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Samedi 2 février 2008

06: 12

L'ordinaire et le propre des livresPetite philocalie

 

 

42 – Bertrand Racine
intertresetroit
libraire

 

bertand_racine_blog

 

Le Blog a récemment publié un texte de Bertrand Racine consacré à un salon du livre auquel il venait de participer à Castelsarrasin, donnant lieu à un premier débat. Je souhaite vivement que cet entretien – préparé début décembre et mis au point ensemble depuis – relance l'intérêt suscité par sa première intervention. Je le remercie vivement de venir ainsi donner chair à des propos souvent très (trop ?) personnels que ma passion pour le livre inspire souvent ici. Je pourrais le formuler autrement en suggérant que Bertrand Racine apporte ici le principe de réalité. D. A.

 

On l'aura compris, je ne me lasse pas de les fréquenter et je me fais un doux devoir de chanter leur métier. « Pourtant, au regard de la direction du Livre du ministère de la Culture, nous n'existons pas ! prévient Bertrand Racine. Le label qu'il est question de décerner aux libraires indépendants, avec quelques avantages fiscaux à la clé, ne nous concerne absolument pas. Pas un mot sur nous dans le rapport ! Or, si un libraire de neuf est confronté au lourd problème du stock, nous le sommes aussi ; avec une nuance toutefois : le stock de livres neufs est tournant, vous le réapprovisionnez ou non lorsque vous avez vendu le ou les exemplaires que vous aviez entrés lors de la parution de la nouveauté. Le stock du libraire d'ancien est un stock permanent. »

Il a choisi ce métier « sur le tard », dit-il, et porte sur le commerce du livre ancien et de seconde main un regard que la routine, la lassitude et le découragement n'ont pas encore affecté. Et d'ajouter aussitôt : « De plus, notre métier n'est pas un et indivisible… Nous ne faisons pas tous le même métier, loin de là, et l’univers de la « bouquinerie » est aussi diversifié que les autres métiers. Le forain qui travaille exclusivement sur les marchés de plein vent ; celui dont l’activité se développe principalement sur les salons, en vente sur catalogue ou aujourd’hui sur Internet ; le généraliste qui a pignon sur rue, qu’il exerce dans une ville ou dans une petite commune ; le libraire spécialisé dans quelques grandes villes, en particulier à Paris ; celui qui poursuit une activité familiale héritée de plusieurs générations ; celui qui n’a que cela pour vivre et celui pour qui c’est un complément de revenus ; autant d’histoires et d’itinéraires personnels différents qui procèdent aussi de métiers différents. Également, et c’est le plus important, de clientèles différentes, même si elles se rejoignent parfois sur telle ou telle manifestation. »

La profession elle-même, de façon générale, a muté, poursuit-il. « Jadis, les libraires d'ancien étaient alimentés par les brocanteurs et les antiquaires, pour lesquels le "papier" n’avait aucune valeur marchande. Ils se payaient l’essence ou les cigarettes. Souvent, aussi, ils avaient recours aux bons offices d’un réseau de chineurs qui arpentaient les foires, les marchés aux puces, les salles de vente, etc. Ces prospecteurs, réputés pour leur connaissance du livre ou leur flair, faisaient « remonter » les bonnes affaires, les exemplaires d'exception, ou recherchés. En passant de la rive gauche à la rive droite de Paris, des Puces de St-Ouen aux caisses des quais de Seine, la valeur d’un ouvrage pouvait être décuplée. Ces intermédiaires n'existent plus, ils travaillent désormais à leur compte ; tout le monde est acheteur et vendeur, du particulier au brocanteur. Le bon livre devient cher. Si vous ne faites pas une offre conséquente au vendeur, vous passez pour un escroc ou vous ratez l’affaire : le vendeur ira lui-même vendre sur Internet ou sur un vide-greniers. Toutefois, pour une large part, le commerce du livre ancien et de seconde main reste une chaîne, comme il l'a toujours été. Aujourd'hui, c'est l'outil informatique qui remplit cet office. Et Internet a commencé à supplanter le catalogue imprimé que nombre d'entre nous prenaient soin de constituer et de diffuser, à rythme plus ou moins régulier, à l'intention de ses clients, mais aussi de ses confrères et, surtout, de ses correspondants et bibliophiles étrangers. »

