blog dominique autie

 

Mercredi 27 octobre 2004

22: 59

 

Musique

 

 

[Note retrouvée. Printemps 2003 ?]

 

Furetant, ce soir, dans le rayonnage consacré à la philosophie dans une librairie toulousaine, j’y remarque quasi tout Deleuze (avec et sans Guattari) côtoyant, pour des raisons alphabétiques, l’essentiel de Derrida. Je n’ai de ce dernier que son Papier Machine, paru il y a deux ans, en raison du texte éponyme qui intéresse mes réflexions sur les supports de l’écrit ; et du premier je dois posséder – sans l’avoir jamais lu – son essai sur Nietzsche (c’est d’ailleurs si peu sûr que je ne le localise pas, à l’instant, à la place qui serait la sienne dans ma bibliothèque, où je trouve en revanche un exemplaire de La Différence et la Répétition aux P.U.F, dans un exemplaire cartonné d’une bibliothèque de la banlieue parisienne où je l’avais emprunté pendant mon année de khâgne…)

L’idée est la suivante : il y aurait pour chacun de nous – et la philosophie en constitue chez moi l’exemple emblématique – un registre de la pensée écrite sur les hauts-fonds duquel notre lecture échoue systématiquement. Ce n’est pas tant que la pensée y soit par trop difficile, et ce serait justement une erreur de n’évoquer ici que les limites intellectuelles, culturelles, spirituelles sur lesquelles tout individu vient buter à l’occasion d’un spectacle, d’un livre, d’une conversation, de la proximité impromptue avec une œuvre d’art. Je ne suis pas persuadé de la plus grande difficulté de fond ou de forme qui creuserait l’écart entre les textes de Georges Didi-Huberman (que je me délecte même, parfois, à lire d’une lecture marmottante) et ceux de Deuleuze. Je songe plutôt à un phénomène parent de l’écoute musicale – de l’oreille –, qui fera se délecter mon voisin des opéras de Wagner tandis que je me vautre dans L'Art de la Fugue. À l’un savourer le timbre des cuivres, à l’autre céder aux cordes.

C’est peut-être l’étroit chenal de vérité qui subsiste – après la chute du structuralisme – du fâcheux présupposé de Saussure, selon quoi l’écriture serait la transcription de l’expression orale : cette présence résiduelle de la voix dans le style, qui peut rendre sourde la traduction littérale d’une pensée.

 

 

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