blog dominique autie

 

Mercredi 28 septembre 2005

07: 02

L'ordinaire et le propre des livresPetite philocalie

 

 

8 – De quelques notes à l'encre

 

 

 

annotation

 

(Cliquez sur le cliché pour l'agrandir)

 

 

Je les déteste.

Je déteste le libraire qui m'a vendu l'ouvrage comme si de rien n'était (si j'ai acquis le livre par Internet, sur la foi d'une description écrite de l'exemplaire – mais il m'arrive, sur un marché aux livres ou dans l'officine du bouquiniste d'éprouver quelque suspicion à l'égard de celui qui, mine de rien, expose un tel objet).

Et, surtout, je ne compte pas ma détestation pour la personne qui a détenu ce livre, l'a lu, et l'a rejeté en l'état, porteur de ses soulignements, voire de ses annotations personnelles. Je songe à quelqu'un qui se déferait de son linge, pour qu'un autre le vende. Son linge sale.

*

Mais qu'est-ce qui peut bien justifier cette sorte de haine sourde pour celle ou celui qui a pique-niqué avant moi sur le pré de la page et laissé trace de son passage ? Si ce n'est que je reconstitue son menu à travers ses déjections et vérifie que, comme la plupart des mes contemporains, il n'a guère fait acte social de manger. Il a saucissonné.

*

Ce sentiment, aussi, sans doute, que quelqu'un lit par-dessus mon épaule.

*

Remède au désir : elle est en général petite et grassouillette, entre deux âges ; devant les rayonnages de votre bibliothèque, elle vous explique comment, elle, son rapport au livre il est sensuel.

Je la redoute derrière presque chacun de ces exemplaires que signalent les catalogues de livres d'occasion [qques annot. à l'encre verte, qques pages cornées ds angle sup.].

*

Nul ne peut raisonnablement arguer d'un quelconque procédé mnémonique. Le double trait vertical dans la marge d'un passage, le soulignement d'une expression dans le texte ne permettront en aucun d'en retrouver la source quand la référence s'imposera, parfois des années plus tard. De plus, les raisons pour lesquelles tel passage, telle expression me touchent aujourd'hui et me paraissent dignes d'être fixées plus durablement, ne figurent pas explicitement dans le texte. Il s'agit, souvent, d'un rapprochement que j'établis ou qui s'impose. Ce qui signifie qu'un simple trait marginal serait supposé adjoindre au texte imprimé l'idée rapportée qui me rend celui-ci particulièrement significatif. Cela ne saurait se défendre.

Il faut donc chercher une tout autre fonction à cette activité du lecteur qui empreint de ses laissées son itinéraire de lecture. De même que votre chat patoune, parce que la domestication bloque une part du comportement animal au stade juvénile, il se peut que ce type de lecteur nourrisse quelque nostalgie du gribouillage propre à l'enfant qui biffe toute surface à sa portée – mode archaïque de découverte et d'appropriation de l'environnement, antérieur au dessin de composition et à l'accès au langage articulé.

*

Dupont-Durand n'étant pas Voltaire, il est peu probable que je confonde ses coups de crayon ou ses crottes de bic avec des marginalia [1].

*

Sans hésiter, je range dans la catégorie des déprédations – et non dans celle, prisée des bibliophiles, des dédicaces et envois – l'ex-dono [2], cette odieuse appropriation de l'objet par qui offre un livre à un tiers et se hausse au rang de donateur en y apposant sa griffe (et, la plupart du temps, le motif du cadeau). Dans les vitraux du moyen âge, le bienfaiteur ou la confrérie qui finançaient l'œuvre se fondaient dans la pâte du verre pour joindre leur oraison à celle de la communauté des fidèles et en recueillir les fruits, sous forme de promesses de salut. Leur paraphe était aussi discret (et, souvent, ludique, sous forme d'énigme ou de rébus) que les figurations d'Hitchcock dans ses propres films. Ici, l'intention s'exhibe, pavane, annexe le volume, se substitue à son auteur : c'est l'ostension du sympa, des bons sentiments en majesté, tartinés, sous-titrés pour malentendants, c'est le livre instrumentalisé, réduit à la fonction de dragée, de carte de visite ou d'anniversaire. Imagine-t-on quelque autre objet de consommation courante ou de luxe sur lequel il serait, de la sorte, loisible d'apposer l'inutile bavardage qui paraphrase le don ?

Ainsi ai-je acquis l'un des exemplaires reliés d'après la maquette de Paul Bonet du Théâtre et son double d'Antonin Artaud dans la collection « Métamorphoses » de Gallimard (deuxième tirage de 1944) qui porte, sur la page de faux titre, un étonnant ex-dono. Je ne juge pas des circonstances qui se profilent derrière l'évidente tendresse des mots – la formule a le mérite de lâcher la bride à l'imagination quant à la nature du lien qui a pu unir Madeleine à la récipiendaire de ce billet amoureux. Je prends l'aune, simplement, du gouffre qui semble bien séparer celui-ci du texte enserré dans les pages de ce volume-là.