Reste, sans nul doute, une évolution avec laquelle la profession doit compter : celle du public et de ses goûts. « Aussi diverse que les genres de livres auxquels elle s'intéresse et que les libraires qui les vendent, la clientèle du livre ancien est un millefeuille. Mais la crème a disparu… Les plus jeunes n’ont pas de ressources, ou si peu, et les trente quarante ans ont orienté leurs choix vers d'autres supports que le livre ancien qui leur parlent plus – bandes dessinées, objets publicitaires, disques vinyles, etc. – et utilisent de plus en plus Internet qui est un outil de leur génération. Les sites de vente aux enchères ont tout bouleversé et on a vu des "valeurs sûres" s'effriter en quelques années, comme les anciens Guides Michelin, les anciennes cartes routières, les vieux albums de Tintin. Tous avaient une cote parce qu'ils étaient rares. C'est fini. On pourrait multiplier les exemples, y compris dans le livre ancien. »

salonlivreancien_vignette

Bertrand Racine s'est proposé pour prendre le relais – au titre de l'association de professionnels qui l'organise – de la mise en œuvre pratique du salon du Livre ancien qui se tient chaque année à Toulouse depuis désormais dix-sept ans.

La tâche est lourde, car le salon est prisé par la profession, des libraires se déplaçant de tout un très large grand Sud-Ouest. On ne saurait imaginer de cadre plus propice que la salle des Pèlerins de l'Hôtel-Dieu Saint-Jacques, qui accueille la manifestation depuis plusieurs années – mais aussi un autre salon dit des éditeurs de Midi-Pyrénées, à l'automne, consacrant cette sorte de schizophrénie instituée entre le livre neuf et le livre ancien.

Bertrand Racine – et ce n'est pas la moindre raison de mon intérêt pour son travail – prend le parti de la pédagogie. Il pense qu'un public se forme, s'entretient comme un jardin. Nul, habitué de ces pages, ne s'étonnera que je l'y encourage sans réserve. Cette année, une matinée d'initiation à la bibliophilie ancienne et moderne sera offerte, le dimanche, à ceux qui voudront bénéficier des connaissances et des conseils d'un libraire à la retraite.

Cette soirée de décembre, où nous avons parlé à bâtons rompus de son métier et des livres, fut entrecoupée par deux appels successifs d'un client qui souhaitait retenir une édition de prix, sans doute découverte lors de sa dernière visite dans la librairie. Le second coup de fil avait pour objet d'en négocier le prix. Bertrand Racine a exclu cette hypothèse mais proposé à son interlocuteur un paiement fractionné. J'en profitais pour explorer les tables. Je mis la main sur deux exemplaires, en parfait état, de l'unique édition du superbe Description de San Marco, l'un des chefs-d'œuvre de Michel Butor, que Gallimard honora en 1963 d'un beau format petit in-quarto (15,5 x 23,5 cm) sous couverture de la collection blanche. À un prix inférieur à celui qu'afficherait aujourd'hui l'éditeur pour le même, en nouveauté (broché sans fil, on le craint). J'ai songé un instant en acheter un, voire les deux… pour les offrir. Mais il m'a semblé significatif que le prochain visiteur puisse penser que ce livre, qui figure deux fois devant lui, n'est pas rare, qu'au troisième exemplaire disponible à la vente Bertrand Racine puisse envisager d'en faire une pile et qu'ainsi un tout petit pas soit fait pour indiquer au lecteur qu'il n'y a pas deux mondes, deux objets distincts qu'on désigne par le vocable livre, et que ces trésors en papier ne sont pas moins enviables parce que d'autres mains que les siennes s'y sont longuement attardées.

 

 

Les Toulousains peuvent rencontrer Bertrand Racine en sa librairie :
Librairie Saint-Aubin – 55 rue Riquet – 31000 Toulouse – 05 61 57 17 16
ainsi que sur deux marchés aux livres de Toulouse, le samedi place Saint-Étienne et, le dimanche matin, place Saint-Aubin.

