blog dominique autie

 

Vendredi 9 mars 2007

05: 26

L'ordinaire et le propre des livresPetite philocalie
blanc_mince

 

32 – Du soulignement
inter_tres_etroit
comme fin de l'humanisme


À propos d'un Esprit des lois sur-marginé.

 

 

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Zoom

 

Pour MM. Fabrice et Joël Dury,
qui ont songé à m'offrir cet exemplaire.

 

 

L'humaniste est fondamentalement un annotateur de livres, affirme Jean-Marc Chatelain, conservateur à la Réserve des livres rares de la BnF, dans « Humanisme et culture de la note », l'un des passionnants articles rassemblés dans ce cahier [1]. J'avais présent à l'esprit ce diagnostic sans appel, eu égard aux titres et qualités de celui qui le pose, à chaque fois qu'il m'advint de jeter ici même quelques imprécations, dont on me sait familier, contre celles et ceux qui ont caviardé la chose imprimée qui m'échoue dès lors – plus qu'elle ne m'échoit – à leur suite.

Encore faut-il s'entendre sur la notion d'humanisme : la trajectoire historique du concept me paraît, à l'instant, étrangement superposable à celle du mot hystérie [2]. La question ne serait pas de savoir s'il existe (s'il peut encore exister) des humanistes au vingt et unième siècle, pas plus que de disputer sur la pertinence nosographique d'une hystérie masculine ; mais d'identifier qui peut et veut statuer aujourd'hui sur l'usage des mots hors d'usage : L'hystérie, en tant que maladie, est bien une réduction, mais c'est aussi une création originale, fruit d'une démarche, d'un type de pensée qui en ramenant la chose appréhendée à l'intérieur de certains paramètres, de certains canons qui sont ceux de la médecine, la transforme en objet saisissable [3]. Quelle discipline scientifique (dure ou non), quelle instance normative, quel dictionnaire peuvent transformer de nos jours l'humanisme en objet saisissable ?

Là résiderait la clé de ces annotations relevées sur des volumes parus postérieurement à la ruine de tout humanisme, c'est-à-dire après la mise en œuvre par l'État nazi d'un crime conçu et perpétré à l'échelle de ce qui est hors de l'homme, à la mesure de l'appareil de laboratoire ou de la machine industrielle [4]. Cette borne posée à l'avancée de l'espèce humaine a marqué, selon les uns, la fin de l'histoire, celle de la littérature selon d'autres, ou encore de la modernité. Qu'on veuille ne pas considérer comme futile ma remarque : les marginalia dégradés [5] (dégradants pour le livre), constitués le plus souvent de traits grossiers qui balafrent le livre (devenu entre-temps jetable) de cicatrices indélébiles, les pages cornées qui scandent les séquences hachées d'une lecture inconséquente forment bien le pathétique apparat non critique d'un post-humanisme triomphant (Quand je lis, je m'approprie le livre, il fait partie de moi, il devient mon corps – qui n'a entendu, n'osant les contredire, ces niaiseries culturellement correctes ?)

Toute la passionnante démonstration de Jean-Marc Chatelain consiste à indiquer comment les marginalia balisaient un enrichissement du texte par la lecture érudite, destiné à être partagé avec d'autres lecteurs choisis, voire recueilli dans une édition augmentée. Plus encore, car la note, écrit-il, est à la source de l'indexation : Dans le vocabulaire latin des humanistes, les matières indexées s'appellent notabilia (les Italiens parlent encore aujourd'hui, pour une table des matières, de « cose notevole ») et les indexations tituli. Ce sont ces derniers qui émaillent souvent les marges des livres des XV° et XVI° siècles et sont posés là en vue de la confection de recueils de « lieux communs ». Le livre imprimé de la Renaissance hérite directement de cette pratique en faisant souvent figurer en manchette de tels tituli, qui servent ensuite à la compilation d'un index, lesquels, en conséquence, n'ont pas le caractère systématique de nos actuels index mais procèdent au contraire d'un choix : index qui « indexent » moins, au sens moderne du mot, qu'ils ne relèvent les mots et les choses « dignes d'être remarqués » [6]. Deux illustrations donnent à voir les planches du De arte excerpendi [De l'art d'extraire les notes] de Vincentius Placcius (Stockholm et Hambourg, 1689) sur lesquelles est décrit un meuble à lieux communs, permettant de ranger les notes dans l'ordre alphabétique des tituli.

De telles inscriptions évoquent elles-mêmes un exercice « marginal » de l'art de la mémoire, activement pratiqué à cette époque (auquel Jean-Marc Chatelain, curieusement, ne recourt pas à l'appui de son propos), tant il semble que cette armoire à tituli pouvait efficacement augmenter le mobilier du théâtre de la mémoire de Giulio Camillo (1544) [7].

