blog dominique autie

 

Vendredi 4 mai 2007

06: 15

 

Les bonnes paillettes Lux

 

royal_de_lux

 

ou
Pourquoi je voterai pour Mme Royal
le 6 mai 2007

 

Et pourquoi, M'dame Royal, y a écrit Égalité au frontispice de nos établissements publics ?

Je vous le demande.

Je me le suis demandé aussitôt : pourquoi frontispice – que Le Robert donne comme terme d'architecture tombé en désuétude (ce que j'ignorais), et non fronton ? Tiens, bizarre, de la part de quelqu'un qui a le projet de supprimer toute aide d'État à l'étude des langues anciennes : voilà qu'il faut se précipiter sur son dictionnaire pour vérifier qu'il n'a pas commis une bourde, mais une discrète préciosité de langue enrobée de syntaxe franchouillarde, une petit caillou afféterique jeté au beau milieu de cette mare de gouaille.

J'ai dû séjourner cinq minutes, en trois fois, devant mon écran d'ordinateur ouvert sur la retransmission en direct que proposaient tous les sites de nos quotidiens. Le débat avait commencé une quarantaine de minutes plus tôt. Et cela m'a aussitôt frappé – moins le frontispice de M. Sarkozy qu'une sorte d'abîme entre les deux protagonistes, dont il me faut bien tenter de cerner la nature.

[Rappel des faits. Comme, semble-t-il, une solide proportion de l'électorat, je voterai dimanche (car il est exclu que je m'en abstienne) non pour une personnalité politique et son programme, mais contre la perspective que dessinent la figure, les propos et les projets affichés ou probables d'un des deux finalistes [1]. Le choix personnel dont je me suis permis de faire état avant le premier tour me condamne aujourd'hui à engranger toutes les moins mauvaises raisons d'accorder ma voix à l'un afin de contribuer à faire barrage à l'autre. C'est donc une raison de plus qui, mercredi soir, s'est soudain imposée à moi.]

J'ai indiqué, il y a quelques semaines, le pénible effet de cette voix mal posée. Hier, il y avait quelque spontanéité dans l'intonation, m'a-t-il semblé, quand la candidate a refusé de se soumettre à l'interro écrite qu'exigeait son adversaire à propos de son projet à elle de financer l'augmentation du fonds de réserve des retraites par une taxe nouvelle sur le revenu boursier :
Lui : De combien ?
Elle : Les partenaires sociaux en discuteront, mais le principe est là.
Lui : Vous mettez combien sur le fonds ?
Elle : Je vous donne déjà les principes…
Lui : Il y a trente-six milliards et l'État met six milliards par an, donc c'est très intéressant, mais cette taxe que vous annoncez, lorsque Jospin a créé ce fonds, il a prévu cent vingt milliards d'euros. Il y en a trente-six. Chaque année, l'État en met six. Votre taxe est à peu près de combien ?
Elle : Cette taxe sera au niveau de ce qui sera nécessaire pour faire de la justice sociale.
Lui : C'est une précision bouleversante. Vous ne pouvez pas donner de chiffre ?
Elle : Non.
Lui : C'est votre droit…
Elle : Oui, c'est mon droit, car la relance de la croissance économique va permettre des cotisations supplémentaires.
Lui : Vous créez une taxe sans dire son montant et l'espérance de recette ?
Elle : Oui.
Lui : Avec cela, on est tranquille pour l'équilibre de nos régimes de retraite !
Elle : Oui, car j'ai une recette. Ce que je veux dire sur cette question des retraites, c'est que c'est une question essentielle. Pourquoi ? Car c'est la solidarité entre générations [2].

Et toc !

Il y a quelque chose que ne sait – ou ne veut – pas faire cette femme qui, après m'avoir gêné jusqu'au malaise, m'a presque ému, cette fois. J'ai songé soudain à la rage qui doit être celle du coach que lui a désigné son directeur de campagne : l'un de ces cadors du marketing, vernissé comme un wok d'un vieux fond d'analyse transactionnelle et sniffant toutes les cinq minutes sa ligne de programmation neuro-linguistique ; avec, en backstage, Coco, le commando où se poussent du coude le conseiller image, le visagiste, l'orthophoniste, le spécialiste en arts martiaux et le moine theravâda représentant du Petit Véhicule, histoire de dire qu'on met tous les atouts de son côté. Il faut peut-être écouter cette femme avec sérieux lorsqu'elle s'affirme rebelle. Elle le serait, comme on parle d'une toux, aux convenances de l'époque, qui exigeaient qu'elle se laissât formater – elle, sa voix, sa langue, ses gestes – en vue de la compétition. Si c'est bien de cette résistance-là qu'il s'agit, je ne peux dès lors que m'incliner devant la personne, dussé-je fermer les yeux sur son engagement politique au titre du parti qu'elle représente.

