blog dominique autie

 

Vendredi 16 septembre 2005

07: 16

 

La Cure
tassel

 

Le Grappin a chanté toute la nuit dans la cheminée comme un rossignol.

Il a, ce matin, la mine pire que jamais, le teint terreux, ravagé. Verchère, Cotton et Mandy — l’Antoine qui me reluque à la sauvette — ont renoncé, à sa demande, aux tours de garde qu’ils assuraient, le fusil à portée de main, depuis le mois dernier. Il a prétexté la neige : il n’y avait pas la moindre trace aux abords de la maison ; ce qui prouve bien que le Grappin seul, et non quelque maraudeur, est coupable de ce vacarme qui fait trembler les murs de la cave au grenier et réveille la fille Chaffangeon, la couche-toi-là des voisins.

Ils en ont avalé des couleuvres, tous ceux d’ici ! À commencer par le père Chaffangeon, le fidèle parmi les fidèles, qui s’est battu contre l’évidence devant le ventre de sa Catherine, qui enflait de jour en jour. Il ne fallait pourtant pas chercher bien loin : les deux bâtisses sont mitoyennes et les jardins communiquent ; et le regard creux du vieux Jean-Marie, son étrange rictus en disaient long, au petit matin, sur la sève vitale que la petite échauffée lui avait tirée des heures durant, comme on vide un crustacé en lui aspirant goulûment la substance.

Je venais de m’installer auprès de lui, à l'époque. Malgré son empressement à mon égard, j’ai vite compris qu'il attendait que le fruit fût mûr dans le jardin d'à côté et que cette impatience le rongeait : à mesure que la Catherine s'épanouissait, que sa silhouette d'enfant promettait de s'alourdir, de s'arrondir, qu'il croyait discerner sous la blouse l'esquisse d'un renflement, son peu de sang lui montait aux tempes. Il rentrait alors, les premiers temps où je fus près de lui à demeure, dans un état de grande confusion que je m'efforçais de soulager. Son corps était pris de soubresauts. Seules ma bouche et mes mains parvenaient à dériver les ondes qui semblaient enfermées en lui et le faisaient tressaillir comme une bête agonisante. À l'automne, gorgée tout un nouvel été du soleil fauve qui pétrifie la terre des Dombes et visite la vigne, la Catherine est venue porter elle-même à l'étendage ses premiers linges de femme.

Je l'ai vu aux aguets, des journées entières et jusque longtemps après la tombée de la nuit. Lorsque la dernière lumière s'était éteinte aux volets des Chaffangeon, il allait s'étendre une heure ou deux, frappé d'hébétude. Vers une heure du matin, il se relevait, se glissait jusqu'à ma chambre. J'étais avertie par les craquements du plancher, par le loquet, la porte qui grinçaient. J'ai dû m'accommoder de ses insomnies, de ses effractions auxquelles j'ai fini par me préparer. Il se jetait à mon chevet en sanglotant et me prenait à témoin de sa souffrance : Tu n'as pas vu ses hanches, ce soir, dans la lumière frisante du couchant ! Elle portait sa robe en toile blanche. Sur l'écran du tissu, le soleil a projeté ses reins, dessinés pour l'amour. Et ses seins… Tu n'as pas vu sa poitrine, aujourd'hui ! Sa robe en devient trop étroite…

Le printemps suivant, un soir, j'ai su qu'elle l'avait consommé. Dès lors, c'est vers la remise aux outils qu'il courait à la nuit noire attendre qu'elle le rejoigne. Il languissait tout le jour, s'embrasait le soir venu, se dévorant de désir et de doute auprès de moi. Tu n'as pas vu son ventre ! Son bel abricot tout de velours encore… Dis-moi qu'elle va descendre, qu'elle ne s'endormira pas, que le chien ne va pas nous dénoncer. Jure-le ! Il était repris de tremblements et suffoquait à chaque mot. Ses yeux parfois se révulsaient. Comment lui aurais-je avoué que la petite Chaffangeon me privait désormais d'un office auquel, je l'ai dit, je m'étais soumise, mais dont je mesurais avec un soudain effroi qu'il venait à me manquer ?

Il y eut l'enfant, le scandale. Les nuits dans la remise s'espacèrent. Il m'était rendu, avec sa fièvre, avec la lame incandescente des égarements passés qui lui fouillait l'intérieur du corps.