Mais qui a manipulé l'un de ces exemplaires que les éditions Gallimard, jusque vers les années 1950, habillaient de cette reliure industrielle signée du designer qui en singularisait les motifs pour chaque titre, comprend que Madeleine ait pu considérer que Le Théâtre et son double, ainsi paré, aurait les mérites d'une boîte de pâtes de fruits ou de calissons d'Aix, sans en présenter les inconvénients : contrairement à la plomberie, aux plantes vertes et aux douceurs, le livre ne craint pas le gel.

*

 

À suivre.

 

[1] Sur les marginalia : la Revue de la Bibliothèque nationale de France a consacré son n° 2 (juin 1999) au Livre annoté – ISBN 2-7177-2075-8. On y trouvera un ensemble exceptionnel d'études et de reproductions de manuscrits et d'imprimés annotés.
[2] Ex-dono : Note manuscrite, généralement sur l'intérieur de la page de garde ou le faux titre, indiquant à qui l'ouvrage a été donné par l'auteur, l'illustrateur, l'éditeur ou un tiers. Petit glossaire du bibliophile et de l'amateur de livres proposé par le site-portail de livres anciens et de seconde main Galaxidion.com.

 

 

1 – Du papier 2 – De la typographie 3 – Du fil 4 – Du cristal
5 – De quelques exemplaires non tant rares que précieux
6 – Coups et blessures 7 – Les livres scolaires de Jean Henri Fabre
8 – Notes à l'encre 9 – De quelques feuillets glissés dans les livres
10 – Ceci n'est pas un coupe-papier 11 – Grands fonds (Payot)
12 – Un prêté n'est jamais un rendu 13 – Lignes courbes, faux carrés
14 – Chaleur des livres 15 – Les bibliophiles ont une âme
16 – Plis, remplis, replis 17 – De la serpente 18 – Nus de l'Inde
19 – Visite aux livres (Georges de Lucenay, libraire d'ancien)
20 – Livres d'angles 21 – Livres reliés
22 – Tu puer æternus par Olivier Bruley

 

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Commentaires:

Commentaire de: Alina [Visiteur] · http://www.alinareyes.com
Moi aussi je les déteste, les griffonneurs de texte. Ou bien qu'ils les gardent pour eux ! La moitié du temps je ne peux pas emprunter un livre à la bibliothèque sans m'apercevoir qu'il est annoté, parfois outrageusement. La lecture devient rigoureusement impossible. Pire que quelqu'un qui lirait par-dessus mon épaule, quelqu'un qui voudrait m'imposer un sévice comparable à celui de "la Colonie pénitenciaire" !
Permalien Mercredi 28 septembre 2005 @ 08:50
Commentaire de: Jacques Layani [Visiteur]
Bonjour cher Dominique,

Dès l'abord, un petit problème de compréhension. Le titre est bien : "De quelques notes à l'encre" ? Or, si je ne m'abuse, vous parlez de toute note, de tout soulignement, y compris au crayon noir ? J'avais compris que vous alliez fustiger les barbouilleurs au stylo-bille, voire au feutre. Or, vous vous en prenez aux barbouilleurs tout court. Le titre prête à confusion.

Sur la signification des barbouillages qui nous échappe à nous-mêmes quelques années plus tard, je suis bien d'accord avec vous, je l'ai aussi écrit je ne sais plus où. Cependant, je confesse avoir moi-même souligné, coché, annoté (et parfois à l'encre, dans mon adolescence) des ouvrages. Lorsque les annotations ne nous disent plus rien, c'est terrible, certes, mais il est plus monstrueux encore : le moment où les commentaires laissés jadis nous paraissent ridicules, voire odieux -- soit parce que nous avons changé d'avis, soit parce que nous les trouvons puérils, soit parce que nous nous étions, à l'époque, trompés quant à l'interprétation, quant au sens... Dans ces horribles cas, il faut gommer. Oui... Si les inscriptions stupides n'ont pas été faites à l'encre ! Mea maxima culpa.

Cela étant, je ne comprends pas qu'on puisse vendre un livre qu'on a annoté -- ne serait-ce que par pudeur. C'est montrer son derrière à tout le monde, et sans charme, surtout. A moins que, réellement, on utilise pour survivre le maigre fruit de la vente. Tout est possible.