L'histoire nous condamne à prendre aujourd'hui nos notes sur des feuillets volants, qu'il sera loisible au bouquiniste appelé demain à liquider l'encombrant mémorial de mes lectures, plus probablement qu'à mes ayants droit, de jeter aux ordures : nos notes sont à l'image de notre temps, une vaine ponction égoïste, sans perspective de partage ni d'enrichissement du savoir dont nous disposons comme d'un dû. Et les saignées que les moins scrupuleux pratiquent dans le blanc des marges ou dans l'interlignage du texte ne sont pas sans parenté avec les ornières laissées par le passage d'un 4x4 dans un chemin forestier. Le lecteur post-humaniste est un chasseur – dans le meilleur des cas un touriste, qui se signale par ses papiers gras, ses Kleenex usagés et ses cannettes vides.


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L'exemplaire de L'esprit des lois qui m'a été obligeamment offert est sans date, le premier et le dernier cahier ayant été arrachés. De même qu'il est intégralement surligné, sur près de six cents pages notes comprises, il est toutefois sur-daté par son dernier lecteur. Tout indique que le volume a été imprimé vers la fin du dix-neuvième siècle ou au tout début du siècle dernier : une édition courante, reliée de façon rustique, pour l'étude. Un graphologue confirmerait sans doute que, par son style, l'écriture qui en ruine les marges n'est pas antérieure à la date symbolique que je fixais plus haut – elle semble celle d'un homme d'âge mûr plus que d'un étudiant, je prendrais volontiers les paris sur un retraité, veuf, client des premières universités du troisième âge, à la toute fin des années 1960.

Il n'échappera pas qu'il a souligné jusqu'à ses propres gloses. Le crayon à papier de cet homme s'émerveille d'une vacance, d'une vacuité dont il entend ne rien perdre. Il fait figure de pionnier.

Depuis, c'est à grands traits de Stabilo® jaune fluo que nous signalons le prix exorbitant qui s'attache, croyons-nous, à notre pitoyable usage du monde.

 

Un panoramique sur l'exemplaire
[Cliquez ici.]

 

À suivre.

 

[1] « Le livre annoté », Revue de la Bibliothèque nationale de France, n° 2, juin 1999 – ISBN : 2-7177-2075-8 – ISSN : 1254-7700.
[2] Mettre la main, si possible, sur un exemplaire d'Histoire de l'hystérie du Dr Étienne Trillat (collection « Médecine et Histoire », Seghers, 1986). j'ai eu la chance de rencontrer très régulièrement l'auteur de ce livre tonique et superbe d'intelligence érudite, psychiatre des hôpitaux, directeur de L'Évolution psychiatrique dont Privat était l'éditeur dans ces années-là.
[3] Étienne Trillat, op. cit., p. 10.
[4] Max Picard, L'Homme du néant, traduit de l'allemand par Jean Rousset, La Baconnière, 1947, p. 49. Cité par Alain Finkielkraut, La Mémoire vaine – Du crime contre l'humanité, collection « Les Essais », Gallimard, 1989, p. 18.
[5] Spontanément, je tenais ce mot pour masculin, s'employant exclusivement au pluriel. Marginalis,e est absent de Gaffiot, cet adjectif substantivé au neutre pluriel semble dont un bricolage du bas latin. Faute d'en trouver mention dans un seul des dictionnaires dont je dispose, n'ayant pas remarqué dans le cahier de la BnF d'occurrence où il serait suivi d'un adjectif ou employé au singulier avec un article qui en eût indiqué le genre, j'ai procédé à une rapide recherche sur Google : les libraires d'ancien, les conservateurs des bibliothèques et les universitaires de première instance et d'assises semblent unanimement opter pour un féminin invariable – une marginalia serait le strict équivalent d'une marginale, expression employée par deux auteurs au moins du cahier « Le livre annoté ». Je suis froissé par ce manque de rigueur – pour ne pas dire de rigorisme – en un domaine qui pourtant l'exige (l'un des rares où l'on puisse l'imposer et l'exercer sans être en butte à l'espéranto ambiant, qui a d'autres substantifs à châtrer). Je saurai gré à un lecteur sourcilleux, détenteur d'un écrit qui éclaire l'origine et sanctionne le bon usage de mes marginalia litigieux, de me mettre dans la confidence de ses sources.
[6] « Le livre annoté », op. cit., p. 31.
[7] Giulio Camilio, Le Théâtre de la mémoire, traduit de l’italien par Eva Cantavenera et Bertrand Schefer, Édition Allia, 2001 (publication originale : 1550).