 

Quand il m'a implorée, le jour même de notre rencontre, je fus rebutée d'abord par sa maigreur, ses dents, son haleine de vieux. Je n'imaginais pas exactement ce qui m'attendait mais, au fond de moi, une force plus puissante que ma volonté me poussait à répondre à ses invites, qui se faisaient chaque jour plus pressantes. Je ne manquais pas d'amants enviables que ma jeunesse attirait. J'étais lasse pourtant de leurs ferveurs de routine, des litanies de la séduction qu'on me susurrait recto tono, aux lisières de l'ennui. On me béatifiait jusqu'au bâillement. Dans le nimbe de mon plaisir canonique, je rêvais d'autres transports, d'extases d'hérésiarque. Mes chevaliers servants d’alors n’avaient de cesse qu’ils ne m’exhibent à leur bras dans les bals, les tavernes, les cabarets de mon village natal. À ma lassitude, à leur désœuvrement s’ajoutaient pour moi les sarcasmes à peine contenus des anciens qui m’avaient vue grandir et la réprobation des miens, à qui les allusions et les gloses n’étaient pas épargnées. Ici, nul ne me connaissait. Pendant l’interminable journée passée dans l’omnibus, avec mes maigres effets dans une malle, je songeais qu’il serait sans doute délectable de paraître, pour la première fois, aux yeux de toute une minuscule bourgade perdue dans le silence des Dombes ; j’imaginais les sous-entendus égrillards, je les guetterais sur les faces chuchotantes des bigots, dans les éclats de gueule et les rires gras des journaliers attablés dans l’auberge — peut-être un gamin se chargerait-il de me prendre à partie, répétant à voix haute ce qu’il aura entendu sur toutes les lèvres depuis mon arrivée : Eh ! la sacristine, la bedeaute, hou ! la suissesse… On ne doit pas s’ennuyer à la cure ! Quoi qu’on dise, il en coûte toujours à une femme d’être mise en cause ; mais, en la circonstance, il ne me déplairait pas de bousculer un peu les âmes qui doivent, sur ce coin de terre, inventer bien des compromissions intimes pour s’accommoder de l’isolement et du sombre décompte des saisons qui constitue, pour jeunes et vieux, la maigre raison d’exister.

Lui, cependant, prit l’exact contre-pied. On me fit descendre de l’omnibus dans un gros village qui était encore à une heure de ma destination. Une femme sans âge me conduisit chez elle et m’informa qu’on viendrait me chercher le soir même pour effectuer, en voiture, la dernière étape. Elle m’offrit à dîner ; mais son peu d’aménité par ailleurs me fit renoncer aux questions qu’il me brûlait de lui poser sur les motifs de cette étape, sur ses liens avec l’homme que je rejoignais, sur les coutumes du pays. En fait, on me convoya beaucoup plus tard qu’on ne me l’avait laissé entendre d’abord et je parvins à bon port au milieu de la nuit. Depuis cette arrivée clandestine, je n’ai pas eu l’occasion ni le droit de quitter la demeure. Je prends soin de ne jamais me montrer aux fenêtres côté rue. J’ai vite su par l’Antoine que mon maître ne se prive pas de parler de moi, d’invoquer mon nom à tout propos. Mais il déploie toutes les ruses pour écarter les curieux. Il a fallu cette levée de boucliers contre le tapage nocturne et les exactions du Grappin pour qu’une poignée d’hommes du village franchisse son seuil.

Les premiers temps, je fus effrayée par la survenue du charivari, les bruits de chaînes, les coups de bélier dans les murs de la cave, qui secouaient tout dans la bâtisse. Il tentait bien de me rassurer, jurait que ça provenait d’à côté, que le père Chaffangeon travaillait la nuit dans sont cellier pour meubler ses insomnies. Mais je ne pus manquer de faire bientôt le rapprochement entre le vacarme et les brusques sautes d’humeur de mon hôte. Il ne parvint d’ailleurs pas à composer bien longtemps et, au bout de quelques jours, résolut de quitter la chambre précipitamment aux premiers appels. Le temps qu’il dévale l’escalier, les bruits changeaient d’intensité et de nature. Des râles, des cris alternaient avec un brame lugubre. Si je tendais l’oreille, je discernais des tintements de ferraille qu’on remuait, des chocs mats — un gros sac de grains qu’on aurait jeté de toute la hauteur d’une maison. Cela pouvait durer une heure, mais il arrivait qu’il ne remonte qu’au point du jour, la démarche incertaine, comme si les os le faisaient souffrir à chaque pas ; pourtant, il dansait un feu de malice au fond de ses orbites de masque mortuaire, à la façon dont les grosses bougies d’autel se consument en se creusant de telle sorte que la flamme se devine seulement dans la pâleur phosphorescente de la cire.

