blog dominique autie

 

Mercredi 26 janvier 2005

05: 50

 

Tenir le lecteur en respect

[ Wara' – IV ]

 

Merci à Philippe[s] qui, après avoir laissé un commentaire
sur la chronique de mardi dernier,
Éloge de la lenteur,
m'a permis de résoudre, par un échange de courriers électroniques,
une lacune technique qui privait une partie des visiteurs du
blog
de l'affichage de certains clichés.
Rigoureuse illustration d'une des formes du
wara'.

 

Saints-soufis

 

« J’ai pour ma part résolu ce faux problème en clamant bien haut que la meilleure façon de respecter son lecteur était encore et toujours de ne pas le prendre pour un imbécile, ce qui revient à affirmer qu’en aucun cas je n’écris pour lui, pour flatter sa médiocrité, son inattention, sa paresse, son manque de culture ou sa bêtise peut-être. » Ces quelques lignes d'une chronique récente de Juan Asensio m'ont tiré par la manche toute une journée. J'avais lu vite, le temps m'est horriblement compté, depuis quelques semaines plus encore qu'à l'ordinaire. Mais cela revenait en écho. Il l'a dit ! il a même osé l'écrire, il me semble bien, il faut que je retourne y voir de plus près.

Pourquoi cette hésitation ? Pour la raison que ce qu'énonce Juan Asensio m'est scandaleusement familier. Que je n'ai aucune excuse de ne l'avoir pas formulé moi-même, de longue date. De ne pas l'avoir tranché une bonne fois, en l'écrivant comme il l'écrit.

Le motif qui aura fait changer de trottoir, le temps de contourner mine de rien cette assertion, nombre de lecteurs (même bienveillants) du Stalker tient, il va de soi, dans le noyau dur du propos, donné comme la conclusion logique (et elle l'est) d'une déclaration d'intention sur laquelle n'importe quel midinet des lettres ferait chorus avec le premier rentier venu des à-valoir sur gros tirages. À moins d'une stratégie de séduction tortueuse, ni l'un ni l'autre ne songerait à conspuer ouvertement son lecteur – vache à lait narcissique, si ce n'est rémunératrice. Nous qui le respectons aussi sommes contraints de chanter l'antienne quitte à rendre criant, en nous mêlant soudain à ce chœur-là, combien d'autres chantent faux.

Mais en déduire ainsi que cela revient à affirmer qu’en aucun cas je n’écris pour lui [mon lecteur], voilà qui est moins attendu, moins convenable et, pour tout dire, saisissant. Je ne suis pas certain que, même le dos au mur, pris dans l'une de ces conversations vaines que je fuis depuis longtemps comme la peste (Mais vous devriez écrire pour le grand public…), j'aurais eu l'idée et le cran de répliquer de la sorte. Pourtant, il n'est pas de plus net, de plus impeccable prédicat. Qu'il ait pu être ainsi formulé m'est d'un grand secours moral et j'en ferai mon viatique, assurément, pour aborder le prochain éditeur dont je solliciterai les services, quand j'aurai mené à son terme (soit aux environs de 2010) le projet d'un quatrième roman auquel je travaille depuis bientôt cinq ans. Tant il est vrai que j'écris dans la plus parfaite indifférence pour l'état – psychologique, moral, culturel – de mon lecteur à venir [il va sans dire que cette indifférence a viré, depuis quelques années, au franc mépris du marketing éditorial et de ceux qui l'exercent]. Cela est vrai de l'écriture romanesque, ça l'est tout autant de l'exercice quotidien (continu) du blog.

Mais du lecteur lui-même, de sa personne singulière, j'ose avancer – couvert par la grenade offensive de Juan Asensio – que je le tiens sans doute en plus haute estime que la plupart des auteurs côtoyés, pendant quelques jours, sur la table des nouveautés à chacune de mes publications. Que se rassurent ceux qui ne voient là que couleuvre trop indigeste pour leur régime littéraire allégé : ce discours, je ne sache pas que se maintienne au pouvoir, dans les maisons d'édition aux reins solides, un seul grand lecteur susceptible de l'accueilir, de l'approuver sans ambage et d'en tirer les conséquences. Le mode opératoire dominant, appliqué jusqu'à l'abêtissement définitif de l'écrivain – quand ce dernier a le mauvais goût de ne pas se l'asséner lui-même –, consiste à définir un lectorat précalibré dont le livre a pour fonction d'anticiper le plus ténu des caprices. C'est exactement ce que recouvre le concept vide et toutefois obscène de grand public.

