de la co-évolution mais prend en compte la totalité de la structure géographique (non seulement du territoire, mais aussi des rapports économiques et humains) dans lequel l'homme comme la maladie s'adaptent à l'environnement.
A savoir que cette thèse est réfutée par les naturalistes en y opposant des contraintes non pas génétiques mais environnementales. Les différences ne seraient pas innées par les gènes, mais liées à l’environnement. (Jared Diamond).
D’un côté l’homme, son inné, ses acquis, son évolution, sa culture, de l’autre, l’homme son environnement et son adaptation. Et si les deux avaient raison puisque la dichotomie des maladies entre le nord et le sud, la longévité humaine des pays crétois par rapport à leur culture et mode de vie, l’excellente santé des Japonaises qui plongent encore pour pêcher des perles à plus de quatre vingt dix ans, tentent à démontrer que tout est encore à venir dans la recherche des sciences humaines.



Sources :
E .O. Wilson et Charles Lumsden : Genes, Mind, and Culture
Jared Diamond (de l’inégalité parmi les sociétés. Essai sur l’homme et l’environnement dans l’histoire) Gallimard 2000

Permalien Samedi 17 février 2007 @ 12:23

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