C’est moi qui suis descendue. Sans doute, tôt ou tard, m’aurait-il enjoint de l’accompagner à la cave. Mais, de jour en jour, je me surpris à guetter les échos de leur commerce, dont les épisodes se succédaient tel un cérémonial immuable. Je ne pouvais en détacher mon esprit, bien qu’il eût toutes raisons de profiter de ces répits, et mon corps ne tarda pas à se conformer aux figures imposées de leur rituel : le sang me venait au visage, le ventre me bouillonnait comme un chais qui fermente, ma bouche, mon sexe, mon anus étaient pris de contractions irrépressibles. Bien avant que je ne cède au désir de les rejoindre, j’avais compris que le Grappin est sodomite.

De ce jour, la maison entière devint le théâtre de nos congrès orageux. Ils oublièrent toute retenue à mon égard. Il n’est pas une abomination qu’ils ne transgressèrent. Pourtant, cible de leurs encerclements orduriers, enjeu des surenchères les plus extravagantes, je me ressentais diaphane, inexistante sous des assauts dont je finissais par douter d’être l’objet. Il m’arriva de les défier, de venir les provoquer de ma peau, de tendre jusqu’à leurs orifices et leurs pédoncules les replis liquides et brûlants de mon ventre ; ils semblaient ne pas même éprouver ma présence : je n’étais que le prétexte de leur folie.

Ce n’est qu’à force de m’invoquer, de mêler mon nom à ses étranges cérémonies de la nuit, qu’il est parvenu, dit-il, à me donner corps. Il lui suffit dès lors de prononcer mon visage, de réciter chacun de mes membres, d’épeler mon sexe : Ceci est mon corps, m’entend-il lui murmurer dans son délire ; et ces mots, il me contraint à les répéter pendant tout le temps qu’il gît à mon chevet. Il est vain, dans ces circonstances, que je m’approche, que j’offre de le toucher ; il proteste que je le priverais de la puissance sacrée de la parole, qu’il veut jouir de ma présence réelle. C’est ainsi, peu à peu, à me refuser les gestes et m’interdire des soirées entières le séjour de sa peau fanée, qu’il est parvenu à me rendre avide d’un commerce charnel qui répugnerait à toute autre que moi. Tandis que j’ânonne, comme un écolier s’abrutit des vers qu’il peine à retenir ou fait des lignes, je songe à son membre noueux de cachectique, à ses bourses efflanquées. Il y a un temps pour le Sacrifice, un autre pour l’oraison. Et lorsque ce dernier s’annonce enfin, ma fièvre n’est pas mieux traitée. S’il consent à ce que mes lèvres le fouillent, provoquent la crampe douloureuse qui lui fait bientôt son regard d’agonisant, je dois conformer mon désir à l’exercice d’abstinence qu’il m’impose par ses orgasmes secs : je sens le corps caverneux se tordre, le gland se durcir sous le spasme, je le vois virer à l’encre et le méat palpiter comme une gueule d’anguille — mais pas une glaire, pas un filament de foutre (tel un enfant qui n’a plus rien à vomir, dont les entrailles pourtant se révulsent dans de tragiques haut-le-cœur). Irais-je lui gober la semence à même le testicule, lui planterais-je dans la hampe la lance de mes dents, il me refuserait encore les espèces !