Il semble qu'on ait décidé d'oublier très vite, dans ses propres rangs, le pieux tollé qu'a suscité sa décision de dialoguer publiquement avec François Bayrou. À cet égard, la rage de M. Sarkozy a le mérite de la constance. Ce que j'ai entrevu, bien après sa tenue, de son dialogue avec François Bayrou m'a montré une candidate affirmant d'emblée parler en son nom, à l'élocution plus fluide, aux gestes moins saccadés. Était-elle détendue de se savoir ainsi l'interlocutrice singulière d'un homme singulier, lui-même hors cadre [3] ? On peut le supposer. Durant les brefs instants au cours desquels je l'ai regardée et écoutée, mercredi soir, j'ai apprécié cette femme qui entendait s'en tenir aux principes, sans devoir plonger le nez dans une note de synthèse préparée par le ministre du Budget de son shadow gouvernement avant remoulinage par le sup de co de service : combien, parmi nous, sont à même de suivre un échange technique sur les fonds de retraite ? combien d'entre nous une telle question d'experts mobilise-t-elle ?

M'est venu ce rapprochement entre une communication United Colors of Benetton – qui est à la publicité ce que la langue de bois est à la gestion du lien social, que le politique a la lourde responsabilité de rendre assumable par tous [Dimanche, tout devient possible [4]] – et la réclame anteseguélienne : C'est Shell que j'aime ! – Vitteloise, l'eau qui chante et qui danse – On trouve tout à la Samaritaine – Bourjois, avec un J comme joie – Gévéor, le velours de l'estomac – Les bonnes paillettes Lux…

– J'ai une recette, M. Sarkozy.

Ah ! les bonnes paillettes Lux, parlons-en ! La lessive de [ma] grand-mère, qui rendait mes pulls si doux quand je les lavais à la main dans mes lavabos de célibataire. Qu'on veuille m'expliquer pourquoi, au beau milieu des années 1990, on en a cessé la commercialisation ! Je garde ce dernier paquet (je m'en assurais, comme de tout, trois ou quatre d'avance, toujours) à peine entamé, comme un bien précieux. Je suis certain qu'aux enchères, sur eBay…

… à moins que celle qui aura donc ma voix, dimanche, élue, ne décide que les bonnes paillettes, à elles seules, préservaient mieux l'environnement qu'une dose de Soupline rajoutée après passage à basse température des unités d'enzymes gloutons, pétrochimiques, libéraux – pour tout dire sarkozyens – à quoi le lobby des lessiviers est convenu de nous réduire.

[Avec Skip, je suis libre de me salir !]

 

 

Le frontispice auquel vous avez échappé
[Cliquez ici.]

 

 

[1] 46 % des électeurs affirment qu'ils voteront au second tour de l'élection présidentielle par rejet de l'autre candidat, contre 51 % par adhésion, selon une étude TNS-Sofres pour RTL et Le Monde, rendue publique dimanche 29 avril. Cette part de rejet atteint 56 % chez les électeurs ayant l'intention de voter pour Ségolène Royal, contre 40 % chez ceux de Nicolas Sarkozy. C'est parmi les électeurs ayant choisi François Bayrou au premier tour que le vote de refus est le plus fort : 65 %. Il est majoritaire (55 %) chez ceux qui envisagent de se reporter au second tour sur M. Sarkozy, mais culmine à 72 % chez ceux qui disent avoir choisi Mme Royal. Source : www.lemonde.fr – 29.04.07, 15 h 59.
[2] Passage reproduit de la transcription du débat publiée par les sites des principaux quotidiens.
[3] « [François Bayrou] est pour le deuxième mois consécutif la personnalité politique préférée des Français, selon le baromètre mensuel TNS Sofres-Figaro Magazine », titrait le site Internet du Figaro le 3 mai.
[4] Capture d'écran du site du canditat le 3 mai à 20 h 02.

Paillettes Lux, l'un des derniers paquets commercialisés,
ca. 1995 – coll. Dominique Autié.

………………marsupilami…………………
………………Je veux être président
……………Je veux être président
…………Je veux être président

 

 



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Commentaires:

