blog dominique autie

 

Mardi 27 mars 2007

07: 03

Salon du livre de Paris 2007

 

 

57 728 (+ 8 %)

 

zidane_zidane

 

(Re)lire la chronique du 21 mars 2006 commentant
les chiffres de l'édition française
pour l'année 2005
.
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L'an dernier à la même époque, j'avais brièvement commenté les chiffres publiés dans Livres Hebdo par le Syndicat national de l'édition, à l'occasion du salon du livre de Paris. Ils y sont, chaque année, assortis d'une analyse sur les grandes tendances de l'exercice écoulé.

L'augmentation de la production de nouveautés et de nouvelles éditions n'avait été que de 2,4 % en 2005 par rapport à 2004, pour une baisse – symbolique, mais négligeable en soi, de 0,5 % – du chiffre d'affaires global. Symbolique, car c'était la première fois depuis 1997 que ce chiffre d'affaires était en recul. Ce qui permettait à Livres Hebdo de titrer son dossier : Le marché du livre en 2005 : À oublier !

J'ai donc reçu samedi matin le nouveau millésime [1], titré de façon moins désinvolte : 2006 : Une année qui fait mal. Est-ce à dire que, cette fois, il n'est plus question d'oublier la leçon ? Il aura fallu, en effet, produire 8 % de nouveautés et de nouvelles éditions [2] de plus qu'en 2005 (57 728 contre 53 462) pour aboutir à une récession de 1,5 % du chiffre d'affaires. La pire année, à cet égard, depuis 1991, reconnaît l'organe de la profession. En dix ans, le nombre annuel des nouveautés aura plus que doublé [3] pour maintenir artificiellement un résultat en équilibre apparent. Illusoire même, sans doute.

L'analyse détaillée, genre par genre, spécialité par spécialité, des hausses et des baisses de production comme de chiffre d'affaires n'apprend rien d'essentiel. Le nombre des nouveautés produites dans le domaine des livres de sport est passé de 652 en 2005 à 998 en 2006, soit une augmentation de 53 %. So what ? [Commentaire : secteur dopé par la coupe du monde de football. Un peu court, sans doute.]

Je ne voudrais pas donner un seul instant le sentiment d'un quelconque triomphalisme de mauvais aloi, même si l'analyse constante que je propose à mes étudiants semble malheureusement trouver un sinistre début de validation (des courbes comme celles-là ne s'infléchissent pas, elles se cassent…). D'autant qu'en 2006 nous aurons, ici, contribué à ces mauvais résultats pour trois nouveautés vraies prises en compte dans les statistiques du syndicat. Je me contenterait d'apporter deux éclairages, parmi d'autres possibles, aux réflexions que l'avenir du marché du livre ne devrait pas manquer d'inspirer à tout lecteur conséquent.

Tout d'abord, une enquête dont les résultats sont publiés dans ce même numéro de Livres Hebdo. Elle a été menée conjointement par le Syndicat national de l'édition, le Syndicat de la librairie française (SLF) et le ministère de la Culture. Elle porte sur l'économie des librairies indépendantes [4]. Il serait trop long de la résumer rigoureusement. Sans doute y renviendrai-je, tant elle me paraît lourde d'enseignements. Je n'en tire aujourd'hui que cette seule donnée : la rentabilité moyenne de la librairie indépendante est de 1,4 % – elle culmine à 2 % pour les entreprises qui réalisent un chiffre d'affaires annuel supérieur à un million d'euros, elle n'est que de 0,6 % pour les petites librairies situées sous la barre des 300 000 euros. Allez faire part de ces chiffres au propriétaire du magasin de prêt-à-porter tendance ou à celui de la décongellerie de pâte à croissant et de baguettes de synthèse qui sévissent en bas de chez vous… [Avec un peu de chance, quelques éléments de comparaison se trouvent sur Internet : afficher ses profits n'est pas dans l'esprit français.] Comment mieux dire qu'à travers ces chiffres jusqu'à quelle limite extrême les acteurs de la grande distribution, qui sévissent dans ce secteur comme presque partout ailleurs, ont tiré sur la corde : à la prochaine tension, au prochain tour de vis, elle rompt.

D'autre part, un petit zapping arrière qui s'est imposé à moi et qui m'a fait retrouver, dans nos archives, quelques numéros de notre revue professionnelle datant de l'automne 2001, soit dans les semaines qui ont suivi les attentats du 11-Septembre. Je savais ce que j'y allais chercher, et l'y ai trouvé.