Il sera donc plus confortable de s'étonner ou de s'effaroucher de ce que la seule attitude morale opposable à cette incontinence puisse impliquer de tenir le lecteur en respect. Or, ce code moral est inscrit dans la langue. Il n'en est pas dissociable. J'ajoute : la grammaire, plus encore que le lexique (l'injonction du mot juste), est faite pour étayer ce pacte fondateur. La grammaire instaure l'auteur et le lecteur dans un mutuel respect. Le sens moral est un strict produit de la langue. L'orang-outan se montrera (éventuellement) courtois s'il lui échoit d'avoir accès à la langue. Qui drague son lecteur renonce à la langue, fait volte-face et tourne le dos à la condition qu'il a librement choisie, s'en remet peu ou prou à l'animalité. Surfer quelques instants sur la Toile suffit à s'en convaincre.

À travers de rares commentaires et de moins rares courriers électroniques, quatre mois de ce blog ont suffi à rendre significative la gratitude de quelques visiteurs, assidus ou non, surpris avec bonheur qu'on les respecte en quelques lieux disséminés sur Internet. Certains l'ont formulé ainsi, presque mot pour mot.

Je n'ai pas tardé à comprendre que, le jour où poindra quelque fatigue, c'est une pensée scrupuleuse envers le lecteur qui me ramènera devant le clavier de mon ordinateur avant le lever du jour.

 

Astrologue et saints soufis, enluminure du Livre de Shah Jahan, attribué à Govardhan, ca. 1630. © Musée Guimet.

 

 

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Samedi 15 janvier 2005

07: 40

 

Silhouette fermement dressée

dans le wara'


[ Wara' – III ]

 

 

Souk

 

Sur le souk de Baçra, Ibrahim (qu’Allah fasse resplendir son visage !) ne dit pas au marchand de dattes qu’il a lésé : Viens et suis-moi. Il fait un long voyage et se présente à lui. Vous me reconnaissez certainement, je vous ai volé une datte par inadvertance.

’Attar ne s’appesantit pas sur les formules de repentance que n’a pas utilisées Ibrahim. Sa silhouette fermement dressée devant l’étal du maraîcher les vaut toutes.

 

Souk At’dra, Essaouira, Maroc, 2003. Photographie Luc Nicon.

 

 

 

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Jeudi 13 janvier 2005

05: 36

 

De l'indélicatesse sociale

qu'engendre l'alcool


[ Wara' – II ]

 

 

Whisky

 

La consultation rapide de quelques sources [1] ne tarde pas à le confirmer : le wara’ n’est pas d’une tonalité univoque. Il désignerait tout à la fois une qualité du cœur (la piété scrupuleuse), certain trait qui la manifeste (l’abstinence) et ce qui la suscite (la crainte, ailleurs traduite par la peur d’Allah). Mais que valent le scrupule sous la contrainte, l’aménité dictée par l’effroi ?

L’abstinence sollicite un rapprochement. Le dipsomane abstinent, qui sait qu’on ne guérit pas de l’alcool, ne s’est écarté de la mort qu’en faisant de cet autre lui-même, qu’il entendait sauver, l’objet d’une forme de piété scrupuleuse scellée par la peur de la rechute [2]. À l’épreuve des faits, une cure de désintoxication alcoolique ne saurait instaurer une règle d’abstinence susceptible d’être consentie sur la durée par la seule maîtrise de la volonté, et moins encore par quelques bons sentiments. Une véritable charte d’économie libidinale est négociée entre l’alcoolique et lui-même, qui repose sur la restauration préalable, massive et pour ainsi tyrannique à l’égard de l’entourage, d’un amour de soi dont le défaut dramatique avait conduit le sujet à boire pour se détruire [3].

L’alcoolique que l’on dit mondain s’expose à la chaleur indifférenciée de la fête (la chaleur ambiante), dans des circonstances où la règle – s’il en existe une – est que la ferveur commune néglige la singularité de chacun. Il est hâtif d’attribuer au laisser-aller de l’alcool l’apparente sociabilité d’une assemblée de buveurs. Il n’est pas de plaisir plus solitaire que l’ébriété festive, c’est pourquoi l’onanisme éthylique est, de loin, le plus honteux.

L’indélicatesse sociale que l’alcool attise ne préjuge pas de tendances addictives plus virulentes chez tel membre du groupe agrégé pour la fête que chez tel autre. Je pressens toutefois que cette indélicatesse est souvent première dans l’étiologie de l’alcoolisme. Quant au buveur isolé, absorbé dans son programme d’autodestruction, l’indifférence générale (confortée par celle de son médecin traitant) constitue un terrible passif que l’abstinence, quand elle est engagée, traîne comme un douloureux motif de colère dans le meilleur des cas, plus spontanément de mépris du monde.