Commentaire de: Pierre [Visiteur] · http://www.afleurdenet.com/journalextime
Je vous rejoint tout à fait sur ce point et savoure ce billet fort juste.
Permalien Vendredi 4 mai 2007 @ 10:58
Commentaire de: iPidiblue star en paillettes [Visiteur]
Ne vous inquiétez pas Dominique, le soir du 6 mai tout devient possible et même que Nicolas appelle Ségolène comme premier ministre et François comme soubrette ... vous les reverrez vos paillettes !
Permalien Vendredi 4 mai 2007 @ 13:02
Commentaire de: Marc Briand [Visiteur] · http://catherine.briand.club.fr/index.html
Non, l'accent tonique n'est pas en place et ça m'inquiète.
Quand je pense que, pour le deuxième mois consécutif, Bayrou est la personnalité préférée des Français, on se pose des questions.
Permalien Vendredi 4 mai 2007 @ 14:51
Commentaire de: Olivier Bruley [Visiteur] · http://oliviermb.hautetfort.com/
Il me semble que j’ai été un peu dur, hier, chez moi, avec cette pauvre Ségolène, qui est sans doute plus à plaindre qu’à blâmer. La préciosité de langage de Sarkozy est des plus douteuses, évidemment, et précisément parce qu’elle se trouve au milieu de tant de gouaille. A un certain moment du débat, je ne sais plus exactement à propos de quoi le candidat a prononcé l’improbable mot de péren. Il prétendait parler de la pérennité de quelque chose, mais en usant d’un barbarisme, montrant ainsi que, pour le si bel adjectif qui aurait dû la dire, il n’y en avait manifestement aucune à espérer ! Je crois que ce joli petit mot, si injustement raccourci, en dit fort long.
Permalien Samedi 5 mai 2007 @ 01:38
Commentaire de: Saïd Mohamed [Visiteur]
Un oeil rapide sur le site du candidat.
Une impression terrible de malaise au bout de quelques secondes.
Non pas à l'écoute du contenu, mais à cause de ce tangage permanent de l'homme.
Avez vous remarqué ?
Ce malaise je l'ai déjà ressenti dans le film Rosetta des frères Dardenne.
La caméra à l'épaule donne une image bougée pendant tout le film qui donne l'impression d'être en pleine mer.
Là ce n'est pas la caméra qui produit cet effet, mais l'homme. Comme s'il était atteind de la danse de Saint Guy.
Regardez bien l'image en cliquant sur la note 4...

Ségolène avec son accent gaullien de femmes humiliées, femmes bafouées, femmes libérées...
Ségolène avec ses accents de Louise Michel, d'Arlette, de Voynet...
Ségolène avec un sex appeal comme ce pays n'en à pas connu depuis longtemps dans le personnel politique...
Qu'est ce qui pourrait faire qu'elle soit éllue dimanche soir?
Rien.
Quelle tristesse que ce soit le petit comptable qui prenne le pas sur le rêveur.
Faudra-t-il dés lundi encore faire des comités de soutien à des enfants expulsables, comme nous en avons fait l'an dernier?
Eloigner le spectre du vel d'iv.
Rafler ma filleule, Astrid Mira la petit congolaise, doont le père à disparu dans ce pays en guerre, dont la mère a été violée.
Et les autres à la sortie des écoles sont-ils menacés?
Faudra t-il coudre une étoile bleue blanc rouge sur les vêtements des enfants nationaux?
Cela va-t-il recommencer?
Cette peur ressentie dans l'enfance pendant la guerre d'Algérie, elle est là à nouveau dans mon ventre.
Il faut l'avoir vécu déjà pour comprendre ce ressenti.
Oui maintenant j'ai à nouveau peur que mon visage ne serve à nouveau de crachoir.
Peur, non pas du désespoir de Billancourt, mais de celui de la Courneuve.
Aimez vous les uns les autres, comme dirait Ségolène à Chraletty.




Permalien Samedi 5 mai 2007 @ 04:13
Commentaire de: O. [Visiteur]
Vous ne votez pas pour un parti ? Derrière la "rebelle" Royal, vous trouverez des Rebsamen, des Ayrault, des Bianco, des hommes de réseaux, des technocrates froids comme la mort, qui vous feront passer le goût de rire avec le socialisme. Avec le Parti du "tout-culturel", des IUFM, le Parti de la destruction volontaire de l'enseignement du latin et du grec, de l'étude d'articles de journaux au lycée, le Parti de la suppression de l'enseignement de l'histoire de France, des abominables programmes imposés par le ministre Jack Lang en 2000, de l'élève "construisant lui-même ses savoirs", le Parti du SNES et des "manifs de profs" sur commande...