 

 

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Commentaires:

Commentaire de: n a m - l ú - u l ù ! [Visiteur] · http://www.kb.nl/bc/koopman/1961-1975/c58-fr.html
23.5/15.5= 23.5.[1/15.5] soit presque ("quasiment " dirait Caillois) [2/(Phi)]²

L' or y est, en surface et en plain!

(vous le dites souvent: le livre est une chose pondérée lorsqu' il devient femelle. C'est une créature hermaphrodite, double, en plis angulaires, et vous n'avez pas donné l' épaisseur du volume qui donne sa profondeur en plein.)

Bien à vous Dominique.
Permalien Samedi 2 février 2008 @ 10:51
Commentaire de: iPidiblue et l'omble chevalier [Visiteur]
Petit poisson deviendra grand ... et qui prend racine ne s'effeuillera pas de sitôt!
Permalien Dimanche 3 février 2008 @ 03:19
Commentaire de: Jacques Layani [Visiteur]
Je pensais avoir dit, au cours de la discussion précédente, tout ce que j'avais à dire sur le sujet, mais je suis sans voix devant l'ahurissant plaidoyer pro domo que je viens de lire.

Ah oui, c'était mieux avant, n'est-ce pas ? C'est toujours mieux avant. Les livres avaient une cote, eh eh ! Une cote établie par qui ? Par les Prôôôôôôôfessionnels ! C'est-à-dire ceux qui étaient juges et parties en même temps. Et maintenant, internet a détruit tout ça, snif !

Mais sacré nom d'un in folio, pourquoi voulez-vous diable que le lecteur -- qui est d'abord client, dans votre logique marchande -- prenne en compte vos problèmes de commerçant ? Vient-il vous prier de prendre en considération ses fins de mois ? Et pourquoi désirez-vous qu'il paie cher ce qu'internet va lui proposer à beaucoup moins ? Vous allez encore me dire que vous êtes là pour gagner votre vie, et je vous répondrai encore que le lecteur n'est pas missionné pour vous y aider.

Et toujours ces jugements de valeur : "la clientèle du livre ancien est un millefeuille. Mais la crème a disparu" -- non mais, franchement, vous n'avez pas honte de dire des choses pareilles ? La crème, c'était qui ? Celle qui vous faisait vivcre ? Tiens, ça me fait penser à une réplique de Topaze : "Pour gagner de l'argent, il faut bien le prendre quelque part".

Et pourquoi opposez-vous le livre aux bandes dessinées et aux disques ? Encore une aristocratie de la culture ? Vous ne pouvez donc imaginer que ce soient les mêmes personnes qui lisent et achètent des disques anciens ? Des gens éclectiques, qui ont toujours procédé ainsi et avaient inventé avant l'heure ce qu'on nomme aujourd'hui, la bouche en cul-de-poule, le multimédia.

Ah, cet aveu magnifique : "Tous avaient une cote parce qu'ils étaient rares. C'est fini." Eh oui, c'est fini. ET C'EST TANT MIEUX. La notion d'introuvable est morte et enterrée : on pourra toujours trouver moins cher, dans un état comparable. Et si la notice d'internet n'est pas assez explicite, on pourra, comme aujourd'hui, poser une question au vendeur. Il arrive même qu'on obtienne la réponse dans les quelques minutes qui suivent.

"Internet a commencé à supplanter le catalogue imprimé" : mais bien sûr, et c'est parfait parce que cela peut être mis à jour rapidement. Vos nostalgies datent de la marine à voile.

Je précise que je suis dans ma cinquante-sixième année, donc de ceux qui ont connu l'âge de plaqué-or que vous regrettez. Le plaqué-or vieillit mal.

