blog dominique autie

 

Mercredi 20 avril 2005

06: 50

 

L'origine

 

 

ougarit

 

Comme souvent, l'aventure commence aux puces de Saint-Sernin, le dimanche matin. Mon regard s'arrête sur un volume de l'irremplacée « Bibliothèque historique » que publiaient les éditions Payot au milieu du siècle dernier – rien que du bon grain, de rares herbes folles qu'il serait même indélicat de qualifier d'ivraie. Cette fois, le titre me plonge dans une soudaine perplexité : cette Bible cananéenne [1] ? s'agirait-il d'une autre façon de nommer les manuscrits de Qumrân, encore autrement dits de la mer Morte ? Je feuillette. Dès l'introduction je trouve mention du site archéologique de Ras Shamra, sur la côte syrienne, plus connu sous le nom d'Ugarit (ailleurs écrit Ougarit), ancienne capitale d’un royaume de l’âge du bronze récent. De toute évidence, nous ne sommes pas dans les écrits intertestamentaires. C'est plus simple et plus compliqué que cela. Je veux savoir. J'achète le volume pour sa bouchée de pain.

La lecture attentive de l'introduction me confronte à des points d'histoire sur lesquels je n'ai jamais décidé de me pencher sérieusement. Ils sont essentiels, mais le foisonnement même des sources, des écoles, des vérités est, je l'ai toujours supposé, à la mesure de la complexité des faits. Je reproduis quelques bribes de ces pages liminaires dans le seul but de situer ces questions, non de témoigner que je souscris aux informations réputées scientifiques qu'elles contiennent.

On sait que la Bible hébraïque n'est pas une œuvre originairement homogène. […] On pense généralement que certains éléments sont d'origine babylonienne, d'autres d'inspiration hittite ; certains encore ont dû s'inspirer des traditions cananéennes mais, dans l'ignorance de ce que celles-ci pouvaient être à l'époque de l'arrivée des Hébreux, cette dernière source restait forcément hypothétique. La connaissance des textes de Ras Shamra permet maintenant de mieux juger de l'importance de cet apport.
[…] Qui étaient les Hébreux, d'où venaient-ils ? À ces questions tellement controversées, il est maintenant possible de donner une réponse. Leur entrée en Palestine s'est effectuée à l'époque de Tell-el-Amarna (vers –1400) et il convient de les identifier avec les Habiru qui, à ce moment, harcelaient les souverains de Canaan. Des textes de Ras Shamra les montrent alliés de cet Abdi-Ashirta qui souleva le pays contre la domination égyptienne ; les villes mentionnées dans l'Ancien Testament se retrouvent dans les chroniques d'Ugarit.
[…] On peut donc supposer avec beaucoup de vraisemblance que les Hébreux n'étaient pas, à l'origine, des Sémites, mais que c'étaient les descendants de peuples de langue indo-européenne du groupe kentum, qui avaient subi davantage l'influence sumérienne que celle des Sémites de Mésopotamie.

Encore une fois, je précise que je me borne à recopier ce que je lis, soupçonnant que des thèses contradictoires ont fort bien pu s'imposer depuis que l'auteur, il y plus d'un demi-siècle, a rédigé ces lignes. Je laisse ouverte l'hypothèse – c'est dire mon désarroi – que ce dernier défende un point de vue indéfendable, odieux, une sorte de boue sur laquelle branlent aujourd'hui les pires édifices de la haine.

Je prends acte seulement que butent ici, sur des conjectures d'historiens aux perspectives imprescriptibles, mon goût pour les reconstitutions d'improbables aventures de l'esprit à partir de quelques griffures sur un tesson ou une gemme, ainsi que ma fascination pour les villes mortes et les amours englouties. Le rapprochement s'impose avec le travail de Jean Bottéro sur L'Épopée de Gilgameš [2], qui fascine par ce jeu de puzzle avec le sens bien plus que par le récit, monotone dans sa complexité, qui se trouve re-tissé au terme d'un parcours archéologique épuisant – quand ce n'est pas désespérant – pour le lecteur profane. Je songe encore à Héraclite l'Obscur, dont les Fragments ne nous sont parvenus qu'à travers les citations qu'en ont laissées compilateurs et philosophes de l'Antiquité ; je songe à la ville d'Ys ; je pense aux poèmes de Majnûn, le fou de Laylâ. Mais devant cette « Bible » cananéenne, mon imaginaire cesse soudain de fonctionner.