Si l’on savait ce que c’est, on mourrait, geignait-il. Et c’est là ce qu’il nomme sa connaissance convulsive de la transsubstantiation : Circa res oblatas, ainsi que l’a posé l’Ange de l’École. L’oblation sacrificielle… Le Docteur Angélique enseigne qu’il y a sacrifice lorsqu’à l’égard des choses offertes quelque chose est fait. Et que fait-on, petite, sinon cette fraction des espèces sacramentelles, le corps et le sang séparés ex vi verborum, par le seul pouvoir des mots. Mais les grands controversistes s’affrontent à ce propos. S’ils savaient, s’ils savaient ce que c’est, ils mourraient ! Et la raideur lui revient, le verbe lui embrase le gland de nouveau, comme gonfle soudain la langue de feu surgie sous le souffle hors d’un lit de cendres qu’on aurait dites refroidies. Comme s’il n’avait pas suffi qu’on s’empoigne sur l’objet de l’immutation, qu’on doute de la portée du sacrifice, il leur a fallu gloser sur la nature originaire de la chose offerte, argumenter sur la materia ex qua. Ah, petite ! comme si la sérosité de tes liqueurs devait faire défaut à ma langue !

Il importe, à ce point de son oraison, que je lui donne à contempler l’effigie de mon désir : la véronique, le linceul de la mise à mort, l’objet du délit qui porte, empreint, le chrême sapide de mon rut. Je lui présente l’image achéropite — non peinte de main humaine — de mon visage intime, l’icône odorante. Sniffe, sniffe, lui dis-je, ma présence réelle. Ceci est la lettre et l’esprit, mon foutre perdu pour toi. D’étranges crépitements accompagnent la fournaise qui monte alors de la couche, une odeur piquante de bois brûlé nous fait tousser. Le cadre du lit porte les stigmates de ces brefs brasiers.

Une nuit, parvenue à m’endormir bien que brisée par le verbe, je fus réveillée par la voix égrillarde du Grappin qui se faisait chuintante à mon oreille. Son souffle court me balayait l’épaule et je reconnus l’haleine lourde, chargée des miasmes de mille cadavres en décomposition. Philomène, je vais te transverbérer… Par la fenêtre sans volets entrait un faux jour de nuit américaine. Écartant le drap, il approcha la bouche de ma poitrine, sans me toucher. Telle une lame chauffée à blanc, la douleur me fendit l’intérieur du corps, je sentis qu’on me chantournait, qu’on me sculptait en dedans. Je crus mourir jusqu’à ce que le Grappin se redressât et, dans l’obscurité, répandît plusieurs salves d’une chaleur suave sur la peau intacte de mes seins — dont je compris qu’elle s’était, en surface, refroidie comme l’épiderme d’une morte.

Il s’éloigna et, en ricanant, prononça quelques mots indistincts auxquels un autre rire fit écho. Le Grappin n’était pas venu seul ; pendant tout ce temps, Jean-Marie était resté en retrait dans l’encoignure.

 

Je me sens lasse, comme désertée par les mots eux-mêmes. Lui se consume, sans relâche. La tempête — avec la foudre qui calcine le bois du lit et les grincements de dents du Grappin parmi les éclairs — naît de cet écart entre les basses et les hautes pressions du langage entre nous. Cette fois, il n’a pas protesté et m’a épargné ses chantages habituels quand je lui ai annoncé que je partirais demain dans le Calvados auprès de ma cousine Thérèse. L’hiver y est doux.

Thérèse dit souvent, pour me taquiner, que je n’existe pas, que je suis une pure légende, une invention de l’esprit torturé de mon maître. Ou pire encore : un fantasme du Grappin. Pour Thérèse, j’existe. L’été, nous passons la journée entière cachées dans la campagne. Et pendant des heures je l’écoute, nue, me parler de Dieu.

 

Dominique Autié.

 

 

 

Commentaires:

Commentaire de: Alina [Visiteur] · http://www.alinareyes.com
Dominique, comment avez-vous pu écrire une chose pareille ? Comment peut-on vivre une chose pareille ? Parce qu'elle interdit même la mort.
Je vais y repenser, je reviendrai sans doute. Pour le moment je suis sous le choc et je ne peux rien dire de plus.
Permalien Vendredi 16 septembre 2005 @ 08:47
Commentaire de: LKL [Visiteur]
PAN!