 

puce_grise

 

1 – Du papier 2 – De la typographie 3 – Du fil 4 – Du cristal
5 – De quelques exemplaires non tant rares que précieux
6 – Coups et blessures 7 – Les livres scolaires de Jean Henri Fabre
8 – Notes à l'encre 9 – De quelques feuillets glissés dans les livres
10 – Ceci n'est pas un coupe-papier 11 – Grands fonds (Payot)
12 – Un prêté n'est jamais un rendu 13 – Lignes courbes, faux carrés
14 – Chaleur des livres 15 – Les bibliophiles ont une âme
16 – Plis, remplis, replis 17 – De la serpente 18 – Nus de l'Inde
19 – Visite aux livres (Georges de Lucenay, libraire d'ancien)
20 – Livres d'angles 21 – Livres reliés
22 – Tu puer æternus par Olivier Bruley 23 – Promenade aux puces
24 – De quelques ennemis du livre 24 bis – Les marginalia de l'ogre
25 – Risques et périls – Sur l'exercice du métier d'éditeur
26 – La symétrie est l'ennemie de l'œil (et peut-être de l'âme)
27 – Un livre n'a pas d'odeur 28 – Les derniers livres d'heures (Zodiaque)
29 – La prose, l'art de la mémoire, le livre 30 – Les nus de Prisma
31 – Le livre caverne

 

 

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Commentaires:

Commentaire de: Feuilly [Visiteur]

Je ne puis que répéter ce que j'avais déjà dit dans mon commentaire de 2005 sur ce sujet, ayant tendance moi-même, au cours de mes lectures, à souligner au crayon les passages qui m'interpellent. N'y voyez pas une démarche iconoclaste ou anti-humaniste puisqu'il s'agit précisément de mettre en exergue, avec le plus grand respect, la pensée de l'auteur. Certes, cette pensée, il s'agit de se l'approprier, de la faire sienne, mais est-on pour cela "un chasseur post-humaniste" ? Car il est vrai que si je souligne pour les mettre en évidence les développements d'autrui, je me garde bien d'ajouter des commentaires de ma main, simplement parce que le livre (non seulement le livre en tant qu'objet mais aussi en tant que support d'une réflexion humaine) reste sacré. Métaphore du cheminement de l'humanité entière, nous lui devons certes beaucoup de respect. Néanmoins, est-ce vraiment proférer des "niaiseries culturellement correctes" que de revendiquer le droit à souligner discrètement quelques lignes ? Renoncer à cette pratique, ne serait-ce pas au contraire privilégier le contenant pour le contenu, le corps pour l'esprit, la beauté trompeuse pour l'âme ?
D'un autre côté, si regrettables que soient les annotations dans les marges, il est certain qu'elles peuvent se révéler utiles quand elles émanent de personnages culturellement intéressants : qui ne voudrait posséder ainsi un exemplaire des œuvres du baron d’Holbach ou de La Mothe Le Vayer annoté par Voltaire lui-même ? Non seulement cela permettrait de rentrer dans l’intimité intellectuelle du maître de Ferney, mais aussi de tels exemplaires, en tant qu’objets, doivent prendre une valeur inestimable. Je parle évidemment ici de valeur sentimentale et n’entends point ce terme dans son sens mercantile actuel.
J'ai cité Voltaire, mais on pourrait prendre d’autres exemples, comme celui-ci : [cliquez]
Quant au problème que vous soulevez au sujet du mot marginalia, il semble bien qu’il provienne du latin classique margo, marginis :
margino, āre, āvi, ātum : - tr. - entourer, border.
margo, ĭnis, m. et f. : - 1 - bord, bordure, margelle, rive. - 2 - marge (d'un livre). - 3 - frontière. - 4 - Stat. seuil, entrée, vestibule.
À ce substantif, on aurait ajouté en français un suffixe al, lequel indique le lieu (marginal = qui est dans la marge, comme infernal = qui est en enfer). Ce suffixe a d’ailleurs permis de transformer de nombreux substantifs en adjectifs (ancêtre/ancestral, etc.)
N’étant pas chez moi, je ne peux vérifier dans le Robert historique, mais voici ce que je trouve sur Internet à propos du mot marginal [cliquez].
Ironie du sort, l’auteur de l’article a lui-même surligné en jaune les passages importants. Croyez que je n’y suis pour rien et que c’est sans ironie que je vous transmets cet extrait, trouvant moi-même cette peinture jaune particulièrement peu esthétique.