Les questions que brassent les quelques lignes de l'orientaliste H.E. Del Medico dans ce volume que j'ai peut-être imprudemment – qui me dira ? – tiré de la poussière constituent la toile de fond du dernier livre de Daniel Sibony [3], acheté le mois dernier lors de sa parution, que je n'ai pas encore pris le temps de lire. L'auteur y médite sur les enjeux symboliques du conflit israélo-arabe.

En revanche, me revient à l'instant et s'impose, lumineuse, cette petite phrase d'un roman d'Hector Bianciotti [4] : On ne se connaît soi-même que par ouï-dire.

 

[1] H.E. Del Medico, La Bible cananéenne découverte d'après les textes de Ras Shamra, Payot, 1950.
[2] L'Épopée de Gilgameš – Le grand homme qui ne voulait pas mourir, traduit de l'akkadien et présenté par Jean Bottéro, collection « L'aube des peuples », Gallimard, 1992.
[3] Daniel Sibony, Fous de l'origine, Journal d'Intifada, Christian Bougois, 2005.
[4] Hector Bianciotti, Sans la miséricorde du Christ, Gallimard, 1985, p. 59.

Tablette avec inscription en alphabet ugaritien, XIIIe siècle av. J.-C., Ms 1955/6, © National Library of Norway, Oslo, The Schøyen Collection.

 

Commentaires:

Commentaire de: La naissance de Vanamoïnen [Visiteur]
Ainsi parle Siduri, "Celle qui fermente":

"Gilgamesh, où donc cours-tu ? La vie que tu poursuis, tu ne la trouveras pas. Quand les dieux ont crée l'humanité, c'est la mort qu'ils ont réservée aux hommes. La vie ils l'ont retenue pour eux entre leurs mains. Toi Gilgamesh, que ton ventre soit repu, Jour et nuit réjouis-toi, Chaque jour fais la fête, Jour et nuit danse et joue de la musique ; Que tes vêtements soient immaculés ; La tête bien lavée, baigne-toi à grande eau ; Contemple le petit qui te tient par la main, Que la bien-aimée se réjouisse en ton sein ! Cela, c'est l'occupation des hommes."

En réponse à cette voix, il y a celle du Kalevala à la langue splendide, pleine de l'évidence des hommes du grand nord:

"Le désir têtu me démange,
l'envie me trotte la cervelle
d'aller entonner la chanson,
bouche parée pour le chant mage
égrenant le dit de ma gent,
la rune enchantée de ma race.

Les mots me fondent dans la bouche,
grains de gorge, pluie de paroles,
ils se ruent, torrent sur ma langue,
ils s'embruinent contre mes dents.

Petit frère, mon frérot d'or,
mon beau compagnon de jeunesse!

Fais-moi compagnie pour le chant
viens-t'en me joindre au jeu des runes
car nous sommes ce jour ensemble
après maint jour en d'autres bords!

Rare est le jour qui nous rassemble,
le temps que nos chemins se croisent
en ces confins de pauvres terres,
champs de Norois, terres piteuses.


Topons çà la main dans la main,
doigts glissés par entre les doigts
pour entonner la chanson bonne
et bailler la rune meilleure,
la foule d'or pourra l'entendre
pour savoir, la flopée curieuse,
ceux de la jeunesse levante,
haute pousse, les ouailles belles :

Ce sont les mots de l'héritage,
runes tournées au baudrier
du vieux Väinämöinen,
sous la forge d'Ilmarinen,
l'épée de Lemminkäinen,
l'arc de Joukahainen
au fin fond des champs de Pohja,
les landes du Kalevala.