Je ressens une grande tristesse en vous lisant, je n'arrive pas à le croire. Vous allez donner votre voix à ce qui vous tue.
Permalien Samedi 5 mai 2007 @ 11:51
Commentaire de: admin [Membre]
Merci à vous d'avoir pris la peine de rédiger ce commentaire. Votre propos s'appuie essentiellement sur l'enseignement, un domaine que je connais peu (je ne suis enseignant que quelques heures par an, dans ma spécialité professionnelle, l'édition).
Sur le versant culturel, je pense être plus « libéral » (la chose est possible, contre toute apparence) que M. Sarkozy, j'entends par là plus opposé que les lecteurs de ce site ne peuvent sans doute le soupçonner au système de l'assistanat, du saupoudrage des subventions, au droit à la culture.
Je m'interdis toute attaque personnelle, vaine, incivile : mais je compte parmi ceux qui pensent qu'il n'est pas prudent de donner ce pouvoir-ci à cet homme-là, qui le guigne effrontément depuis trente ans, jusqu'à instrumentaliser tous ceux qui pouvaient concourir à son projet. C'est un véritable haut-le-cœur qui me prend si je songe à ce ballet autour de lui.
Je vous le dis avec sincérité : votre grande tristesse est la toile de fond de ma pensée de citoyen, ces temps-ci. Si, en dépit de ses esquives, mon texte a suscité ce sentiment chez vous – ne croyez pas que je joue, et je vomis trop l'ironie mauvaise –, j'ai eu raison de l'écrire. Quelque chose est passé, il se peut, de ce qu'en mon for intérieur j'éprouve, si durement, ces temps-ci. Merci à vous, vraiment.
Dominique Autié.
Permalien Samedi 5 mai 2007 @ 14:11
Commentaire de: François A [Visiteur] · http://nonconverti.blogspot.com/
Ton texte et ton blog m'ont inspiré : http://nonconverti.blogspot.com/

Je me suis permis de reprendre le photo de ton superbe paquet de lessive qui fait un bon lien avec mes raisons de voter comme toi dimanche.
Bravo pour ton travail

François
Permalien Samedi 5 mai 2007 @ 17:00
Commentaire de: Marc Briand [Visiteur] · http://catherine.briand.club.fr/index.html
La cause est entendue. Il faut mourir pour renaître à de nouvelles perspectives.
Permalien Samedi 5 mai 2007 @ 17:54
Commentaire de: henrotte Thérèse [Visiteur]
L'élection d'un Président, c'est pas vraiment notre truc à nous qui avons un roi. j'entends souvent d'ailleurs que l'on reproche beaucoup à notre famille royale de couter très cher au pays. Je me demandais deux anciens président et un(e) en exercice cela coute combien aux français ?
j'aime beaucoup lire vos billets, et aujourd'hui je me posais très honnêtement la question "pour qui voterais-je ?" Une droite très très à droite, c'est la tendance dans l'Europe, et la gauche est avec Mme Royal un peu "caviar" comme chez nous. Abstention.
Permalien Samedi 5 mai 2007 @ 22:53
Commentaire de: Patrice Beray [Visiteur]
J'apprécie tout particulièrement que vos "lignes" de conduite, Dominique, soient exemptes de tout ressentiment, qui est d'ordre individuel (et qui offre les pires formules d'"adhésion"). C'est une définition en acte de l'éthique que vous donnez là : comme l'écrit un de vos correspondants, mourir à soi certes, si le temps le veut, mais jamais tout à fait aux autres...
A voté !
Saluts fraternels
Permalien Dimanche 6 mai 2007 @ 09:31
Commentaire de: O. [Visiteur]
Avant tout, je regrette de m'être signalé à vous de cette façon, ayant passé deux belles années à vous lire… J'ai agi comme un enfant au cinéma : fasciné et silencieux lorsque tout va bien, il explose en cris d'alarme lorsque le héros court un péril mortel, et il montre du doigt le méchant sur l'écran. Mon petit message était une interpellation ; je plaide le coup de sang.

C'est que je suis encore jeune, la vingtaine, et je vois ( peut-être ) le désastre de plus près. Vous le voyez dans les allées bruyantes du Salon du Livre, dans les pages mal encollées d'un mauvais livre de poche, dans le sourire carnassier des Sup' de Co' d'une maison d'édition. Mais ce « libéralisme » là n'est que la conséquence, pas la cause. J'ai vu, de mes yeux, des bibliothèques de jeunes professeurs comptant tout au plus une trentaine d'ouvrages – dont dix ou douze « manuels de premier cycle » et quelques « Annabac » ; des cours de lettres consacrés à l'étude d'un éditorial du Monde ou de Libération ; un professeur terminant son année scolaire par une diffusion du film Mad Max ( « tu comprends, après l'mois d'mai, les gosses y sont déjà en vacances » ). Et je ne peux m'empêcher de chercher des coupables. Et je comprends, en lisant votre belle réponse, et celles de Marc Briand, de Patrice Beray, que j'ai besoin de coupables - que toute la France, dans le secret de l'isoloir, va désigner des coupables, balancer, régler des comptes. Que nous ne sommes plus tout à fait dans la démocratie.
Je n'aime pas le candidat de la droite, je n'aime pas sa morgue, ses appétits, ses hommes de main. Mais j'attends de lui, comme d'un policier après un cambriolage, un état des lieux et des actes conservatoires.
Permalien Dimanche 6 mai 2007 @ 11:24

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