Sur un tout autre plan, avez-vous l'intention de réunir en volume vos notes sur "L'ordinaire et le propre des livres" ?
Permalien Mercredi 28 septembre 2005 @ 09:33
Commentaire de: de Lucenay [Visiteur]
Une pensée pour ce martyr de la librairie qui avait effacé soigneusement les nombreuses notes marginales d'un livre avant de s'apercevoir à la dernière qu'elles étaient de la main de Diderot.
Et une défense des superbes gloses XVIe qui rendent une page imprimée aussi belles qu'un Alechinsky.
Permalien Mercredi 28 septembre 2005 @ 11:14
Commentaire de: Feuilly [Visiteur]
Personnellement, je le confesse, j'ai tendance à souligner au crayon dans mes livres, surtout s'il s'agit d'essais. Cela m'est pour ainsi dire indispensable pour mieux mettre en évidence la pensée de l'auteur et me l'approprier.

Un livre dans lequel je n'ai rien souligné ne m'appartient pas vraiment. Evidemment, et pour la même raison, il ne me viendrait pas à l'idée de vendre ces tomes ainsi annotés. Comme il ne me viendrait pas à l'esprit non plus de souligner dans des éditions rares ou des livres anciens comme celui que vous présentez ci-dessus.

En fait on trouve chez les lecteurs différentes attitudes face au livre. Certains bibliophiles ne l’achètent qu’en tant qu’objet (parce qu’il est beau ou parce qu’il est ancien) et à la limite ne le lisent pas. A l’opposé, d’autres, plus sensibles au contenu, ont à l’égard du livre lui-même un mépris qui me fait mal. Ils en croquent la tranche, en plient les pages, le déposent dans les endroits les plus insolites ou écrivent au bic dedans. J’en suis malade quand je les vois à l’œuvre. A côté de telles attitudes, le soulignement au crayon (parce qu’il est effaçable et donc réversible) ne me semble pas un outrage. Au contraire, dirais-je, puisqu’il permet de mettre en exergue des pans entiers de la pensée de l’auteur qui sans cela se perdraient irrémédiablement pour moi. Il m’arrive souvent de feuilleter ainsi un livre déjà lu et de revivre alors ma première lecture « en raccourci ». Outre le plaisir de remonter le temps (et de retrouver le jeune homme que j’avais été, les préoccupations qui étaient les siennes à l’époque), je parviens ainsi en une demi-heure à me remémorer l’essentiel d’une œuvre. Je suis aussi souvent surpris que ces phrases soulignées il y a des années me parlent toujours autant et je me dis que je soulignerais sans doute les mêmes aujourd’hui.

Mais c’est vrai, moi qui ai acheté beaucoup de livres d’occasion, qu’il n’y a rien qui m’irrite davantage que les annotations ou les soulignements d’autrui. J’ai du mal alors à rentrer dans la pensée de l’auteur car entre son texte et moi se dresse ce lecteur iconoclaste, qui s’interpose et qui veut guider ma lecture. Le texte initial me fait alors l’effet d’un palimpseste dont le sens premier s’éloignerait de moi inexorablement.
Permalien Mercredi 28 septembre 2005 @ 11:58
Commentaire de: Constantin Copronyme [Visiteur] · http://constantincopronyme.hautetfort.com/
Sur les marginalia, voir aussi le beau texte de George Steiner "Le lecteur peu commun", in "Passions impunies" (Folio-essais, 2001, p. 18 sqq.). Bribes du dialogue que le suffisant lecteur entretient avec le texte et, à travers lui, avec tous les lecteurs, ses semblables, qui l'ont précédé, notes, annotations et marginalia ne choquent que ceux qui s'attachent plus à ce "livre-objet", dont on nous rebat aujourd'hui les oreilles", qu'au texte lui-même, intangible, que ne sauraient adultérer les griffures superficielles d'une plume attentive.
C.C.
Permalien Mercredi 28 septembre 2005 @ 15:54
Commentaire de: Hélios CASA [Visiteur]
Car il est aussi question d’humeurs, n’est-ce pas ?
A l’exception de quelques beaux livres et des exemplaires de la Pléïade que je possède, je souligne, je trace, j’inscris des renvois de pages en marge de tous les livres qui me retiennent. Je sature, d’une écriture aussi fine que possible, les pages blanches de garde et jusqu'à celle du titre, que l’éditeur a eu le bon goût de laisser à ma disposition. Si donc le livre me devient cher — rarement avant la cinquantième page —, la dernière page tournée, je reviens sur mes brisées. Parfois j’efface, le plus souvent j’ajoute, j’intercale, j’adjoins. Il me faut un crayon assez fin.
En 1988, j’ai acquis un livre « bègue » (vous saurez, Dominique Autié, trouver le terme exact) : le double de l’avant-dernier cahier ayant été monté à la place du dernier. J’étais, parvenu presque au terme de L’Unique et sa Propriété*, déçu : comment terminer une telle lecture sans pouvoir ajouter encore ? Compréhensif, à L’Âge d’Homme, on m’a adressé à mon domicile, et sans frais, un nouvel exemplaire de l’ouvrage avant que je renvoie celui que j’avais : avant, il me fallait recopier toutes mes inscriptions sur le nouvel exemplaire.
(Cela fait aussi que je ne prête plus mes livres depuis bien longtemps :
Dolens en sui, a Dieu jure, pour voir
Plus ne prestay livre quoy qui aviengne**)