Permalien Vendredi 9 mars 2007 @ 12:07
Commentaire de: admin [Membre]
Grand merci de votre lecture et de vos recherches.
J'ai déjà vérifié dans le Robert historique d'Alain Rey : rien ne nous y éclaire vraiment.
Concernant les niaiseries culturellement correctes, elles qualifiaient exclusivement, dans mon esprit, une certaine façon faussement angélique (et/ou sensuelle) de parler du livre, non la pratique de l'annotation – que de tels propos non seulement justifient mais prétendent encourager : on ne lirait vraiment qu'en portant atteinte à la matérialité du support, en le marquant, comme les animaux marquent leur territoire, on sait comment…
Je ne vous sens pas de cette sensualité-là ! Il me semble que, sur l'essentiel, au contraire, nous sommes d'accord.
Dominique Autié.
Permalien Vendredi 9 mars 2007 @ 13:05
Commentaire de: Olivier Bruley [Visiteur] · http://oliviermb.hautetfort.com/
J'ai trouvé dans le Wahrig Deutsches Wörterbuch un "marginale", neutre, en allemand, signifiant "Randbemerkung", c'est-à-dire "note marginale", que l'auteur du dictionnaire fait bel et bien dériver d'un mot latin marginalis, auquel il donne le sens de "den Rand betreffend", soit "relatif à la marge", sans en dire davantage sur le mot latin lui-même.
Permalien Vendredi 9 mars 2007 @ 13:23
Commentaire de: Jacques Layani [Visiteur]
Pour ce qui est de l'exemple donné aujourd'hui, c'est vraiment saisissant. Outre que, ce faisant, il dégueulasse l'ouvrage, le plus sot des lecteurs comprendra pourtant que tout souligner, c'est ne rien souligner du tout. L'exemplaire montré ici en détail vaut d'être vu !
Permalien Vendredi 9 mars 2007 @ 14:13
Commentaire de: Pidiblue le stylé sur-ligneur [Visiteur]
Soyons positif mon cher Dominique, ce garçon souffre peut-être d'un TOC et cet innocent livre lui sert d'exutoire !
Vous ne voudriez pas plutôt qu'il assassine son voisin de palier avec son coupe-page ?

Les manies de ce style devraient être remboursées par la sécurité sociale, cela ferait des économies de médicaments psychotropes !
Permalien Vendredi 9 mars 2007 @ 14:24
Commentaire de: Marc Briand [Visiteur] · http://catherine.briand.club.fr/index.html
Nous avons la chance, à la Bibliothèque de Toulouse, de pouvoir consulter quelques livres de Racine annotés de sa main. Malheureusement l'encre pâlit et on ne peut plus lire ces précieux commentaires qu'en lumière rasante. J'avoue que cette disparition progressive m'angoisse.
J'avais lu dans Sainte Beuve que Port Royal avait introduit en France la plume métallique. Il est probable que l'encre utilisée n'était pas au point.
L'exemplaire de l'auteur de "L'Harmonie universelle"(Mersenne),pourtant plus ancien, a été édité il y a quelques années par le CNRS pour ses annotations parfaitement lisibles et non moins émouvantes que celles de Racine sur Euripide et Sophocle.
Permalien Vendredi 9 mars 2007 @ 18:34
Commentaire de: L. [Visiteur]
J'ai vécu quelque temps dans l'utopie d'une vie sans livres, sans livres à moi, et me suis mis à pratiquer la bibliothèque de prêt. Mais la littérature ne se consulte pas. Il ne s'agit pas de "prendre connaissance" de Rilke, de Simon, de Chateaubriand ou de Bonnefoy. Ils offrent et ils exigent une fréquentation assidue, fût-elle capricieuse. Et puis lire, pour moi, c'est écrire, annoter, souligner, remplir les marges, envahir le blanc d'entre les lignes, d'entre les paragraphes, les chapitres. Seuls permettent ces familiarités les volumes de pleine propriété.

Aguets - Renaud Camus
Permalien Vendredi 9 mars 2007 @ 20:03
Commentaire de: Olivier Bruley [Visiteur] · http://oliviermb.hautetfort.com/
On trouve d'ailleurs dans le site Internet de Renaud Camus plusieurs photos de sa bibliothèque. Quelques clichés montrent également des livres étalés sur son bureau [cliquer ici], dont un est maculé non seulement au feutre noir, mais encore au rouge! La première fois que j'ai vu cette photo, je n'ai pu m'empêcher de penser à vous, Dominique.
Une autre occasion où je ne manque jamais de penser à vous, Dominique, c'est quand il arrive, car cela m'arrive, je le confesse, qu'un livre me tombe des mains, mais au sens propre ! À chaque fois, je me dis: Ah ! Mon Dieu ! Si Dominique Autié me voyait ! Je me fais honte !
Permalien Samedi 10 mars 2007 @ 01:46

Les commentaires sont fermés pour cet article.

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