Les alcoologues eux-mêmes souscrivent à ce lieu commun qui accrédite que l’alcool est un désinhibiteur. Sa première cible n’est pas l’angoisse, la timidité, la peur de l’autre. C’est le scrupule. On tient peut-être ici l’un des attendus qui décida les premiers compagnons de Muhammad – sur lui la prière et la paix ! – à prohiber toute consommation d’alcool chez les sectateurs de l’Islam naissant.

Le dipsomane solitaire comme l’alcoolique tribal n’échappe à l’indélicatesse qu’en délimitant, par un soudain coup de force, une zone de délicatesse, de scrupule et d’observance dont il est le centre.

J’aime cette idée – sans doute étrangère à l’orthodoxie musulmane, encore qu’il conviendrait de le vérifier – d’une piété scrupuleuse dont on puisse être, en boucle, l’émetteur et le destinataire.

*

 

[1] Notamment les logia et hadiths rassemblés dans la quatrième partie de L’Anthologie du renoncement de Bayaqi, mais aussi les deux seules mentions du wara’ que l’on trouve dans la volumineuse étude de Annemarie Schimmel, Le Soufisme ou les dimensions mystiques de l’Islam, Le Cerf, 1966 : dans son glossaire, l’auteur donne abstinence pour seule transcription du concept de wara’ et l’une des deux mentions dans le texte est explicite : « Dans les étapes initiales de la Voie, l’adepte devait faire des progrès en abstinence (wara’) provoquée par la crainte du Seigneur, et en renoncement (zuhd).» Op. cit., p. 146. En quatre occurrences, dans son Essai sur l’origine du lexique technique de la mystique musulmane, Louis Massignon mêle à propos du wara’ les notions d’abstention scrupuleuse (p. 191), d’entière abstinence (p. 212), de pudeur intime (pour wara’ khafî, p. 228) et d’observance scrupuleuse (p. 246) ; réimpression Le Cerf, 1999. Dans un autre de ses livres, Émile Dermenghem retient, lui aussi, la dimension d’abstinence : « L'itinéraire vers Dieu est marqué par divers “états” (ahwâl) donnés, généralement passagers et hors du contrôle humain, venant et partant “comme Dieu veut”, et “stations” (maqâmât) acquises et durables : perdre et trouver, expansion et contraction, présence et absence, fana’ et baqa’, – sobriété, scrupule (wara’), ascétisme (zohd), patience (çabr), abandon (tawakkoul), quiétude (ridhâ’)… » L’Éloge du vin (Al Khamriya), éditions Véga, 1931.
[2] Le crin de cheval qui maintient cette épée de Damoclès au-dessus de la tête de l’alcoolique abstinent n’est pas seulement de nature psychologique. « Chez un consommateur modéré, l’alcool est métabolisé en majeure partie par le foie (oxydation) en deux étapes : Première étape – l'oxydation de l'éthanol en acétaldéhyde est assurée par trois systèmes d’importance décroissant : 1) alcool-deshydrogénase (coenzyme NAD), localisation cytosolique ; 2) Système microsomial d’oxydation de l’éthanol (MEOS) : cytochrome inductible par l’alcool ; 3) catalase: oxyde l'alcool à partir de l’eau oxygénée. Chez le consommateur excessif, c’est le système MEOS qui prédomine. Seconde étape – l’acétaldéhyde formé, produit toxique, est immédiatement oxydé en acétate. Cette étape est limitante et fait intervenir l'aldéhyde-deshydrogénase, enzyme NAD-dépendante. Chez le buveur excessif, l’acétadéhyde produit en quantité excessive ne peut être métabolisé et se fixe sur les membranes cellulaires, les détruisant par des mécanismes toxiques, puis inflammatoires et immunologiques, avec constitution d’une fibrose séquellaire. » [Source : article publié en ligne sur le site Internet de la Société nationale française de gastroentérologie]. Cette fibrose persisterait dans le temps, de sorte que, malgré des années d’abstinence, une seule prise d’alcool suffirait à « réamorcer » immédiatement et massivement le manque alcoolique sur un strict registre neurologique.
[3] Dominique Autié, Le Bec dans l’eau, Phébus, 1998.