Quant au livre lui-même, s’il ne craint pas le gel, le papier, lui, vieillit et se décompose.
Parfois, les doigts ont empreintes laissées.
« Sur le papier jauni, le paraphe elliptique, laissé par le lecteur furtif, est devenu pâle, d'une couleur de cendre. Fil de pêcheur hâtivement abandonné sur le lit déserté de l'ancien flot. Par quelle main ? etc. ***»
Une autre fois, dans une ferme depuis des années abandonnée au vent et à la pluie, en soulevant avec la fourche du foin encore curieusement sec, j’ai découvert des pages arrachées d’un carnet, et sans doute tombées de la poche d’un jeune amoureux. Mais moi je ne rencontrais là que de noirs bousiers traçant des lignes aveugles.

Tout cela, mots peut-être maladroits, mais qui vivent d’une diffusion excentrique des textes lus, des mots épuisés, des paroles déposées, d’humains passés et presque toujours oubliés. J’aime le lieu encore inconnu et peuplé de graffiti : je crois ressentir aussi cela dans tout livre : le passage d’une main, d’une vie qui s’est écoulée.

******

Comme « tous les hommes se haïssent naturellement l’un l’autre…»****
De cette phrase, j’étais tenté de faire impudemment l’ornement d’une suite, mais c’est sans doute assez, car bien sûr, je ne suis pas bibliophile, et, toujours enfant, je demeure incurablement dépourvu de tout sens du sacré.


Avec mon amitié,
Hélios Casa

* L’Unique et sa Propriété, Max Stirner, L’Âge d’Homme.
** Ballade d’Eustache Deschamps, in Poésie :, Jacques Roubaud.
*** Ecrit au temps jadis, Hélios Casa.
**** Pensées, Pascal (134).

Permalien Mercredi 28 septembre 2005 @ 19:55
Commentaire de: Alina [Visiteur] · http://www.alinareyes.com
Hélios Casa, quelle drôle de parole "toujours enfant, je demeure incurablement dépourvu de tout sens du sacré" ! Les enfants, même sans aucune "éducation religieuse", ont pourtant souvent un grand sens du sacré - y compris bien sûr envers l'écrit.
Permalien Jeudi 29 septembre 2005 @ 09:12
Commentaire de: Hélios CASA [Visiteur]
Alina, c'est la première fois que je me permets ce type d'échange (internet, je découvre) donc, Alina,
Sacré ? Qu'ai-je dit ? En ai-je seulement l'idée ? Assez dépourvu de réponse, inconséquent, après des années d'oubli, j'ai tiré le Stirner de l'étagère, et pioché, p.344 :
" [...] bref, l'Etat est sacré [mot souligné] et, en face de Moi, homme individuel, il est l'homme véritable, l'esprit, le spectre " et, plus loin : " De même que Je ne veux pas être l'esclave de mes maximes, mais les expose sans aucune garantie [trois mots soulignés] à ma critique permanente et n'admets aucune caution pour leur durée. "
Réponse escamotée, Alina, mais le sacré est, à mes yeux, le grand prétexte, ce par quoi s'institue l'inviolable hors loi qui gouverne et exige une terrifiante soumission. Peut-être,la poésie s'évertue-t-elle à montrer cette fascination.
J'ai vu beaucoup d'enfants, j'ai eu la volonté de les tenir hors de portée de " l'homme véritable ", de cette force silencieuse et souterraine du sacré qui en happe toujours quelques-uns et les exclut souvent du jubilatoire. Je me permets encore de citer, même si c'est pour entrer dans le domaine si réducteur de la religion : " Nehru a déclaré publiquement, devant la totalité de ses quatre cents millions de concitoyens, qu'il n'était pas croyant, que la religion était certes une belle chose, mais qu'elle ne l'intéressait personnellement pas du tout." Pasolini, L'Odeur de l'Inde, 1962.
Permalien Vendredi 30 septembre 2005 @ 17:17
Commentaire de: Alice [Visiteur]
"Remède au désir : elle est en général petite et grassouillette, entre deux âges ; devant les rayonnages de votre bibliothèque, elle vous explique comment, elle, son rapport au livre il est sensuel."
Bon. Maigrissons donc (gare à la ménopause), grandissons, et hâtons-nous, puisque nous ne pouvons rajeunir, de vieillir. (Heureusement que nous avons dernièrement Doris Lessing pour nous remonter le moral)
Permalien Lundi 3 octobre 2005 @ 14:53

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