Permalien Vendredi 16 septembre 2005 @ 10:39
Commentaire de: Alina [Visiteur] · http://www.alinareyes.com
"En vérité la sexualité d’une femme, d’un homme, vont aussi loin que leur capacité à percevoir, à l’extrême pointe de leur intuition, la puissance aigüe du verbe, le verbe tel qu’il peut se réduire à un seul mot, transsubstantiation par exemple, tel qu’il peut se réduire au silence."
... Un extrait de la réflexion que, malgré la grippe, m'a inspirée votre texte (sur mon blog : http://amainsnues.hautetfort.com )

J'ai oublié de vous dire, tant c'est évident : ce texte est magnifique.
Permalien Vendredi 16 septembre 2005 @ 12:55
Commentaire de: Simone [Visiteur]
Oui , une détonation dans votre univers supposé , très forte .
Permalien Vendredi 16 septembre 2005 @ 15:43
Commentaire de: Jacques Layani [Visiteur]
Je ne comprends pas très bien l'étonnement suscité par ce texte. Je le respecte mais ne le comprends pas. Avions-nous supposé pour vous (je m'inclus ici, bien sûr) un univers étranger à celui-là ? Je n'ai pas été bousculé...
Permalien Vendredi 16 septembre 2005 @ 16:44
Commentaire de: Alina [Visiteur] · http://www.alinareyes.com
Jacques, personnellement ce qui m' étonnée n'est pas le fait que ce texte vienne de Dominique Autié, mais que ce texte soit venu. Je l'ai reçu en plein coeur sans penser à l'auteur, juste comme un texte qui ME PARLE, le "me" étant ici aussi bien complément dobjet direct qu'indirect, et ce n'est pas tous les jours que l'on reçoit une parole aussi forte, un noeud de vérité en forme de pur diamant.
Je ne sais si je l'ai reçu comme Dominique l'a conçu, mais j'ai l'audace de dire peu importe, il est un moment où la volonté de l'auteur ne compte plus beaucoup - le moment où son texte le dépasse, le meilleur.
Permalien Vendredi 16 septembre 2005 @ 23:33
Commentaire de: Marie Pierre [Visiteur]
Intensité, beauté.
Le meilleur de vos textes.
Permalien Vendredi 16 septembre 2005 @ 23:55
Commentaire de: Lambert Saint Paul [Visiteur] · http://lambertsaintpaul.hautetfort.com/
Fulgurant.

Je relis ce texte ; il ne manque que la noblesse du papier pour ce récit polymorphe.
Permalien Samedi 17 septembre 2005 @ 23:21
Commentaire de: Marc Briand [Visiteur] · http://catherine.briand.club.fr/index.html
Donc après avoir relu Maître Eckhart,le traité du Détachement, à la suite de la très bonne émission de Raphaël Enthoven sur France Culture, je "tombe" sur "La Cure". J'ajourne.

Avec le recul le titre et le portrait me font penser "désintoxication" façon Isidore Ducasse. Le texte est à la mesure de la difficulté d'abstinence puisqu'il en est l'exacte métaphore. Je me trompe peut-être.
Permalien Lundi 19 septembre 2005 @ 01:07
Commentaire de: Louis-Ferrand de Montclerc [Visiteur]
Enfin, Autié, scandaleux qui ne va pas au bout de son courage, à quoi tu joues ?
Nous savons, tous deux, car j'espère que tu en es, que c'est dans le titre que réside la violence blasphématoire de ton sujet, et le titre, hein ? tu me comprends...
Montclerc
Permalien Lundi 19 septembre 2005 @ 19:44
Commentaire de: magnien [Visiteur] · http://lamachineaecrire.site.voila.fr/
Pourquoi lire un tel texte? Pour le plaisir! Un plaisir comparable à celui éprouvé à regarder un vieux, assis dans l’arrière salle d’un bistro, concentrant son attention sur l’édification d’un château de cartes. Pour celui qui regarde, aucune surprise, la chute est assurée. Seule la concentration du vieux fait sens et le contentement ressenti lors de l’effondrement réside dans la satisfaction médiocre de se dire « je l’avais bien dit ! ».
Ainsi, tout au long de ce texte, le lecteur attend la phrase inachevée, le mot incertain, la coquille, la faute de frappe qui, tôt ou tard, ruinera l’exercice, permettra l’évasion, le retour aux sentiments simples, aux pensées balisées. Eh bien « je l’avais bien dit ! », les cartes sont en vrac sur la table, la faute est là. Perdue dans le silence de la Dombes.
Permalien Vendredi 23 septembre 2005 @ 13:27

Les commentaires sont fermés pour cet article.

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