Mon père les chantait jadis
en taillant un fût de cognée,
ma mère les a dévoilés
quand elle torsait la quenouille,
moi le marmot sur le plancher
je tournaillais dans ses jupons,
méchant moutard, barbe de lait,
tout menu, bouche en caillebotte.

Sampo ne fallait point de mots
ni Louhi de sortilèges :

Sampo est mort de mots bavards
et Louhi de ses charaudes,
Vipunen creva dans ses rimes
et Lemminkä dans ses goguettes.

Or je sais tant d'autres paroles,
secrets appris par devinades :
ripés sur le bord des chemins,
cueillis dans la brande aux bruyères,
dans les fourrés, griffe, brindille,
racle ramille à la ramée,
tous grattés au ras des fenées,
tous agrippés dans la cavée
quand j'allais la sente en berger,
gamin, aux pasquiers du bétail
dans les touffes coiffées de miel,
par les buttes, les cimes d'or
derrière Muurikki la noire,
avec Kimmo, la panse caille.

Le froid m'a fredonné la rime
et la pluie m'a versé les runes.

Le vent m'a soufflé d'autes chants,
la houle en mer les a drossés.

Les oiseaux picoraient les mots,
mainte parole en cime d'arbres.

J'en ai roulé mon écheveau,
serrés, noués, belle pelote.

J'ai mis l'écheveau sur ma luge,
la pelote au fond du traîneau.

J'ai tiré la luge au logis,
mon traîneau devant le hâloir ;
j'ai tout mis dans la banne en bronze,
au bout du chafaud du grenier,
Ils ont vu le froid des semaines,
long temps nichés sous le chagrin.

Vais-je tirer mes chants du froid,
puiser mes runes fors le gel,
porter la bannette au logis,
le boissel, dessus l'escabeau
sous la faîtière au grand renom,
belles poutres, le bon abri ?

Je déclos le coffre des mots
clenche lâche, l'arche des runes,
je tire le bout du lisseau,
j'ouvre le noeud de l'écheveau ?

Je peux chanter la rime bonne,
je la chantonne toute belle
pour une miche en mie de seigle
et la bière brassée de l'orge.

Quand on ne baille point de bière
ni la godaille à pleine chope,
je chante de bouche plus maigre,
je dis la rune à gorgée d'eau
pour la joie de notre veillée
je salue ce jour mémorable
et je dis les joies à venir,
l'aube d'une aurore nouvelle.

Ainsi jadis j'ai donc ouï dire
telle rune, par bon savoir :
les nuits nous viennent seules, noires,
les jours lèvent seuls, soleils pâles,
tout seul Väinämöinen
un jour est né, barde sans âge
par le ventre de la porteuse,
Ilmatar, la mère du monde.

La vierge vit, fille du ciel,
dame belle de la nature.

Elle vit pure des semaines,
jour et jours en vie de pucelle
dans les plessis larges du ciel,
plessis larges, l'enclos de plaine.

Elle se languit chaque jour,
peine étrange, elle vit d'ennui,
toujours seule à couler ses jours,
elle vit, pucelle sans rire,
dans les plessis larges du ciel,
plessis larges, plaine béante.

Lors elle trotte vers l'aval,
elle descend dessus les vagues
sur la mer à l'échine claire,
le grand largue, la houle ouverte.

Vient le vent par grande rafale,
l'air mauvais levé du levant ;
il dresse la mer en remous,
la chahute en vagues rageuses.

Or donc le vent berce la fille,
la vague drosse la pucelle
sur les reins bleus tout à l'entour,
par les vagues coiffées d'écume :
lui vente un feton dans le ventre,
la mer engrosse la pucelle.

Elle porte le feton dur,
peine lourde, son ventre plein,
année sur année, sept centaines,
le temps de vie de neufs gaillards ;
mais point de naissance à venir,
le feton de rien ne choit guère.