Monsieur Racine, les libraires, de neuf ou d'ancien, qui continuent à raisonner comme vous le faites, sont déjà morts professionnellement. Nous n'irons pas à leur enterrement.
Permalien Dimanche 3 février 2008 @ 11:37
Commentaire de: Zeb [Visiteur]
Monsieur Layani, merci pour les éclats de rire et de bon sens.
Permalien Lundi 4 février 2008 @ 16:03
Commentaire de: ArD [Visiteur]
En relais avec le commentaire de J.L.
Pas certaine cependant qu'une telle pétulance soit de mise vis-à-vis d'un libraire qui semble, de ce que je perçois, plus éclectique que ringard. Il semble prendre parti pour la non-uniformisation d'une méthode de vente, voire d'une méthode d'accès. N'est-ce pas là une façon de satisfaire lecteurs et acheteurs de livres, deux catégories de consommateurs qui peuvent se fondre et se différencier tout à la fois? Les prouesses du capitalisme efficace à prix réduit, nous les connaissons bien, elles sont souvent réductrices, voire agglomérantes. les développer est une chose, ne jurer que par elles en est une autre.
Armelle Domenach
Permalien Lundi 4 février 2008 @ 21:33
Commentaire de: Jacques Layani [Visiteur]
Mais je ne jure pas que par elles, pas du tout.

J'ai mis dans mon commentaire de l'ironie, mais pas d'agressivité. Il faut savoir accepter que l'on nous tende un miroir déformant. De s'y reconnaître, aussi. C'est difficile. C'est là qu'on voit les capacités de chacun à se remettre en cause, à douter, à se dire que, peut-être, il faudrait revoir ses positions.

Je demande seulement à Bertrand Racine et à ses confrères d'accepter les évolutions des techniques et des mentalités. Dominique Autié nous donne un excellent exemple : il est un très grand amoureux des livres, et il use d'internet avec plaisir et grande compétence. Il nous dit ainsi que rien, jamais, n'est incompatible, qu'il ne faut pas opposer les choses, mais tenter de les concilier, de les absorber toutes.

En revanche, ce que je ne supporte vraiment pas chez Bertrand Racine, c'est cette expression : "la clientèle du livre ancien est un millefeuille. Mais la crème a disparu" ou, comme dans la discussion précédente, des "coques de châtaignes dans les poches". Il a la métaphore alimentaire -- ce qui est révélateur.
Permalien Lundi 4 février 2008 @ 22:59
Commentaire de: Bertrand RACINE, Libraire [Visiteur]
Sans intervenir sur un débat dans lequel je me suis bien assez exprimé (à moins que vous ne le souhaitiez, bien entendu) je voudrais juste vous inviter à relire les extraits de l'entretien que j'ai eu avec Dominique Autié en partant du point de vue suivant 1 - Je ne suis dans le "métier" que depuis deux ans, je n'ai pas connu "l'âge d'or" (si ce n'est comme client) et je n'en ai donc aucun regret. 2 / Je vends tous les jours sur la Toile, c'est même par là que j'ai commencé et si je n'avais pas cet outil magique, je ne pourrai tout simplement pas vivre de mon métier ; je n'ai donc aucun a priori contre le Net, bien au contraire. 3 / Je n'ai pas exprimé de regret sur l'évolution du métier, encore moins d'amertume, j'ai tenté de faire un constat, non pas tant pour bousculer les amateurs de livres, clients ou non, mais bien plus pour interpeller les libraires, en tout cas ceux que je côtoie sur les salons, marchés forains, brocantes, etc. 4 / Les expressions relevées par J.L. ne sont pas miennes mais sont reprises de la bouche de professionnels inquiets (eux, pas moi !) de l'évolution du métier qui les fait vivre ... et donc manger. 5/ Il faut savoir accepter le parler cru des professionnels pour lesquels une expression suffit à donner l'ambiance. Exemple de propos d'un brocanteur, entendu ce WE à la brocante où je déballais : "Sur ce coup je me suis goinfré". Autrement dit, "j'ai bien gagné". Nouvelle métaphore alimentaire.
Permalien Mardi 5 février 2008 @ 19:36
Commentaire de: Jacques Layani [Visiteur]
Eh oui, une nouvelle métaphore alimentaire. Et moi, je trouve cela d'une vulgarité sans nom et d'une épouvantable grossièreté. Je n'ai rien à faire avec des goinfres.