 

 

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Jeudi 6 janvier 2005

05: 40

 

Le wara',

piété scrupuleuse des saints musulmans

 

 

Dattes

 

Ibrahim, fils d'Adham, achetait des dattes au souk de Baçra. Un fruit était tombé à terre – de la poignée qu’il venait de payer à l’instant, se dit-il. Il se baissa et mangea la datte sur-le-champ. Quarante jours plus tard, il s’endormit à même le sol de la mosquée d’Omar à Jérusalem, roulé dans un tapis de corde, et fit un songe. Un vieillard pénétra dans la mosquée, flanqué de quarante compagnons. L’un d’eux tira le maître par la manche : Il y a ici quelqu’un qui n’est pas des nôtres. – C’est Ibrahim, repartit le vieillard, qui depuis quarante nuit ne peut goûter la saveur des bonnes œuvres. Le fils d’Adham sursauta. Comment le sais-tu, vieillard ? Au nom d’Allah le Miséricordieux, je t’en conjure…

La datte, lui dit-il, qu’il s’était empressé de ramasser était tombée de l’étal avant qu’il ne se fît servir. Dès l’aube, Ibrahim reprit la route de Baçra et se présenta au marchand de dattes, qui lui accorda le pardon : Puisqu’elle est si ténue, ajouta celui-ci, la limite où la règle nous prémunit de l’offense, je viens avec toi et je me fais musulman [1].

Tel est le wara’. Dans le frêle équilibre des circonstances que tisse la vie réelle, seul permet de prendre soin du monde un acquiescement scrupuleux à la Loi. Je recours à ce mot dans le sens à la fois le plus général et le plus universellement sacré : la loi intégrée, pour ainsi dire ingérée par le sujet, qui ne lui est plus tout à fait extérieure et pourtant le surplombe. Daniel Sibony, avec insistance, dans presque chacun de ses livres, la désigne comme la Loi symbolique, « celle qui est très antérieure aux tribunaux, repose à vrai dire sur un Rien, rien d’autre que cet abîme entre le dire et l’indicible : à savoir ce rien de grâce où se focalise l’amour humain pour cette idée : qu’on ne fait pas n’importe quoi [2]».

Le wara’ est ce respect sourcilleux porté à la Loi. Les exégètes, les historiens de l’Islam et du soufisme traduisent assez unanimement wara’ par piété scrupuleuse. À l’oreille, j’entends la pietas de mes humanités, ce sentiment, me confirme mon Gaffiot désossé, qui fait reconnaître et accomplir tous les devoirs envers les dieux, les parents, la patrie, piété filiale autant que confessionnelle. J’ajouterai, plus loin, piété scrupuleuse à soi-même. Ce qui semble constituer l’apport spécifique de l’islam, dans la façon de déployer cette attitude à l’endroit du monde et des autres, c’est son insistance sur le scrupule. L’épreuve des faits éclaire la notion. Ce scrupule-là est explicitement mêlé de crainte mais impressionne par la détermination qu’il inspire à celui qui l’exerce. Ni pusillanime, ni cauteleux, il apparaît dans les récits hagiographiques comme le strict contraire de notre principe de précaution.

« La Loi est faite pour libérer les hommes – de l’esclavage, du chaos, du n’importe quoi, poursuit Daniel Sibony. Si elle les avilit ou si elle les rend esclaves, c’est que le rapport même à la Loi s’est perverti, et qu’il faut le repenser [3].» Le saint soufi des premiers siècles de l’hégire l’a d’autant mieux compris qu’il dispose d’un corpus de règles explicites nouvellement édictées, d’une Loi repensée par le Prophète (sur lui la prière et la paix !). Le wara’ est au nombre des vertus de l’ascèse auxquelles le soufi accède par stations, jusqu’à n’être plus lui-même qu’un souffle.

Le souffle qui évite au cosmos de s’affaisser sous son propre poids [4].

*

 

[1] D’après Farid-ud-Din ’Attar, Le Mémorial des Saints, traduction d’Abel Pavet de Courteille, nouvelle édition, collection « Points Sagesses », Le Seuil, 1976, p. 131. « Ibrahim est le premier mystique musulman connu du Khorâssân […] Il dut naître à Balkh vers l’an 100 de l’hégire, première moitié du VIIIe siècle chrétien. À Balkh, capitale de l’antique Bactriane, un beau nom dont les résonances évoquent les Scythes, les Achéménides, les rois grecs qui maintinrent près de deux siècles leur empire entre l’Inde et l’Iran. » Émile Dermenghem, Vie des saints musulmans, éditions Baconnier, Alger, s.d. (en toute probabilité, 1942), p. 15.
[2] Daniel Sibony, Du vécu et de l’invivable – Psychopathologie du quotidien, Albin Michel, 1991, p. 370.
[3] Ibid.
[4] Émile Dermenghem, op. cit., p. 37.

Dattes, © Iavcha.

 

 

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