La vierge va, mère de l'eau.

Nage au levant, nage au ponant,
nage au norois, jusqu'au midi,
par tous les rivages du ciel,
giron taraudé par le feu,
peine lourde en son ventre plein ;
mais point de naissance à venir,
le feton de rien ne choit guère.

La pucelle roule en sanglots,
parle en sanglots, gémit ces mots :

"Ô misère, jour de mes jours,
quelle menée, fille de guigne !

Me voici mise en male route :
toute ma vie dessous de ciel
balancée par le grain du vent
drossée par la houle en dérive
sur ces eaux grandes, grosses vagues,
les remous du roulis profond !

Je saurais des jours bien meilleurs
à vivre en pucelle du ciel,
des jours meilleurs que cette vie,
mère des eaux pour la dérive :
ici ma vie est de froidure,
âpre sente et chemin de peine,
et les vagues sont mon logis,
les trouées d'eau mes routes larges.

Ô Ukko, Dieu dessus les dieux,
ô toi qui portes tout le ciel !

Viens -t'en pallier à mon besoin,
à grand-hâte quand je t'appelle !

Tire la fille de ses crampes,
la femme aux tortis de son ventre !

LViens-t'en vite et céans t'en cours,
le besoin me presse et me froisse !"

Le temps passe, une poudrée d'âge,
un filet de temps s'est sauvé.

Vient le milouin, vol droit, bec bleu,
l'oiseau vole sa haute brasse,
il cherche la place d'un nid,
un coin de terre où nicher.

Vole au levant, vole au ponant,
vole au norois, jusqu'au midi.

Ne trouve nul coin pour son nid,
nul brin de terre même pire
pour y brindiller se nichée,
et prendree gîte après le vol.

Il vole ici, il voltige là,
lors le milouinan parle au vent !

"Ferai-je ma cabane au vent,
sur les vagues, mon beau logis ?

Le vent va verser ma cabane
et la vague rouler mon gîte."

En ce temps la mère des eaux,
dame de l'eau, vierge du ciel,
lève son genou de la mer,
son épaule dessus les vagues
pour la nichée du milouin bleu,
le doux logis pour le plongeur.

Le milouin, bec bleu, bel oiseau,
plane par-ci, voltige là.

Il voit le genou de la femme,
à fleur de la mer aux reins bleus,
le prend pour un toupet de foin,
motte de tourbe toute fraîche.

Il lisse son vol, lance l'aile,
se pose à la fleur du genou,
sitôt là brindille son nid,
il pond ses oeufs, coquilles d'or :
six oeufs, les coquilles sont d'or,
le septième est un oeuf de fer.

Il se met à couver ses oeufs,
il chauffe la fleur du genou.

Il couve le jour, couve deux jours,
tantôt trois jours il a couvé.

Or déjà la mère des eaux,
dame de l'eau, vierge de l'air,
sent le feu mordre son genou,
la braise en hargne sur sa peau,
cuidant que le genou lui brûle,
et les veine chauffées lui fondent.

Elle chahute son genou,
elle ébroue sa jambe en secousses :
les oeufs dégringolent dans l'eau,
versent tous à la vague en mer,
ils sont brisés, gerbes d'écailles,
jonchées d'esquilles fracassées.

Les oeufs n'iront point à la vase,
aux remous de l'eau les écailles.

Les débris prennent bonne allure,
les morceaux muent en belle mine :

La coquille basse de l'oeuf
sera la terre, coque basse ;
la coquille haute de l'oeuf
sera le ciel, la voûte haute ;
la mie haute du feton jaune
sera le soleil, feu du jour ;
la mie haute de l'étui blanc,
ce sera la lune en lueur ;
les points diaprés sur la coquille
seront les étoiles du ciel ;
sur la coque les tâches noires
feront les nuages dans l'air.