Livres Hebdo a en effet rendu compte, sans tarder, des effets des attentats sur le marché du livre aux États-Unis [5]. Sur le strict plan des chiffres, nul doute que l'activité économique a accusé le coup dans ce secteur comme dans la plupart des autres. Il est fait clairement état d'un brutal (mais éphémère) discrédit dont fut frappé l'ensemble des médias audiovisuels. D'où la ruée des américains vers des livres soudain nécessaires, et vers ces éditeurs [des presses universitaires, en particulier, pour des ouvrages de géopolitique] dont ils n'avaient souvent jamais lu aucun titre [6]. Il est clairement mentionné que ce ne fut pas la seule impossibilité, pour les éditeurs et les médias, de maintenir les campagnes de promotion programmées par les éditeurs de best-sellers qui incita le public à s'éloigner, un temps, des livres qu'on avait prévu de lui faire lire.

Que nous indiquent encore les New-Yorkais, à l'automne 2001 ?

Plus subtil, ce recours au lieu lui-même, le lieu des livres : C'est l'un des paradoxes de l'après-11 septembre ; une chute des ventes de 25 % cette semaine-là sur l'ensemble des librairies américaines, mais une fréquentation en moindre déclin, rayonnages des mégastores Darton et coins café des Barnes & Noble grouillant soudain de milliers de lecteurs venus rejoindre la foule et feuilleter un livre [7]. Il est toutefois assez difficile de démêler, dans le propos de François Cusset – qui signe, depuis New York, ce long article à peine plus de deux semaine après les événements –, ce qui, sur le mouvement qu'il décrit, relève de l'impressionnisme et ce qui s'appuie sur des données objectives encore éparses. Mais le gérant de la librairie St Mark's Bookshop dans l'East Village lui confie comme une petite chose vue, bien précieuse : Avec les ponts et les tunnels fermés, on a dû fonctionner plusieurs jours encore sans livraisons ni diffuseurs. Pourtant, si les gens étaient d'abord trop choqués pour envisager d'acheter des livres, beaucoup avaient peur de rester chez eux : la librairie de quartier, dans ce cas-là, est un bon endroit où aller.

La messe est dite, il me semble : sans doute faut-il poser avec plus de fermeté la question de la fonction et de l'usage de ce lieu qu'est la librairie, à jamais non soluble dans les mètres linéaires d'un rayon dédié d'hyper ou de mégastore – celui-ci fît-il l'affaire en cas de crise, comme semble l'indiquer François Cusset. Certes, on comprend que les libraires tentent d'améliorer les conditions qui leur sont faites par des éditeurs happés par cette fuite en avant que stigmatisent, cette année plus encore que la précédente, les résultats économiques du secteur. Tout en sachant qu'ils seront, à très court terme désormais, les premières victimes, désignées, de l'inexorable asphyxie. Ne convient-il pas, dans le même temps, de préparer les librairies de demain ? Des lieux où l'on viendra feuilleter et acquérir des livres différents de ceux qu'on placera dans son caddie, le samedi, entre les couches-culottes du petit et les ravioli en boîte.

Des livres qui ne seront pas produits par les mêmes éditeurs, ni diffusés, ni distribués par les mêmes entreprises :
– dans la grande distribution, des ouvrages édités d'emblée en cinq ou dix langues par des éditeurs européens (l'édition française a devant elle ce marché international qu'elle a pratiquement laissé en friche ces quinze dernières années, en comparaison d'autres pays d'Europe) – des livres d'excellente qualité éditoriale et technique, nous sommes placés mieux que quiconque, ici à InTexte, pour en témoigner puisque nous réalisons, depuis plus de sept ans désormais, plusieurs dizaines de ces ouvrages chaque année pour nos clients allemands, anglais, italiens, espagnols…
– et, dans ces lieux qu'on ne saurait déserter sans nous déserter nous-mêmes, dans des librairies entièrement reconfigurées avec la participation – pourquoi pas ? – d'éditeurs engagés sur l'autre versant du livre (et je n'ai écrit ni pensé que celui-ci prévaut sur celui-là, j'ai seulement la conviction que l'un et l'autre n'ont pratiquement pas de caractéristiques économiques communes), des livres qui paraîtront nécessaires à de petits groupes de lecteurs, parfaitement repérables et repérés la plupart du temps ; comme à des lecteurs isolés, eux-mêmes non solubles dans un quelconque panel – des jeunes, parfois de très jeunes gens, qui cherchent. Qui viennent jusque dans une librairie pour se chercher, se rencontrer eux-mêmes dans un livre.