Quant à la crème et le millefeuille, je regrette, mais elle est de vous, en tout cas : présentée comme telle dans votre texte.
Permalien Mardi 5 février 2008 @ 20:14
Commentaire de: admin [Membre]
Jacques ! Pace ! Pace !
Je regrette de n'avoir vraiment pas pu, ces jours-ci, me porter partie prenante des débats. Je ne suis pourtant pas un fou furieux du consensuel ni, encore moins, de l'œucuménisme pour l'œucuménisme : mais, les connaissant un peu l'un et l'autre, je n'ai pas le sentiment que l'incompréhension fût une fatalité entre Jacques Layani et Bertrand Racine. Je témoigne de la parfaire rigueur de Bertrand Racine lorsqu'il expose, dans sa dernière intervention, la perspective qui a été celle de l'entretien (qui reflète, comme il l'indique, sa propre situation de libraire ayant récemment rejoint la profession). Et je témoigne, de façon symétrique, de la grande exigence de Jacques en matière de "commerce" du et avec le livre, en tant que lecteur mais aussi en tant qu'auteur.
J'en tire malgré tout un premier enseignement – un peu vite j'en conviens (je prends tardivement connaissance de vos échanges sur cette page) : il y a bien quelque chose de "brûlant", ces temps-ci, qui concerne le destin du livre ; les enjeux sont forts ; et nombre de données sont brouillées, qui permettraient pourtant d'y voir plus clair – y compris au niveau de l'État (voir la remarque de Bertrand Racine sur les mesures envisagées pour les libraires indépendants). Ainsi, Jacques, je m'oppose à vous quand vous dites que vous n'avez pas à prendre en compte la problématique du commerçant, que vous allez au plus offrant : vous le savez, je suis dans une logique différente : nous aurons les livres que nous mériterons grâce à un réseau de professionnels que nous mériterons aussi, et l'un n'est pas dissociable de l'autre. Et nous sommes, certainement, à ce moment d'une évolution (économique, sociétale, politique…) où il nous faut choisir notre camp.
Merci, quoi qu'il en soit pour ce dialogue. Invitation, pour moi, à le poursuivre et le relancer (il n'est d'ailleurs pas clos sur cette page !).

Dominique Autié.
Permalien Mardi 5 février 2008 @ 21:28
Commentaire de: iPidiblue et l'étrange objet du livre [Visiteur]
Oui Dominique, vous n'avez certes pas eu le temps de lire les 271 pages du rapport de la commission Pochard sur le métier d'enseignant mais pas une seule fois le mot "manuel d'enseignement" n'est prononcé et à fortiori rapporté, ni non plus fait état des livres et des bibliothèques qui sont les lieux naturels où poussent ces étranges objets !

Permalien Mercredi 6 février 2008 @ 10:22
Commentaire de: Robert Marchenoir [Visiteur]
N'en déplaise aux fonctionnaires, tout le monde ne peut jouir de leur noble statut, l'URSS n'existant plus.

Certains sont donc bien obligés d'exercer l'infâmante profession de commerçant, afin de payer les traitements des sus-cités.

Or un commerçant ne peut vivre à moins de réaliser un profit, et ce profit lui vient de ses clients.

Je sais, c'est dégoûtant.

Mais c'est la vie. Ceux qui aiment manger au restaurant mais qui ne supportent pas l'idée que le personnel pourrait parler d'eux dans leur dos ne devraient jamais rentrer dans les cuisines.
Permalien Jeudi 7 février 2008 @ 22:39
Commentaire de: nikita333 [Visiteur]
Bonjour,
Monsieur Bertrand Racine,
Vous êtes "nouveau", mais dans le vrai.J'ai 40 ans d'"expérience" dans l'ancien et le neuf.Il faudrait 1 livre pour expliquer l'évolution du métier de LIBRAIRE en ancien (il y a des diplomes pour le neuf pas pour l'ancien),et ce métier de Libraire pour l'ancien n'est hélas pas reconnu comme tel (sauf pour qualques vieux clients CONNAISSEURS).Monsieur Racine,continuez ce plus beau métier du monde (et je sais qu'il est très dur et ingrat),un visiteur inconnu
Permalien Dimanche 16 mars 2008 @ 23:51

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