Le temps passe, le temps s'avance,
les années chassent les années
sous le feu du soleil nouveau,
les lueurs de la lune neuve.

La mère de l'eau nage encore,
dame de l'eau, vierge de l'air,
nage toujours par les eaux calmes,
dans les houles coiffées de brume,
devant elle la vague molle,
et devers elle le ciel clair.

À l'orée de l'année neuvième,
or dès le dixième estivage,
elle lève son front de l'eau,
haute proue par-dessus la mer.

Elle commence les genèses,
elle engendre ses créations,
sur la mer à l'échine claire,
le grand largue en plaine béante.

Elle tourne la main par-ci,
ce sont des caps à sa caresse ;
elle boute son pied par-là,
les fosses pour le frai se creusent ;
elle gauille la vague en bulles
et ce sont les gouffres profonds.

Puis courbe ses reins vers la terre :
ce sont les rives, grèves lisses ;
se retourne pieds contre terre :
ce sont frayères de saumons ;
pose sa tête contre terre :
ce sont les baies, bâillées de terre.

Lors elle nage loin de terre,
elle fait halte vers le large :
ce sont les récifs de la mer,
les brisants cachés sous la vague
pour le naufrage des navires,
la malefort pour les marins.

Ainsi les îles sont brossées,
les récifs piqués sur la mer
et fichés les piliers du ciel,
terres, contrées sont déparlées,
les traits sont tracés sur les pierres,
lignes marbrées dans la rocaille.

Or mais Väinämöinen
n'est point né, le barde sans âge.

Le vieux Väinämöinen
va dans le ventre de sa mère
depuis tantôt trente estivages,
autant d'hiver qu'il s'en dérive
par les eaux calmes, la bonace,
sur les vagues coiffées de brume.

Lors il pense, le sage, il songe
pourquoi demeurer, comment vivre
dans sa cachette fourrée d'ombre,
dans son gîte voûté d'angoisse
où jamais il n'a vu la lune
ni perçu les grains de soleil.

Il parle de haute parole
ainsi chante les mots qui suivent :

"Lune et soleil, vite, à mon aide,
Grande Ourse, sois-moi bonne guide
que je passe la porte obscure,
loin de la barrière étrangère,
le petit nid de maigre couche,
ma demeure voûtée d'angoisse !

Tire à terre l'homme de route,
l'enfant de l'homme, sous le ciel,
qu'il regarde la lune au ciel,
le soleil aux rayons de joie,
qu'il vienne apprendre la Grande Ourse
et reguigner vers les étoiles !"

Or la lune faillit à l'aide,
le soleil faut à délivrer ;
jour après jour il se languit,
vie d'ennui, longs jours de souffrance :
il hoche à hue l'huis du fortin
par le doigt menu, le sans nom,
il huche à dia le loquet d'os
par un orteil de son pied gauche ;
passe le seuil à grippe griffe,
à genouillons par l'huis du porche.

Lors il dévale vers la mer,
tête et bras roulant à la houle ;
bonhomme reste au creux des vagues,
parmi les roulis, le gaillard.
Cinq ans vaque, cinq ans dérive,
cinq années, six années tantôt,
puis l'an septième, et le huitième.

Il se dresse enfin sur l'eau grande,
vers le cap aux rives sans nom,
terre ferme, terre sans arbres.

Il se hisse, genoux à terre,
se cambre à la force des bras :
il est debout pour voir la lune,
pour s'ébahir au pied du jour,
il suit les voies de la Grande Ourse
et ses yeux boivent les étoiles.

Ainsi Väinämöinen
a vu le jour, le barde brave,
par le ventre de la porteuse,
Ilmatar la mère du monde."

Un jour, les hommes se souviendront que le mythe est aussi vrai que le pain et le vin. Alors peut être qu'ils écouterons de nouveau, comme des enfants émerveillés, mots après mots, mots par mots, les anciens chants des Origines.

Bien à vous Dominique.
Permalien Vendredi 24 novembre 2006 @ 09:52

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