Une telle partition imposerait de renoncer à bien des discours, à bien des convenances, à une certaine idée abstraite de la culture. La mise en œuvre, raisonnée ou orchestrée, d'un tel scénario rendrait d'emblée obsolète, du moins dans ses modalités actuelles, la loi Lang sur le prix unique du livre promulguée en 1981. Mais là, j'ai conscience de m'en prendre au tabou absolu. Je sais que cette seule notation ruinera, aux yeux de la plupart de mes interlocuteurs du secteur, toute pertinence éventuellement reconnue, jusqu'à cette ligne, à mon exposé.

Au point qu'on peut se demander si le premier obstacle qu'auront à surmonter les hommes de bonne volonté qui s'attèleront, tôt ou tard, à la tâche délicate d'assurer un avenir au commerce de la librairie de neuf n'est pas, encore une fois, le poids des mots, et de quelques idées mortes pour s'être laissé momifier encore vivantes.

 

 

[1] Le marché du livre 2007, supplément au n° 682 de Livres Hebdo du 23 mars 2007. Titrre singulièrement mal choisi, puisqu'il s'agit bien d'une analyse des résultats de l'année 2006.
[2] Livres du fonds, anciennement parus, mis à jour ou relookés, transférés dans une nouvelle collection porteuse, ou tout simplement passage au format de poche – avec attribution d'un nouveau numéro d'ISBN, c'est là le critère.
[3] En 1996, on avait décompté 27 224 nouveautés et nouvelles éditions, rappelle Livres Hebdo.
[4] Livres Hebdo n° 682 du 23 mars 2007, pp. 74-78.
[5] Principalement, Livres Hebdo n° 440 du 5 octobre 2001, pp. 4-7. Dès le numéro précédent, daté du 28 septembre 2001, il était fait état de consommateurs, outre-Atlantique, qui se sont rués chez leurs libraires.
[6] Livres Hebdo n° 440, p. 5.
[7] Ibid., p. 4.
[8] Ibid.

 


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Commentaires:

Commentaire de: admin [Membre]
Merci, Pierre de cette remarque, qui me fait comprendre que je n'ai pas été clair, sans doute, puisque vous avez pu interpréter ainsi mon propros.
Ce n'est pas moi qui suis rivé au chiffre d'affaires, mais les financiers du monde de l'édition ! Et une perte de chiffre d'affaires, entraînant sans doute à sa suite une baisse de rentabilité, ne manquera pas, à terme, de susciter une crise lourde dans notre secteur, qui est désormais très concentré. C'est cela, et cela seul, que je souligne en restituant et les chiffres, et les commentaires alarmistes de Livres Hebdo. Je le dis bien dans mon texte : cette perte de chiffre d'affaires a une forte valeur symbolique.
Concernant le prix des livres, c'est tout un aspect du problème auquel, certainement, je consacrerai une prochaine chronique. La course au prix de vente public (unique, donc, en raison de la loi Lang) le plus bas possible fait au moins deux victimes directes : le libraire, à qui l'éditeur (via son diffuseur) fait des conditions de plus en plus sévères ; mais aussi l'auteur, dont les droits ont fondu comme neige au soleil dans toute l'édition de savoir ces vingt dernières années. C'est bien le cercle vicieux sur lequel je pense revenir ici même, sans polémique inutile, mais pour tenter de réfléchir hors des voies qu'on nous désigne habituellement pour aborder les problèmes de l'édition…
D.A.
Permalien Mardi 27 mars 2007 @ 14:36
Commentaire de: P.D à la foire du Livre. [Visiteur]
Cher Dominique,

Je comprends très bien la logique économique du chiffre d'affaires.

Ce qui m'intéresse en fait pour le dire sommairement c'est la formation des esprits quel qu'en soit le moyen - livres, internet, audiovisuel etc - et ce qui m'inquiète comme beaucoup d'esprits avertis par exemple c'est de voir les études scientifiques exercer peu d'attraction dans notre société contemporaine (je ne vous parle même pas des arts et de la littérature classique).

Si vous me répondez de la qualité des 57728 livres publiés cette année en France, je me réjouirai de l'augmentation de 8% de ce nombre brut malgré la baisse corrélative du chiffre d'affaires.

Vous voyez je suis assez simple !

PS Question subsidiaire, quel est le tirage total de ces 57 728 livres publiés ? Et le tirage moyen - une fois déduit le pilon évidemment.

