blog dominique autie

 

Vendredi 7 décembre 2007

20: 25

 

 

Éditions Chandeigne – Collection « Magellane »
[Reproduction de la prière d’insérer de l’éditeur]

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LE VOYAGE DE MAGELLAN (1519-1522)
La relation d'Antonio Pigafetta & autres témoignages
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120 cartes & illustrations, index, 2 vol., reliés sous coffret, dont un en couleurs, 1088 pages (pagination continue). Paru en octobre 2007.
Prix : 75 € – (Prix de lancement jusqu'au 29 février 2008 : 68,50 €)
ISBN : 978-2-91554032-1
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Édition établie par Xavier de Castro, éditeur de nombreux livres sur les voyages de découverte et responsable de plusieurs volumes parus dans la collection Magellane, et de Carmen Bernand, historienne du monde hispanique - avec la collaboration d'éminents spécialistes, tels Luís Filipe Thomaz, José Manuel Garcia, Jean-Paul Duviols et d'une équipe de traducteurs (Jocelyne Hamon, Ilda Mendes dos Santos, Anne-Lise Darras-Worms, etc.)

 

 

Magellan est le plus connu des navigateurs, son voyage la plus extraordinaire des aventures ; cependant, de nombreuses approximations circulent malheureusement dans tous les ouvrages de vulgarisation sur le sujet. Les sources directes sont pourtant relativement nombreuses ; mais, éparses et souvent difficiles d’accès, toujours lacunaires, elles n’avaient jamais été rassemblées.

Il faut rappeler que Magellan avait pour ordre exprès de rejoindre par l’ouest les Moluques et de revenir par la même voie. Il n’a sans doute jamais projeté de faire un tour du monde. Son décès prématuré ne lui permettra pas de le réaliser, et Juan Sebastián Elcano en recevra les honneurs au retour à Séville de la Victoria, seul navire rescapé. L’exploit du navigateur est d’avoir résisté à ses hommes et aux éléments pour découvrir le détroit sud-américain qui portera son nom, et d’avoir traversé pour la première fois le Pacifique. Ce faisant, il n’a pas voulu prouver que la Terre était ronde – connaissance acquise depuis les Grecs –, mais il a montré qu’elle était circumnavigable, ce qui n’est pas la même chose...

La traversée du Pacifique fut très longue et éprouvante : plus de trois mois sans toucher terre. La surprise de Magellan ne fut pas de découvrir un océan aussi vaste, mais de naviguer sur une mer déserte. Par chance, grâce à l’ingestion d’un puissant anti-scorbutique récolté dans le détroit de Magellan, le nombre des décès fut très faible.

Parvenu aux Mariannes, puis aux Philippines, Magellan surprend alors par son comportement : au lieu de se diriger droit sur les Moluques, comme les instructions royales l’exigeaient, il remonte vers le nord, erre d’île en île, et désobéit une nouvelle fois aux ordres en combattant les indigènes de l’île de Mactan. Dans cet épisode, Magellan trouve une mort que l’on qualifierait aujourd’hui d’« idiote ». Mais ne l’a-t-il pas provoquée sciemment ? A-t-il compris à ce moment qu’il n’était déjà plus dans l’hémisphère espagnol, que son voyage était un échec et qu’il ne pouvait rentrer ni chez lui, où il était un « traître », ni en Espagne après avoir maté dans le sang une mutinerie sur la côte patagonique ? Ou bien cherchait-il simplement à affermir les liens politiques avec les souverains de la région, voire à conquérir des domaines dont la gouvernance lui serait revenue ? Quoi qu’il en soit, la confrontation des sources et des commentaires s’avère passionnante sur ces questions cruciales qui n’auront jamais de réponses définitives...

Rappelons enfin que sur les 237 marins embarqués sur les quais de Sanlúcar, à bord de cinq navires, 90 revinrent vivants : 55 sur le San Antonio, dont l’équipage déserta dans le fameux détroit, et 35 qui firent effectivement le tour du monde ; les autres moururent en route ou disparurent dans les îles de l’Extrême-Orient. Parmi ces survivants, les principaux furent interrogés par des juges ou des chroniqueurs qui transcrivirent leurs déclarations ; certains laissèrent de brefs récits manuscrits.

C’est l’ensemble de ces textes qui sont ici publiés, accompagnés des cartes de l’époque et d’une riche iconographie.

*

Tome 1

Édition critique du récit de Pigafetta, qui fait la synthèse des quatre manuscrits existants. Ce texte est célèbre par sa force littéraire, la variété de ses anecdotes et la qualité de son information.
Illustrations issues du manuscrit de la Beinecke Library de l’université Yale. Riche appareil de notes qui fait la synthèse des connaissances actuelles, ajoute quelques « découvertes » et résume les principales hypothèses d’interprétation.
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En annexe : cartes de l’itinéraire détaillé ; dossier en couleurs rassemblant les premières cartes des Moluques et les planisphères antérieurs au voyage ; compléments sur les navires et leurs équipements, les vivres et les biens embarqués ; liste des équipages et index biographique complet de tous les participants ; chronologie ; glossaire.

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Tome 2

Vingt-six documents qui éclairent, et souvent complètent, la relation de Pigafetta, pour la première fois réunis et traduits en français :
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Intégralité des récits, déclarations et lettres de compagnons de Magellan : Ginés de Mafra, Martín de Ayamonte, Martín Méndez, Juan Sebastián Elcano, Francisco Albo, Gonzalo Gómez de Espinosa, Leone Pancaldo, Giovanni Battista et deux anonymes ;
Lettres d’António de Brito, le capitaine portugais qui fit prisonnier aux Moluques les survivants de la Trinidad, laquelle avait tenté de rejoindre Panama par le Pacifique ; lettres des souverains des Moluques aux autorités portugaises ; premières relations imprimées de Maximilianus Transylvanus (1523) et de Pietro Martire d’Anghiera (1530) ;
Tous les passages concernant le voyage, épars dans l’Historia general de las Indias d’Antonio Herrera (1601), qui eut accès à des sources aujourd’hui disparues ;
Bibliographie exhaustive et triple index portant sur les deux tomes.

Ouvrage publié avec le concours du Centre national du Livre
et de la Fondation Calouste Gulbenkian.

 

Retour à la chronique de Dominique Autié
consacrée à cet ouvrage – Cliquez ici.

 

 

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