Permalien Mardi 27 mars 2007 @ 15:07
Commentaire de: admin [Membre]
Tout un chapitre du dossier est consacré au « tirage moyen », avec des tableaux, des histogrammes, des courbes spécialité par spécialité. Mais c'est précisément le genre d'item qui, traité selon la méthode statistique, ne signifie plus rien.
Le premier tirage d'un livre de sciences humaines oscillera aujourd'hui entre 1 000 et 1 500 exemplaires ; le premier roman d'un(e) inconnu(e), même dans la collection blanche, ne sera pas imprimé à plus de 2 500 exemplaires, sauf opération promotionnelle spécifique et mise en place à l'avenant. Le coût des réimpression a considérablement chuté ces dix dernières années, et l'impression numérique permet désormais des « micro-tirages » qu'on ne pouvait envisager jadis.
Un chiffre, en revanche, très éloquent : le taux moyen des retours a atteint, cette année, la barre des 25 %… Pour vendre trois livres, vous devez en imprimer un quatrième, dont vous savez qu'il ira inutilement séjourner chez un libraire, à qui il coûtera des frais de port, de la paperasserie afin de se le faire recréditer par le diffuseur, pour aboutir finalement dans l'énorme broyeur du pilon (aucun retour n'étant plus, depuis longtemps, remis en vente par les distributeurs : il est plus rentable de détruire le livre retourner que d'en contrôler l'état et, éventuellement, le réinjecter dans le circuit…)
D.A.
Permalien Mardi 27 mars 2007 @ 15:29
Commentaire de: de Lucenay [Visiteur]
La planète dont vous décrivez les variations climatiques m'est inconnue... Il m'arrive très rarement d'entrer dans une "librairie indépendante" : j'habite en province, à la "campagne. Quand je vais à Lyon il m'arrive de passer à la fnac pour de l'informatique et je fais un tour par la librairie et le rayon disques. Je les quitte très rapidement soit parce que je n'y ai rien trouvé, soit à cause de l'ambiance - faut il parler de "bad vibrations" ?
Quand je vais dans une librairie ancienne ou sur un étal de bouquiniste en plein vent les impressions sont bien plus agréables et j'y trouve des livres. Tout ceci n'a aucune valeur générale, désolé du hors-sujet, et n'éclairera en rien les cruelles statistiques.
Mais Taillevent et Mac-Do font ils partie du même syndicat professionnel ?
Permalien Mardi 27 mars 2007 @ 17:16
Commentaire de: Robert Marchenoir [Visiteur]
Cher Monsieur,

Je suis en train de m'appuyer la considérable enquête officielle sur les librairies indépendantes, dont j'ai eu connaissance ici grâce à vous.

S'il faut se réjouir que des esprits aussi éminents qu'Ipsos, le Syndicat national de l'édition, le Syndicat de la librairie française et le Ministère de la Culture réunissent leurs compétences (et notre pognon) pour pondre une étude aussi approfondie et détaillée, il y a quand même quelque chose qui me laisse sur le cul.

Cette étude vient de sortir.

Nous sommes en 2007.

Elle porte sur le marché de... 2004.

Comment est-ce possible?

Le questionnaire a été adressé aux 296 librairies étudiées en novembre 2005. Soit bien après la date la plus tardive possible pour la clôture des comptes 2004. Le retour des questionnaires s'est étalé jusqu'en... avril 2006. Six mois pour remplir un questionnaire! L'analyse des réponses s'est étalée de janvier 2006 à... février 2007! Un an et deux mois pour analyser 139 réponses de libraires et 11 réponses de distributeurs! On attend encore un peu que le Salon du livre arrive, et nous y sommes.

Heureusement qu'il y a l'informatique! Si ces messieurs comptaient encore sur leurs doigts, on attendrait le siècle prochain.

A ce rythme, si le marché du livre s'effondre totalement cette année, on publiera en 2008 des "études" "assez optimistes" sur l'avenir de la librairie. Un peu comme nous voyons aujourd'hui la lumière d'étoiles disparues depuis longtemps.

Si cela reflète la réactivité du monde du livre français aux mutations économiques, technologiques et culturelles, qui sont mondiales, comme chacun sait, et n'ont pas grand'chose à faire de la sublime exception française, il y a du souci à se faire.

Je trouve.
Permalien Mercredi 28 mars 2007 @ 01:15
Commentaire de: P.D à la foire du Livre. [Visiteur]
Oui les bibliothèques rendent conservateurs ... ceci dit la question c'est que faut-il conserver ? que faut-il rendre public ? Dans les archives si il n'y avait pas eu la pression des généalogistes il n'y aurait pas eu d'avancée, les vieilles sociétés historiques ne bougeaient pas.

La mise en ligne des archives publiques et des fonds de bibliothèques c'est quand même d'évidence un progrès pour des tas de raisons.
Permalien Mercredi 28 mars 2007 @ 09:05

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